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Les pères et la rentrée #3

Trois portraits avec des papas "solos". Des pères vivant la rentrée scolaire. Des joies, des peines, des émotions et des différences. Un grand merci aux papas.

Rencontre avec Luc, 46 ans (Lisieux), papa de Téo 11 ans et Anna 14 ans.

papa solo,décès,décédé,mort,père,solitude,frère et soeur,leshaker,flolou,cyril balayn,dad,papa,rentrée scolaire,collège,Luc tu es un papa, celui qui reste, celui qui est là pour les enfants. C’est quoi ton histoire ?

On va tenter de rester pudique (ce n’est pas vraiment à la mode en ce moment), mais la mère des enfants est décédée d’une longue maladie. Trois ans déjà. C’est un chaos énorme dans ma vie et celle des enfants. Je respire depuis quelques mois seulement.

Et cette rentrée ?

Une bien classique pour ma fille qui commence son année de troisième au collège. Première année dans le même établissement pour mon fils, sixième, une nouvelle école, un nouveau départ, je suis heureux de le voir grandir et « heureux ».

Tu es un papa attentif dans les leçons, la réussite scolaire ?

Comme nous tous je pense, ni plus ni moins. Je ne suis pas un adepte du premier de classe, ce n’est pas mon style et pas ma vision des choses. Etrangement au décès de ma femme j’ai eu peur pour l’échec scolaire, nous étions (et moi le premier) dans un chaos permanent, a bien y réfléchir je ne sais pas comme j’ai fait pour sortir la tête de l’eau. J’ai eu la chance d’être particulièrement épaulé par la famille. Comme je disais j’ai eu peur de l’échec mais les enfants se sont réfugiés dans les études. Un moyen d’exorciser la douleur.

Tu étais présent pour la rentrée au collège de ton fils ?

Oui moi et ma sœur. Ce n’est pas une substitution mais mes sœurs (j’en ai trois) ont un rôle important depuis le décès de ma femme. Cette présence féminine est importante pour mes enfants finalement. Elle ne comble pas la douleur mais elles sont des femmes et je tente d’y ajouter une forme d’harmonie. L’équipe pédagogique est aussi très à l’écoute de ma fille (puis prochainement de mon fils) avec cette situation. C’est une chance supplémentaire. On n’a pas le choix, il faut avancer, c’est notre devise.

Entretien téléphonique réalisé le 3 septembre

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