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  • Lettre ouverte à Emma #11

    emma watson,féminisme,liberté,femme,être une femme,ONU,tribune,clivage,leshaker,flolou,cyril balayn,lettre ouverte,génération,liberté,femme forte,hermione,C’est l’histoire d’Emma. C’est l’histoire d’un engagement, du féminisme, d’un discours à l’ONU. Emma a eu la chance de pouvoir s’exprimer auprès d’une tribune aussi importante. Comme le monde va vite le discours d’Emma se retrouve sur les réseaux, dans les toiles d’internet. La personnalité d’Emma va propulser son engagement. Comme souvent et sous couvert de cet anonymat dégoulinant de haine, Emma va subir les foudres, les insultes et les menaces. Pourtant dans la cadre de son action Emma souhaitait mobiliser les hommes pour réduire les inégalités entre les sexes. Tout simplement.

    J’ai donc pris le temps de lire les articles autour de l’intervention d’Emma Watson au sein de l’ONU. J’ai pris aussi le temps de lire les articles qui venaient se lier autour du sujet. J’ai compris le sens des mots et la volonté de faire avancer les choses. Lu aussi que les hommes ne montent pas au créneau pour s’indigner publiquement de cette affaire. Et pourtant. Comme toi j’ai gerbé sur les commentaires, sur la haine à l’égard de cette femme et sur les menaces diverses. Nous sommes en 2014 et quand une femme parle… mais ce n’est pas aussi simple. C’est l’essence même du féminisme qu’il faut tenter de placer dans notre société.

    Alors le féminisme c’est quoi ? J’ai 42 ans mais je serais bien incapable d’en donner une signification précise. J’ai conscience des symboles et des combats, de la volonté de changer les choses mais je ne m’y retrouve pas vraiment. Je suis pourtant un homme issu d’une femme forte, indépendante, faisant le choix de la liberté de son corps. Enfant j’ai rangé ma chambre, plus grand je passais l’aspirateur et je faisais la vaisselle. Bien plus grand je respectais mes petites amies, encore plus grand (mais plus vieux aussi) je changeais les couches de ma fille. Loin de moi l’idée de dire que je suis un mec bien, juste un homme de ma génération qui vit et qui compose avec les femmes.

    Je suis aussi un homme qui observe. Le rapport des couples, les insultes, les confrontations, c’est un sujet déconcertant, tant pour les hommes que pour les femmes. La jeune génération n’échappe pas non plus à la règle. Une nouvelle fois j’ai conscience que la vie et que cette société développe de la frustration, un besoin de s’imposer pour mieux vivre demain et finir par ne plus écouter l’autre.

    Le féminisme je ne sais pas vraiment à quoi il correspond dans ma vie. Je pense que c’est tout simplement une affaire humaine et pas une histoire de chromosomes.

    L’essence même du féminisme c’est la liberté. Emma je t’embrasse tendrement. Ne lâche rien.

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  • Exclusif #12

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    exclusif,nouveauté,série,vernis,se vernir les ongles,ongles,fille,féminité,vernir,flolou,pieds,cyril balayn,leshaker,fin de vie,comité,association,glamour,sexy,ongles vernis,nu-pieds,

    On en parle rarement mais c’est un véritable sujet de société, une lutte, un combat quotidien. Où est le sens de l’esthétisme et du glamour ? (oui pas sur la photo on est d’accord). On est d’accord pour le nu-pieds, mais jamais au grand jamais avec un vernis en fin de vie les filles… #sosexy

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  • Mamzelle Mistinguett en entrevue.

    Derrière Mistinguett se cache une maman de trois beaux enfants. Une vie, un parcours, le tout premier blog de "maman" que j'ai commencé à suivre. J'ai toujours aimé la pudeur qui se dégageait de ce blog, nous avons eu elle et moi dernièrement un dialogue autour de l'anonymat à respecter. La trace numérique est un sujet à prendre en considération. Focus autour de son auteure et du blog - Maman, son blog et nous...

    [Le blog - Le facebook]

    mamzelle mistinguett,amstrangram,mistinguett,maman son blog et nous,blogueuse,entrevue,itw,interview,maman solo,blog de maman,papa solo,parentalité,pudeur,pudique,flolou,leshaker,cyril balayn,règles,photo,enfants,bambins,Dans le cadre des entrevues focus sur Mlle Mistinguett et son blog « Maman, son blog et nous ». Présentation.

    Ha, c'est toujours intimidant de devoir se présenter. Alors, on va la faire simple. Moi, c'est Mamzelle-Mistinguett, auteure (ha j'adore ce terme) du blog "Maman, son blog et nous" où j'officie depuis septembre 2009. Au tout début, le blog s'appelait Amstramgram, puis il est devenu Amstramgram, le Blog et puis finalement, je me suis offert un nom de domaine rien qu'à moi: «Maman, son blog et nous" bien plus raccord à ma vie, qui est celle, évidemment, d'une maman.

    L’interactivité avec les mamans est-elle nécessaire ?

    Je ne cherche pas à échanger qu'avec des mamans. Ce n'est pas mon but. Mon but est de partager mon quotidien. Evidemment, il touche sans doute plus une mère de famille qu'une adolescente férue de mode.   J'aime que mes articles suscitent un intérêt. En bien ou pas, mamans ou pas, c'est toujours intéressant de voir que ses écrits sont lus et commentés. Ce serait mentir que de dire que je n'aime pas cela, on blogue pour soi-même, mais aussi pour avoir un retour, sinon cela peut devenir, je crois, très vite frustrant. Alors, maman ou pas, peu importe. Tout le monde est le bienvenu chez moi.

    Tu as des instants de vie dédiés à ton blog, des rituels ?

    Oui, je m'octroie une pause blog, l'après-midi, lorsque mes enfants sont à l'école (ou à la sieste, pour ma plus petite). C'est mon moment à moi, pendant lequel je m'évade quelque instant. Je profite du calme de ce moment-là pour rédiger, planifier, mes futurs articles. Il m'arrive aussi de me connecter  le soir mais là, j'en profite surtout pour lire les blogs des copines. Par contre, le week-end, j'essaie (et je dis bien, j'essaie) de ne pas bloguer . Mon amoureux et mes enfants passent avant tout.

    mamzelle mistinguett,amstrangram,mistinguett,maman son blog et nous,blogueuse,entrevue,itw,interview,maman solo,blog de maman,papa solo,parentalité,pudeur,pudique,flolou,leshaker,cyril balayn,règles,photo,enfants,bambins,Tu as ouvert la parole aux pères y’a très longtemps dans le cadre d’une rubrique dédiées, penses-tu que celle-ci soit suffisante sur le net ? J’ai toujours cette impression (peut être fausse) que la parole des pères est moins entendue, que l’empathie soit plus complexe.

    Détrompes toi. J'ai vraiment l'impression que les papas commencent à prendre  de plus en plus de place sur le net et dans la vie de tous les jours. On prend de plus en plus le temps de les écouter, les impliquer dans leur rôle. On voit d'ailleurs bien plus de "blogs de papa" (avec un très grand lectorat) qui n'existaient pas ou peu à l'époque où  j'ai commencé à bloguer. Dans les émissions, les média, la parole leur ai souvent donnée. Je crois que les meurs avancent, doucement mais, surement.

    Comment parviens-tu après toutes ces années à te fixer des règles dans la « pudeur » pour justement ne jamais trop en montrer ? De la même façon les photos sont toujours des regards ou des cadrages précis, tu te fixes la règle de ne jamais dévoiler le visage de tes proches ?

    Après toutes ces années, il n'y a toujours pas de calculs. Je blogue comme je vis au quotidien c'est-à-dire au feeling et en pudeur. J'en montre mais pas trop parce que c'est ainsi. Par peur, peut-être, je ne sais pas mais montrer mes enfants à "visage découvert", non. Parce que ce serait nous dévoiler et, y perdre notre anonymat. Il y a eu bien sûr des moments où j'ai eu envie d'en montrer plus. Je trouve évidemment mes enfants très beaux, j'aime la photo et c'est vrai que parfois, devoir cadrer en mode "blog" me frustre mais bon, c'est furtif, et puis l'idée d'entretenir le mystère et d’attiser la curiosité me plait assez et qui sait, c'est peut-être cela qui plait aussi à mon petit lectorat. Ceci dit, je trouve que j'en montre bien plus qu'à mes tout débuts de blogueuse.

    Et les projets de demain, sur ton blog?

    A ce jour, pas de réels projets. Comme je l'ai dit, je blogue au feeling. Rien n'est jamais établi à l'avance. Je ne m'impose rien. Je continuerai sans doute à bloguer avec plaisir et si un jour ce n'est plus le cas, alors, j’arrêterai, sans aucun doute.

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  • Définitions #98

    rousse,définition,expliquer,déménagement,carton,livre,empathie,expo,concert,flolou,leshaker,cyril balayn,home sweet home,Soirée : … un endroit où je ne suis pas car je manque d’énergie et que le hasard de la vie ne me permet pas d’en profiter pleinement. C’est toujours complexe de savoir qu’un lieu et des gens t’attendent et que toi tu es ailleurs. C’est le drame de ma vie finalement.

    Météo : Je suis un ouragan sans vent, une espèce de vortex usé. Un truc chelou qui n’avance pas vraiment.

    Soirée (bis) : Les dernières fois car au fond tu sais très bien que tu ne reverras pas les visages et les sons. Il me faut toujours une porte de sortie, un endroit où personne ne va me chercher.

    Dernier mot : Je n’ai pas lu le bouquin de Valérie (enfin pas vraiment), en tout cas force est de constater que j’ai lu des connerie sur les tentatives d’explication de ceux qui pensent que c’est une analyse politique d’aujourd’hui. La curiosité malsaine n’a pas besoin d’être expliquée, elle est juste humaine.

    Rêver c’est gratuit : J’ai envie de voyager, d’acheter des livres, d’aller me faire des expos, de rendre visite aux potes qui sont loin. Arrête de rêver connard t’as pas la tune. Ouais. #autotorture

    Home Sweet Home : Je vais habiter ici. Là. J’ai l’adresse. J’ai pas encore visité. J’ai confiance. On verra quand je vais franchir la porte avec le premier carton. J’aime le risque.

    Home Sweet Home (bis) : … enfin le pire reste que je ne vais pas avoir internet quelques jours. Oui je sais je suis pathétique et du coup je ne pourrais même pas l’écrire.

    Bientôt : J’ai un énorme projet, un truc dont il va falloir que je vous parle très vite, un travail de plusieurs mois, c’est l’aboutissement ultime et j’en suis fier. Non mais j’déconne.

    Ecoute : J’ai décidé de ne plus être dans l’empathie pour celles et ceux qui sont en couple. C’est mon objectif fin 2014, début 2015.

    Photo : J’aime les rousses, c’est pas ma faute.

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  • Tombe le masque...

    C’est un texte de Delphine Jory aka Ladyblogue qui date de mars 2013, pour Ouest France ou elle chronique encore actuellement. Si vous suivez mon blog vous connaissez mon attachement pour son univers et ses mots. Hier soir une amie me fait lire un texte dans son téléphone. Il s’agissait de celui de Delphine. J’ai donc souhaité de nouveau vous faire découvrir ce texte qui parle à nous tous. « Le masque est un mangeur de vie »…

    ladyblogue.com - Source

     

    delphine jory,ouest france, les masques,cacher,masquer,ladyblogue,retour sur,numérique,flolou,leshaker,cyril balayn,porter des masques,solitude,visage,différence,différent,masquer,loup,On a tous quelque chose à cacher. Qui que nous soyons, quel que soit notre âge, notre morale, nos ambitions ou nos vérités. Un bonbon piqué au fond du placard, une femme vue trop vite dans un hôtel, une douleur aux entrailles, un secret de famille, un vice inavoué… On a tous quelque chose à enterrer, à sceller au fond de soi.

    Alors on sourit.

    On sourit.

    On porte nos masques. Nous les sortons différemment, en fonction de nos face-à-face, de nos duels et de nos mélanges. Nos visages maquillés sont les collections mouvantes de notre musée personnel.

    Qui sommes-nous vraiment ?

    Celui qui danse en société ou celui qui sourit dans l’intimité ? Celui qui se cache mais qui « est » ou celui qui se montre déguisé ?

    Difficile d’être nu face aux autres. La crainte de se laisser découvrir de cette couverture épaisse et rassurante.

    Et étouffante.

    Le soi pur est si rare que nous en oublions sa signification. Étourdir son propre cœur paraît irrationnel.

    Le masque est un mangeur de vie.

    Tranquille comme une tempête, indifférent comme un amoureux fatigué.

    Mais comment faire sans lui ?

    Sans masque, la chair au vent, dépouillé.

    Que se passerait-il ?

    Les loups n’ont jamais aussi bien porté leur nom.

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  • Les pères et la rentrée #3

    Trois portraits avec des papas "solos". Des pères vivant la rentrée scolaire. Des joies, des peines, des émotions et des différences. Un grand merci aux papas.

    Rencontre avec Luc, 46 ans (Lisieux), papa de Téo 11 ans et Anna 14 ans.

    papa solo,décès,décédé,mort,père,solitude,frère et soeur,leshaker,flolou,cyril balayn,dad,papa,rentrée scolaire,collège,Luc tu es un papa, celui qui reste, celui qui est là pour les enfants. C’est quoi ton histoire ?

    On va tenter de rester pudique (ce n’est pas vraiment à la mode en ce moment), mais la mère des enfants est décédée d’une longue maladie. Trois ans déjà. C’est un chaos énorme dans ma vie et celle des enfants. Je respire depuis quelques mois seulement.

    Et cette rentrée ?

    Une bien classique pour ma fille qui commence son année de troisième au collège. Première année dans le même établissement pour mon fils, sixième, une nouvelle école, un nouveau départ, je suis heureux de le voir grandir et « heureux ».

    Tu es un papa attentif dans les leçons, la réussite scolaire ?

    Comme nous tous je pense, ni plus ni moins. Je ne suis pas un adepte du premier de classe, ce n’est pas mon style et pas ma vision des choses. Etrangement au décès de ma femme j’ai eu peur pour l’échec scolaire, nous étions (et moi le premier) dans un chaos permanent, a bien y réfléchir je ne sais pas comme j’ai fait pour sortir la tête de l’eau. J’ai eu la chance d’être particulièrement épaulé par la famille. Comme je disais j’ai eu peur de l’échec mais les enfants se sont réfugiés dans les études. Un moyen d’exorciser la douleur.

    Tu étais présent pour la rentrée au collège de ton fils ?

    Oui moi et ma sœur. Ce n’est pas une substitution mais mes sœurs (j’en ai trois) ont un rôle important depuis le décès de ma femme. Cette présence féminine est importante pour mes enfants finalement. Elle ne comble pas la douleur mais elles sont des femmes et je tente d’y ajouter une forme d’harmonie. L’équipe pédagogique est aussi très à l’écoute de ma fille (puis prochainement de mon fils) avec cette situation. C’est une chance supplémentaire. On n’a pas le choix, il faut avancer, c’est notre devise.

    Entretien téléphonique réalisé le 3 septembre

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  • Les pères et la rentrée #2

    Trois portraits avec des papas "solos". Des pères vivant la rentrée scolaire. Des joies, des peines, des émotions et des différences. Un grand merci aux papas.

    Rencontre avec Christophe, 34 ans (Caen), papa de Juliette 6 ans.

    être père,papa solo,célibataire,rentrée scolaire,école,séparation,divorce,papa,père,flolou,leshaker,cyril balayn,être père,cartable,parentalité,C’est une première cette rentrée ?

    Oui première rentrée de ma fille en CP, et première fois en mode séparation. Ce n’est pas le top comme sensation mais y’a pire. On se retrouve confronté à la réalité de notre séparation, moi d’un côté et elle de l’autre, l’idée étant d’être là pour notre fille c’est le plus important. J’ai eu tendance à me mettre en retrait la maman connaissant assez bien l’école et les mamans. Du coin de l’œil j’étais là et encore une fois c’est bien le plus important.

    Etre en retrait, comment ça ?

    Tu sais dans une école tu croises les regards. Nous nous sommes séparés en début d’année de fin de maternelle, la plupart des parents connaissent la maman. Alors c’est peut être moi mais j’ai toujours l’impression que le dogme de la séparation c’est l’homme qui le porte, alors que c’est elle qui m’a quitté. Je ne suis pas parano je n’avais pas envie d’en parler ou qu’une éventuelle question vienne à moi. C’est surement de la connerie en tout cas je l’ai vécu ainsi. Encore une fois ce n’est pas bien grave.

    La question ne se posait pas sur ta présence lors de cette rentrée ?

    Alors là pas du tout. J’ai croisé aussi des gens en séparation, à la limite la rentrée scolaire c’est peut-être le moment ou « justement » les gens mettent de côté les rancœurs et les colères et partagent un véritable moment. Ma présence était logique et nécessaire pour le coup. Puis notre fille était très heureuse de nous avoir tous les deux.

    Bilan de cette journée ?

    J’ai eu ma fille au téléphone, la maitresse est sympa (pour l’instant). J’irais la récupérer vendredi à la sortie. J’aime bien aussi l’idée de m’y rendre seul, plus simple pour croiser les regards et prendre possession des lieux. C’est ma première rentrée en étant séparé. Je crois que j’ai besoin de prendre mes marques, mon discours sera certainement diffèrent l’année prochaine. Plus positif certainement.

    entretien téléphonique réalisé le mardi 2 septembre

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  • Les pères et la rentrée #1

    Trois portraits avec des papas "solos". Des pères vivant la rentrée scolaire. Des joies, des peines, des émotions et des différences. Un grand merci aux papas.

    Rencontre avec David, 38 ans (Rennes), papa de Laura 11 ans.

    être père,papa,solitude,rentrée scolaire,collège,leshaker,shake les daddy's,flolou,cyril balayn,papa solo,parentalité,scolarité,rentrée 2014,rentrée scolaire 2014,établissement,solo,Elle est comment cette rentrée 2014 pour Laura ? (première année au collège)

    En demi-teinte même si j’ai conscience que les choses vont bien. Je suis loin malheureusement il m’est parfaitement impossible de me rendre à ce rendez-vous important dans la vie de ma fille. Alors on y pense de loin, on imagine puis on se focalise sur l’appel du soir et se rassurer.

    Comment ta fille vit cette absence pour cette rentrée au collège ?

    Je crois que malheureusement elle s’est construite une carapace et elle sait que papa n’est pas dans la vie du quotidien. Si je lui demande si elle souhaitait ma présence elle répondra que non, car elle sait très bien que je ne peux pas venir, mais au fond si elle pouvait changer les choses ma présence lui serait necessaire.

    Le telephone remplace cette absence ?

    Bonne question. Il ne remplace pas, il comble, il rassure. Il met des mots sur l’imagination de la journée, les copains, les profs, la cantine, la petite annecdote de la journée. Il permet surtout d’entendre une voix et de savoir si tout va bien (ou presque).

    Au fond, c’est une mauvaise journée cette rentrée ?

    Oui dans un sens. Avec le temps on ne s’habitue pas mais j’évite de me faire mal pour rien. Par exemple j’évite totalement les réseaux sociaux, Facebook notamment. La journée va pulluler de photos des enfants avec le cartable sur le dos, des départs vers l’école, du goûter du soir après l’école. Je comprends, mais pour le coup je ne suis pas dans l’action de cette journée et c’est super difficile à vivre.

    Tu me disais pourtant que des photos de ta fille et de cette rentrée sont sur le Facebook de la maman avec qui tu discutes.

    Oui mais c’est trop difficile. Je me dis que voir cette petite bouille et son cartable alors que je ne suis pas à côté je ne pourrais pas le supporter. En général en fin de semaine, ou la semaine prochaine j’irais cliquer sur les photos quand l’odeur de cette rentrée sera définitivement passée. Avec le temps je me connais bien et je sais qu’il faut éviter des choses pour ne pas être mal. Alors je me protège.

    entretien réalisé au téléphone le mardi 2 septembre 2014.

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