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  • Log Off.

    log off,déconnection,déconnecter,flolou,leshaker,cyril balayn,se déconnecter,couper,log off,log out,J’ai passé quelques jours avec une personne déconnecté. Totalement à contre-sens. Il m’a expliqué son envie irrépressible d’abandonner Facebook, Twitter & Co. Il vit pourtant dans une ville dont le mouvement sauve l’ennui, ou pour se retrouver le meilleur moyen reste son téléphone portable. Il n’est ni vieux ni jeune, il est juste lui. Pourtant durant des années il en a usé et abusé, jamais jusqu’à l’overdose mais de temps en temps à suffoquer. Il se garde le droit d’utiliser le mail, le seul moyen actuel de ne pas utiliser le papier et d’interagir rapidement. Il n’est pas écolo, loin de là.

    Dans sa poche tu pourras trouver un portable, qu’il utilise en cas d’extrême urgence, il ne consulte que très rarement la messagerie. Il n’est ni pour ni contre l’utilisation de ces médias, bien au contraire. Il a juste pris conscience qu’il n’en pouvait plus. Ras le bol. Cette envie violente de frapper, de balancer et d’envoyer chier la terre entière. Il s’est posé la bonne question, celle qui le concerne. Il ne pouvait plus supporter cette actualité immédiate, passer son temps devant son écran à ne pas vraiment savoir quoi en faire, regarder la vie des autres en statut. Il s’est vu s’énerver de ceux qui ne répondent pas ou trop tard. De loin observer sa déchéance sentimentale sur les réseaux d’un site de rencontre pour boire un verre ou il n’ira jamais. Il m’a expliqué cette violente pulsion d’abandon et de solitude. Il m’a avoué cette faiblesse, les douleurs dans le dos et les épaules avec les heures passées devant l’écran.

    J’ai pris le temps de l’entendre m’expliquer que sa solitude et la torpeur de son appartement lui semble moins violente dans le silence et l'écran noir. A lui de transformer cette force et de créer des souvenirs sans venir les exposer sur Facebook ou Instagram.

    D’un sourire il m’a glissé que de cette conversation j’allais certainement en faire une note. Un putain de mec. Une vraie rencontre. Mon cerveau mettra plus de temps à oublier son charisme que la dernière page web devant mes yeux. Bref. Il m’a changé.

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  • Cyrille De Lasteyrie aka Vinvin en entrevue.

    Comme une évidence. En dehors du web, des émissions à la télé, de l'artiste, je ne connais rien de Cyrille De Lasteyrie. Mais comme une évidence, cet homme déborde de sa parentalité et de son humanité. Je ne pensais pas un seul instant que ce dernier prenne le temps de la lecture (je l'ai invité à découvrir les anciens portraits) et encore moins à me répondre. Et pourtant, Vinvin en entrevue c'est maintenant. Un immense merci à lui. Une dédicace aussi à celle qui m'a insufflé cette idée et qui se reconnaîtra.

    Pour info Cyrille De Lasteyrie joue actuellementt son seul-en-scène, mis en scène par Michèle Laroque du 9 octobre au 3 janvier 2015, à la Comédie des 3 bornes, Paris.

     

    Cyrille De Lasteyrie (Paris),  papa de Pikacha 11 ans et Jean-Zorro 13 ans.

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    J'ai trouvé ces textes touchants, et naturellement je me suis dit que j'avais de la chance de n'être ni divorcé, ni veuf, ni éloigné de mes enfants. Une sorte de Highlander de la paternité dans un monde complexe. J'ai beaucoup aimé leurs témoignages pleins de simplicité et de sincérité. Pour être honnête je crois que les pères ne s'intéressent pas beaucoup aux autres pères... En général nous sommes plutôt attentifs aux regards que posent les mères sur notre présence dans la cour d'école. Peut-être sommes-nous toujours en mode séduction animale, comme des lions dans la meute... Alors les autres lions papas, on trinque avec eux à la fête de l'école mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

    Tu es un auteur, tu évolues dans la création, ton rôle de père influence-t-il tes textes, ta liberté, les thèmes que tu abordes ?

    Pas du tout à ce jour. En réalité j'ai établi une frontière de protection entre mon boulot et ma paternité. Peut-être parce que je n'y vois rien d'exceptionnel à raconter pour le moment, mais surtout parce que je les protège. Je ne veux pas qu'ils servent mon travail à leur insu. De manière générale, je suis très prudent, je ne joue pas avec leur identité. Vous noterez d'ailleurs au passage que mes enfants ne s'appellent pas vraiment Jean-Zorro et Pikacha. Là aussi, je les protège...

    Tes enfants, regardent, suivent, le papa Vinvin sur le net ?

    Oui, ils surfent de temps en temps sur mes conneries et se moquent tranquillement de moi quand je rentre. Ils ont l'habitude et ça ne les secoue pas plus que cela. Ils ont davantage été marqués par mon passage à la scène, avec l'idée que des gens se déplacent pour voir leur papa jouer. Là ça prend une autre dimension pour eux. Quand c'est sur écran, c'est de la blague comme Norman ou Cyprien. Quand c'est en vrai, là ça rigole plus...

    Être père, est-ce un rôle que tu as fantasmé plus jeune ?

    Je ne l'ai pas fantasmé du tout. Je m'imaginais juste plus vieux avec des emmerdes. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu. Je plaisante... Mais vraiment je n'imaginais rien. c'est tombé comme ça, comme tout le monde, et j'ai appris sur le tas. Je surkiffe être père et je donnerais ma vie pour eux. Point.

    Ton dernier délire, ta dernière folie avec les enfants ?

    On a habillé le clebs avec le maillot du Brésil de Neymar et ça nous a fait marrer. C'est pas non plus un énoooorme délire, mais c'est celui qui me vient. Globalement ce sont eux qui font les fous, moi je suis le papa je suis sérieux. Si.

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  • Définitions #99

    définitions,cyrille de lasteyrie,vinvin,parentalité,père,entrevue,humeur,déménagement,gaz de ville,mail,cartons,flolou,leshaker,cyril balayn,habitude,parent,vierge,Ces derniers temps : J’avais la tête dans les cartons. Cela n’a rien d’exceptionnel sauf que moi je déteste.

    Déjà : « Hey ça fait 9 piges que t’es célibataire ! » (J’ai coupé court à la discussion j’ai plus d’arguments).

    Déménager : C’est aussi se rendre compte que t’as des boites qui fonctionnent comme en 1884 en 2014. On est quand même à l’heure du mail et de l’internet bordel à chier des sacs en bois.

    Guide du routard : Si tu veux le gaz de ville chez toi, pense à t’y prendre à l’avance. Pas comme moi genre deux jours avant. Sinon c’est la douche froide.

    Happy : Le grand Cyrille De Lasteyrie aka Vinvin a pris le temps de me répondre pour une rubrique. Celle des pères. Il va nous parler de « sa » parentalité avec une phrase qui me marque énormément et qui m’ouvre des horizons que je n’avais pas forcement soupçonner. Extrait – « Pour être honnête je crois que les pères ne s'intéressent pas beaucoup aux autres pères... En général nous sommes plutôt attentifs aux regards que posent les mères sur notre présence dans la cour d'école. Peut-être sommes-nous toujours en mode séduction animale, comme des lions dans la meute... ». Vous allez pouvoir découvrir cette entrevue demain mardi. Merci à toi.

    Humeur : Bousculer les habitudes, sentir les chemins nouveaux, croiser des tas de têtes et de fesses. Se souvenir des endroits quand on avait 20 ans.

    Vierge : C’est la première fois depuis 42 ans que j’ai déjà un jour de l’an annoncé à l’avance.

    Habitude : J’ai souvent tendance à les détester et pourtant elle me rassure. C’est dans ma nature. J’aime bien vivre à l’extérieur mais le cocon doit exister. Il faut que j’apprenne à mieux gérer les bouleversements, surtout ceux que j’ai choisis.

    Photo : Mr propre… comme un changement, un renouveau. Garder les bras croisés n’étant pas certain du lendemain.

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  • Je ne t'embrasse pas.

    Retour sur une note écrite le 26 mars 2013. En ce jour de manifestation elle reste dans l'actualité. Encore. Malheureusement.

    manif pour tous,gpa,famille,droit de la famille,égalité,homo,parentalité,retour sur,droit des femmes,leshaker,flolou,cyril balayn,enfants,famille et patrie,bite dans le cul,Papa, maman, il est temps je crois de vous écrire, séparément bien évidement car ne vivez plus ensemble. C’était bien la peine de me faire venir dans votre manif « familiale ». Je suis grand maintenant, j’ai toujours caché ce dégoût que j’avais lors de cette journée du dimanche 24 mars. Je m’en souviens très bien, ce matin-là je devais passer la journée chez mon cousin Antoine, jouer, rire, faire des bêtises dans le jardin (il devait pleuvoir), mais papa a préféré m’emmener avec lui dans cette mascarade dont je me fichais éperdument. J’ai voulu prendre avec moi mon Action Joe mais papa a dit non.

    C’était pas vraiment marrant cette journée, les gens, la foule, je ne comprenais pas grand-chose, papa m’a expliqué que l’homme et la femme c’est fait pour faire des enfants et que la famille c’est un père et une mère et rien d’autre bordel de merde ! T’as l’air fin aujourd’hui le daron au fin fond de ton appart à te lamenter sur l’absence de maman qui est partie vivre sa vie avec son amant, tu sais celui avec qui elle vivait une liaison depuis plus de 5 ans. Je suis dur, mais toi, tu étais pire ce dimanche 24 mars.

    Tu me diras que ce n’est pas pire que mon copain d’école, Nicolas, lui un autre jour et de l’autre côté de la barrière avec le mariage pour tous, à qui on a collé une pancarte dans les mains, faut dire qu’il a bien rigolé, à huit ans, "bite dans le cul..." écrit sur une pancarte c’est toujours marrant… ou pas. Il s’en souvient bien, comme moi de cette période, de notre « engagement », de la diffusion de nos images. Pauvre Nicolas, je pense à lui encore. Putain huit ans. 

    Puis la foule, les gens, les flics, le bordel, l’agitation. Aujourd’hui en étant plus grand je me dis que le monde serait meilleur si tu avais mis plus d’énergie à sortir dans la rue défendre les fermetures d’usines, les salauds qui font que j’ai plus de boulot en ce moment. T’as des bonnes raisons, t’as voulu faire de moi un bon hétérosexuel, me conformer à cette bonne vieille culture judéo-chrétienne qui me fait bien gerber aujourd’hui.

    Je ne t’embrasse pas, maman non plus qui n’a rien dit quand nous sommes rentrés et que j’ai pleuré dans ma chambre. C’est la famille. A moi de construire la mienne, dans l’amour, le partage, le désir et les échanges avec l’esprit ouvert… rien que des mots que vous ne connaissez pas.

    Source.

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  • Jusqu'ici tout va bien.

    jusqu'ici tout va bien,prière,dieu,divin,vatican,croire,yeux,flolou,leshaker,cyril balayn,prêtre,religion,athéisme,agnostique,Je crois que je suis passé par différentes étapes. Dans un premier temps j’étais agnostique, puis j’ai pris conscience qu’il fallait trancher alors j’ai dérivé vers l’athéisme. Finalement j’ai toujours eu du mal à me situer. En y réfléchissant j’ai décidé de n’être rien. Pourquoi vouloir me ranger dans une case, moi qui déteste les étiquettes. Je ne suis rien, je crois en ce que je veux, c’est-à-dire rien. Je ne pense rien. Et pourtant.

    J’ai senti la puissance divine du Vatican en me laissant guider vers la basilique, dans les moments important de ma vie il m’est déjà arrivé de me rendre dans une église, une cathédrale et d’y prier à ma façon. Moi qui ne pense rien, j’ai besoin de savoir que le divin m’absorbe et que les forces de la métaphysique viennent me guider. Il m’arrive même de fermer les yeux souvent et de penser à mes proches disparus. C’est le mystère qui m’attire, ce que je ne peux pas capter ou capturer, ce que je ne sais pas.

    Je crois que j’aime rêver.

    Je viens de faire un grand écart dans ma vie. Une prise de risque pour me redonner un souffle, casser mes habitudes et sentir des sensations différentes sur ma peau. J’aime finir des choses pour les recommencer ensuite. Juste espérer que tout ira bien. Moi qui ne crois en rien j’ai juste envie pour une fois de croire en moi et à mes choix. Le seul dieu qui existe c’est nous. Je viendrais quand même fermer les yeux et invoquer les puissances. Dans le doute.

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