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Mais dis-le-moi !

[Emilie Daffis]

féminisme,couple,parler,communiquer,discuter,conversation,couple,divorce,humeur,se remettre en cause,flolou,leshaker,cyril balayn,querelle,s'engueuler,emilie daffis,mais dis le moi,communication,Au lieu d’attendre, au lieu de te dire que je vais deviner, au lieu de péter un câble parce que tu n’en pourras plus.
Dis-le-moi que j’ai dépassé les bornes, quand j’ai fait ou dit quelque chose de mal.
Je ne suis pas une femme parfaite, je ne pense pas à tout, je ne devine pas tout le temps ce qu’il peut se passer chez l’autre.
Oui je peux observer, voir que parfois j’ai peut-être fait une connerie, je me rattrape dès que je m’en suis aperçue.
Mais mais, il y a des fois, je ne vois rien et n’entend rien. Il y a parfois ce moment où j’ai besoin de regarder mon nombril, de me recentrer sur moi et rien que moi. Suis-je égoïste peut être et alors ?
Ai-je ce droit de ne pas être disponible, oui. Et ce droit je le prends, c’est mon devoir de m’aimer un peu et ça me fait du bien.
Par contre dans ces moments-là, j’avoue, je peux en faire des bêtises, je peux oublier un anniversaire, je peux oublier de téléphoner, je peux oublier des rendez-vous.
Je peux aussi ne pas être du tout à l’écoute, trop dans mes propres pensées pour entendre ce que je devrais entendre.
Loin de moi l’idée de vouloir intentionnellement faire du mal, quoique peut-être…
Tu attends que je devine mes propres bourdes, mais y a des fois et bien je ne peux pas.
Mais je crois que c’est à toi de me dire ce que tu ressens, de ce que j’ai pu faire ou ne pas faire, de ce qui te blesse.

Comment pourrais-je le deviner ?
Comment pourrais-je savoir que j’ai dépassé les bornes de la connerie si je ne le sais pas ?
Me rendre coupable d’un truc dont je n’ai pas conscience, c’est injuste et abusé.
Me rendre responsable de la totalité du problème, c’est ne pas me mettre sur le même pied d’égalité que toi.
Pourquoi exploser pour une bricole et me déverser ta haine ?
Tu as accumulé les griefs sans avoir osé me parler, sans avoir pris ce temps pour me dire ce que j’ai pu mal faire. Et là tu pètes un câble comme ça pour une broutille.
Tu me rabaisses, tu te mets dans une colère qui me fait peur, tu me souhaites que je souffre autant que toi.

Je suis désolée si j’ai pu te faire du mal, je n’en avais pas l’intention, mais lorsque tu ne me dis pas les choses, lorsque tu mets tout le poids de notre relation sur mes épaules en attendant que ce soit moi qui sauve notre amitié /amour, tu oublies une chose.
Toi, tu oublies que tu fais partie intégrante de la relation.
Tu oublies que tu es responsable de cette relation donnant-donnant.
Je ne cherche pas à te faire du mal, tu ne cherches pas à me faire du mal et pourtant, on s’en fait.
On s’en fait parce que je ne suis pas devin, que je suis parfois aveugle, que je suis parfois embourbé dans mes propres histoires.
On s’en fait parce que tu attends trop de moi, que tu ne me dis rien, que tu ne me fais pas confiance.
On s’en fait parce que tu as peur de me dire ce qui pourrait me blesser à mon tour.
Mais de quoi as-tu peur ?
Que je ne t’aime plus si tu t’exprimes ?

Bien sûr que je vais t’aimer, lorsque tu me fais suffisamment confiance pour réparer un mauvais comportement que j’ai pu avoir.
Bien sûr que je vais t’aimer quand tu vas être toi, dans tout ce que tu es, dans ce que tu ressens.
Bien sûr que je vais t’aimer quand tu vas toi t’aimer.
Parce que ce que tu ressens m’importe.
Parce que tu existes pour moi.
Parce que tu comptes suffisamment pour me donner cette envie de m’améliorer.
Bien sûr que notre relation va connaître des hauts et des bas, parce que rien n’est linéaire, rien n’est figée. Parce que c’est aussi grâce aux bas que l’on apprend à mieux se connaître, à mieux se découvrir, à mieux se respecter et à grandir ensemble.

Dans chacune des relations, il y a au moins deux personnes, faire porter la responsabilité a une seule des deux entités, c’est tuer la relation avant même qu’elle n’existe. 

Que ce soit avec son conjoint, ses enfants, sa famille, ses amis, ses collègues, on a le droit d’exister et d’être acteur dans la relation.
Oser s’exprimer, oser dire ce que l’on ressent quand on le ressent c’est une façon d’aimer et de respecter l’autre mais aussi et surtout soi-même.
Quand on cumule, quand on ne dit rien, il vient un jour où toute la colère non exprimée ressort puissance 10000. C’est violent, destructeur pour les deux.
S’affirmer tout en respectant l’autre c’est se donner de l’amour.
En revanche, lorsque l’autre n’entend pas ce que l’on ressent, là c’est un autre problème et c’est en vous que vous pourrez trouver la réponse. 

Lien permanent Catégories : Shake les mots d'Emilie Daffis [contribution]. 2 commentaires

Commentaires

  • Tout à fait d'accord... Sauf que parfois, on dit les choses. Une fois, juste comme ça. Une 2ème fois, en appuyant un peu plus. Une 3ème fois, ou l'art de la répétition. Une 4ème ? on s'agace, ça éreinte... Sauf qu'à la 5, on explose, on le dit durement, avec des mots violents ; on déverse la haine et la rage qui se sont accumulées les 3, 4, 5 ou 6 fois précédentes. Et là, Vous entendez ! Et là, vous retenez ? Vous retenez notre haine, notre rage. Donc oui, je suis d'accord, sous conditions.

  • Bonjour, merci pour votre commentaire, votre message est transféré à Emilie pour une réponse.

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