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  • Exister sans l'autre ?

    [Emilie Daffis]

    shake les princesses,flolou,leshaker,cyril balayn,emilie daffis,exister,l'un sans l'autre,seule,solitude,couple,heureux,exister sans l'autre,,humeur,Je te reproche, tu me reproches, on se reproche tellement de choses. C’est complètement fou, comme si on comptait les points, comme si on se disait c’est à cause de toi que je suis malheureu(se)x. C’est de ta faute si je me sens seule, si rien ne va comme je veux, si je ne souris plus, si je ne fais plus rien, si je ne m’aime pas.


    Oh oui c’est tellement plus simple de se dire que c’est à cause toi. Je me dédouane de mon triste sort. Parce que si je ne suis pas heureuse, cela ne peut être que de ta faute à toi. Qui d’autres pourraient être responsable de mon mal-être ?
    On est en couple depuis quoi 5 ans, 10 ans, 20 ans, on a été heureux avant. On faisait tout ensemble, on riait ensemble, on sortait ensemble, on ne se voyait qu’au travers de l’autre. Tu étais beau, tu me trouvais belle, tu me disais être la femme parfaite, celle avec qui tu avais envie de vivre, de te marier, d’avoir des enfants.


    Et puis lentement, tu ne m’as plus regardé, seul comptait ta vie, tes besoins, tu avais envie de t’épanouir, de sortir. En fait cela doit être à cause de nos enfants. Ils nous ont bouffé notre temps, pompé notre énergie, on n’arrivait même plus à se retrouver la nuit.
    Voilà les responsables, ou le responsable, c’est la vie, la dure loi parentale, la dure loi d’un couple qui s’est aimé et qui maintenant compte les points.
    Tu me diras c’est notre seul façon de parler, au moins nous communiquons violemment mais nous nous disons des choses...


    Le plus dur c’est de se sentir si seul alors que nous sommes deux. Oh nous paraissons être une famille unie, un couple amoureux. La paraître est si important. Mais si les gens savaient ce que je te reproche. Tu ne fais plus rien, tu ne m’aides pas, la maison, l’organisation, les enfants et le comment gérer, tu t’en moques, je suis là pour le faire.
    Toi tu as ton boulot, tes responsabilités, tes centres d’intérêts, moi j’ai quoi moi ?
    Moi je n’ai plus rien, tout est partie en fumée le jour où je t’ai aimé.  J’ai privilégié mon amour pour toi au détriment du mien. Je me suis laissé faire, en espérant que tu combles mes manques.


    C’est ce que tu faisais si bien à l’époque. J’étais triste, tu arrivais tel un chevalier à me redonner le sourire. Des mots tendres, des câlins, des paroles réconfortantes. Tu me regardais avec un tel amour que je me disais que sans toi je ne serais rien.
    Et regarde-moi aujourd’hui, je suis celle qui n’est plus rien parce que je n’existe plus dans ton cœur.

    Chacun de nous existe, chacun de nous vaut quelque chose pour la simple raison qu’il vit sur cette terre. Chacun de nous avons la responsabilité de notre propre vie, et de notre propre bonheur. Une relation c’est à deux, on peut se reprocher tout un tas de choses, mais l’autre n’est pas là pour nous faire exister. On existe sans lui, on sait réfléchir et agir sans lui, on sait vivre sans lui.
    Attendre de l’autre qu’il fasse notre bonheur c’est comme attendre le père Noël avec un chèque de je ne sais combien de millions dessus.
    La seule personne qui peut vous rendre heureuse, c’est vous et vous seule. L’autre est la cerise sur le gâteau.


    Lorsque l’on attend de quelqu’un qu’il nous aime, on se déresponsabilise de sa vie en pensant que c’est l’autre qui tient les rênes. Mais lui n’est pas vous, lui n’est pas un pansement, lui n’est pas un punching-ball à qui l’on doit déverser tout ce que l’on se reproche à soi-même.
    En fait, c’est comme si on avait le projet de sa vie à faire et que l’on demandait à une personne de travailler à notre place. Forcément qu’il va faire des erreurs, forcément qu’il ne va pas tout saisir, forcément que cela lui met une pression incroyable sur les épaules, forcément qu’il ne fera pas aussi bien que vous, et puis lui aussi à son propre projet à travailler.


    Nous ne sommes jamais mieux servis que par soi-même. La première étape pour être heureux c’est de s’occuper d’abord de son bonheur à soi, le reste ce ne sera que du bonus !

    Retrouve Emilie sur sa page Facebook...

     

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  • Définitions #95

    définitions,humiliation,france,anniversaire,bryan ferry,slave to love,maillots,corps,muscle,flolou,leshaker,cyril balayn,archimède,avancer,blog,tex avery,jean d'ormesson,regard,Overload : Ma file voulait que les alliés débarquent le 7 juin, histoire de pouvoir assister aux cérémonies des 70 ans un samedi… et pas un vendredi jour de classe.

    Tex Avery : Que j’aime le regard de Jean D’Ormesson sur les femmes.

    Verdict : Je m’intéresse à ce que tu as, pas à ce que tu es. #malheureusement #souvent #malheureusementsouvent

    Corps à corps : Toi aussi tu fais l’amour sur du Bryan Ferry ? #slavetolove

    ♫♪ C’est la merguez, merguez party ♫♪ : 21 juin fête de la merguez, des gobelets en plastique, des odeurs de transpiration de la foule, des grammes dans le sang, des bastons du bitume et de la musique (éventuellement).

    Archimède : C’est assez incroyable cette force qui me pousse à avancer pour mieux reculer.

    5-2 : Suis-je seul à ne regarder que les matchs de la France en espérant que mon pays se fasse humilier ? #pas de bol #vraiment #vraimentpasdebol

    Réseau : 1h11 minutes pour le dernier. On est définitivement incapable de s’appeler juste 5 minutes.

    J-3 : … avant 42. Born in 1972.

    Photo : On échange les maillots ?

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  • Lily Bull #3

    J'aime cette fille et son travail entre textes et collages. Vous pouvez en voir plus ici en allant gambader sur son blog. [Lily Bull] #3

     

    Mini-jupe

    je veux bien aller

    chez un doc mais

    comment décrire le

    mal d'un anus qui

    palpite et qui frappe

    au périnée ma

    mini-jupe est là

    posée sur une chaise

    blanche cette nuit

    il pleut le front brûle

    je me souviens d'un

    mâle qui m'avait dit

    déplace ton cerveau

    dans ton sexe mais

    avant de me mas

    turber sur un di

    co je vais faire do

    do

     

    Quatre-cible

    les femmes adorent

    les bic 4 couleurs

    elles adorent

    les blacks

    leur père vivant

    le sang

    et les vampires

    le pire

    et le meilleur

    les femmes adorent

    tout

    et n'importe quoi

    et surtout

    se marrer

     

    Festin

    tout est bon dans

    le cochon cuit

    et la purée

    de coquillettes

    tout est bon quand

    mâles et femelles

    se ramollissent

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  • Lettre ouverte à mon papa #9

    père,fête des pères,papa,parentalité,lettre ouverte,leshaker,flolou,cyril balayn,mon père,mon père ce héro,un papa,merci papa,Je n’allais pas oublier tu sais. Tu m’as toujours donné le goût de détester les conventions mais cette fête il faut toujours la souligner.

    Merci papa… pour ce que tu es et ton amour pour moi. Un jour où je jouais dans ma chambre je suis venu vers toi pour te demander « pourquoi tu m’avais fait ». Tu as pris le temps de me parler de ton histoire d’amour avec maman, ton désir partagé d’avoir un enfant. Il me fallait une réponse claire et précise, le temps de te tourner le dos et de repartir jouer dans ma chambre. Je connaissais ainsi l’origine de ma création.

    Merci papa… pour ton choix (même si c’est galère). Avec les copines il m’arrive de parler de nos vies. J’en connais une qui pleure dans le lit le soir car papa et maman se disputent encore une fois. Je n’ai jamais entendu les cris moi. Juste le bruit de la déchirure de votre histoire, celle qui me fait te sentir loin quand tu n’es pas là. Mon destin n’est ni pire ni meilleur qu’un autre, c’est ma vie, mon quotidien. Dans mon jeu de Nintendo j’ai des personnages que je viens de créer, y' a des tas de gens et toi (évidement) et maman. Tu viens d’épouser maman dans le jeu, le virtuel à le pouvoir de réparer les choses et de traduire mon désir « inconscient ».

    Merci papa… d’être un papa. C’est pas facile pour toi qui n’a pas connu le tiens. C’est pas vraiment concret pour moi du haut de mes 11 ans. Plus tard quand je serais « très » grande tu m’expliqueras que le son « papa » quand je viens de t’appeler résonne toujours au fond de toi, qu’il ne te laisse jamais indifférent, qu’il est un son que tu n’as jamais articulé.

    Merci papa… de cette liberté. De te voir prendre le temps de mon évolution, de faire de moi la femme de demain. De toujours me glisser que plus tard j’aurais peut-être un amoureux ou une amoureuse, de me faire comprendre que c’est juste la fierté de ce que je suis qui t’animes.

    Merci… papa. Moi aussi je t’aime (et ça c’est pour la vie).

     

    (La lettre jamais écrite de ma fille mais qui transpire au fond d’elle. Bonne fête à tous les papas)

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  • Être père #10

    Dernier opus de cette série. J’ai décidé de revenir vers eux, les papas, chacun venant me poser une question au choix.

    rewind.jpgDominique #1 – Il est comment leshaker papa, il est comme nous ?

    Ni pire ni meilleur. C’est toujours complexe de se définir, la vision de la parentalité est toujours subjective. J’étais rempli de fantasme plus jeune, puis à l’aube de le devenir (père) on compose, on se lance dans une aventure nouvelle. J’ai eu tendance à me retrouver dans ton entrevue que nous avions réalisé en mars dernier.

    Thierry #2 – Comment expliquer les messages me concernant ?

    Pour situer j’ai eu des messages doutant de ta sincérité, souhaitant avoir la parole de la mère… je ne peux que comprendre cette motivation. Mais cette rubrique se sont juste vos propos, vos émotions, votre transpiration face à une situation difficile. Je ne suis ni juge ni partie, jamais je n’ai douté de votre sincérité à tous. Notre rencontre est aussi très atypique (je l’avais déjà écrite ici). Ton entrevue est juste un témoignage, des mots sur un moment de vie.

    Vincent #3 – Au tout départ je ne voulais pas participer, puis au fil du temps tu as fini par trouver les mots pour me motiver. Ce qui me frappe le plus c’est ton énergie à venir nous donner la parole.

    C’est un thème, un débat qui me passionne. J’ai aussi conscience de ne rien apporter de plus même si je trouve la parole des pères absentes du numérique. Il fait aussi référence à ma propre existence, je suis un homme qui ne connais pas son père, qui n’a de lui que de très belles lettres, que des traces à la plume… indirectement vos mots, vos propos sont pour moi autant de voix que je n’ai pas entendu petit.

    Yves #4 – je voulais juste te dire merci. Je suis touché par les témoignages des papas. C’est une très belle idée de ta part.

    … (Touché).

    Christian #5 – C’est de tenir ton blog qui donne cette énergie que tu as à parler de la parentalité ?

    C’est un espace de création c’est une évidence. Le blog permet cette ouverture, mettre en ligne des idées et d’en garder des traces. Si on remonte vraiment dans le temps, j’étais plus jeune un grand lecteur de Paul Auster. Chez lui résonnait cette quête de la recherche d’identité à la lecture de ses nombreux romans. A l’époque je n’avais pas d’ordinateur et encore moins d’internet !

    Lionel #6 – Comment nous avoir sélectionné ?

    J’ai eu environ 40 participants. Votre réactivité, votre facilité à parler de vous et d’y ajouter les mots, votre pudeur sont les atouts de votre participation. Il me fallait aussi des témoignages qui puissent avoir de l’écho chez les lecteurs (et les papas solos) évidement.

    Luc #7 – En relisant les témoignages je me disais qu’il faut une certaine sensibilité féminine pour nous motiver à répondre et pour constituer les entrevues. Je me trompe ?

    Pas tant que ça. Enfin je ne sais pas. Peut-être. J’ai depuis longtemps accepté ma part de féminité, et c’est d’une grande légèreté. Il m’arrive même d’en jouer. Je n’aime pas les codes, je n’aime pas les clivages. Nous sommes tous des humains avec des visions différentes, mais nous sommes tous des parents. Ne l’oublions pas.

    Guillaume #8 – T’as des projets, des nouvelles idées ?

    J’ai surtout dans l’idée de parler encore de ce thème. Il m’arrive de dialoguer avec les lecteurs afin de connaître le ressenti face à cette rubrique. On y reviendra mais différemment. J’ai eu le plaisir de vous rencontrer tous et c’est déjà un grand plaisir… le reste.

    Sylvain #9 – On est tous des papas. Tous fiers de nos enfants. Ton plus grand plaisir avec ta fille, Lou ?

    La voir contempler et regarder dans la même direction. La voir évoluer et me faire rire, l’entendre me raconter sa vie. La voir prendre de la distance. La sentir et capter son souffle. Comme vous, comme nous tous…

    Un grand merci à nos papas. 

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