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Sur la ligne.

J’ai 4 minutes et 19 secondes pour vous écrire. Quelques minutes pour mettre des mots sur des pixels qui restent de plus en plus blanc. C’est la première fois que je découvre le clip de Chet Faker. J’aime bien le son il me permet de me glisser dans un rôle ou une vie qui n’est pas la mienne. Tiens une fille en roller, je pense  à ma jeunesse quand tout petit je faisais du patin à glace et que je devais danser avec une fille. J’ai arrêté. J’aime bien son physique, ses jambes et ses cuisses. Je n’ai pas de style, enfin je ne pense pas. Je suis attiré par le désœuvrement et une forme d’extrême, le contraire de ce que je suis finalement. Elle n’est pas seule, deux copines se mettent dans le tempo. Je cherche du regard la plus sexy.

Mais je bloque sur cette ligne jaune qui défile, elle me fait penser à ce que je vis aujourd’hui, un long défilement d’ennui, de continuité, je m’interroge sur ce que je suis et ce que je veux. Ce que je veux je n’en sais rien mais ce que je ne veux pas je le sais. Depuis toujours. D’un mouvement, d’un regard celle en blanc, la première, remporte tous les suffrages de la sexytude avec son petit mouvement de doigt qui vient te dire « suis-moi ». Elle fait ce que j’aimerais qu’on me fasse, me bousculer dans l’énergie, me regarder dans le fond des yeux et me balancer un gros coup de pied au cul sans me laisser le choix. Au final y’a toujours un obstacle, cette putain de voiture fera reculer mes danseuses. 4 minutes et 19 secondes.

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