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Shake l'instant. - Page 5

  • Walk On The dark Side.

    leshaker,vilnius,bertrand cantat,les inrocks,violence conjugual,cyril balayn,flolou,lou reed,walk on the dark side,Cantat parle et il fait parler. Les uns les autres, toi, nous, vous, lui, nous parlons, pour lui, nous lui donnons une existence dans nos commentaires, nous sommes guider par notre jugement. Cantat est parfaitement indissociable du drame de Vilnius. Sa notoriété n’est plus artistique elle restera à jamais imprimé d’un fait divers. D’ailleurs je vais tagguer cette note « cantat,drame,vilnius » afin que Google ne perde jamais sa trace.

    Cantat je m’en tape, mais vraiment très fort. Je suis passé artistiquement à côté de Noir Désir (et c’est certainement dommage), mais j’ai la sagesse de m’en foutre royalement. Le drame je m’en fiche aussi, je fini par penser que c’est une sordide histoire de « beauf », et je pense que je n’ai pas totalement tort (c’est l’avantage d’être artiste y’a du romantisme dans l’horreur).

    Devant les pages des Inrocks je me suis posé la question de savoir si j’allais lire ou pas. Une vraie question. Elle trouve réponse dans cette note. Cette dernière c’est juste mon questionnement et pas une de plus sur Cantat. Je vais donc tourner les pages et finir sur la 92 ou je vais apprendre que Stephen King vient d’écrire la suite de « Shining ». Elle est pas belle la vie.

    Ce qui me choque le plus c’est la Une – Cantat parle. Il parle, il parle, il chante aussi, il crie, il hurle certainement, en tout cas il fait parler, en un mot il fait son métier. Tout est question de nostalgie, l’artiste que vous connaissiez est mort à Vilnius, mais j’en doute fortement car si tu regardes bien il esquisse un dernier sourire.

    Et pendant ce temps-là... Lou Reed meurt et il « Walk And The Dark Side”, et c’est pas du cinéma.

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  • Père je suis.

    leshaker,père,être père,papa,papa solo,flolou,cyril balayn,parentalité,les parents,émotion,séparation,mon enfant me manque,Ecrire sur ce thème  c’est comme une évidence. J’ai posé mes premiers mots de « père » y’a quelques années déjà. Depuis je n’ai jamais cessé de lire les blogs des mamans, de parler de la parentalité, de croiser mes idées et écouter celles des autres. J’ai pris le temps de l’écoute. Le silence des pères sur la toile est aussi une évidence.

    Pourtant nous ne sommes pas si différents, pas du tout même. Moi je suis un papa né en 1972. Propulsé dans mon rôle y’a de ça un peu plus de dix ans. J’avais 30 ans. Une petite fille qui allait un jour m’appeler papa, moi qui ne connait pas le mien. Souvenir de mes années collège ou pour remplir la fiche de renseignements je cochais celle du père. En parallèle la douce psychologie des enseignants « mais enfin t’as un père il ne faut pas cocher cette case ». « Non ! Je n’ai pas de père, je ne le connais, il ne sait pas qui je suis ». Flashback dans la salle de maternité avec ma petite princesse dans mes bras, la douceur du moment, le bonheur de l’instant.

    Père je suis.

    Encore aujourd’hui quand elle m’appelle de son « papa » la résonance n’est jamais anodine pour moi, c’est un mot, un son, un bruit que je n’ai jamais utilisé. Il ne me perturbe pas, bien au contraire, il me donne l’écho d’un rôle que je dois tenir, que je dois inventer. Nous inventons tous notre façon d’être parent. Puis en second plan l’échec, ma séparation, le rôle nouveau du papa solitaire, celui qui va devoir composer en solo (avec une maman bien présente dans la vie de sa fille, heureusement). Une douce séparation, une magie qui n’opérait plus, une des choses que nous avons réussi c’est d’avoir eu la force de nous séparer sachant que nous ne nous aimions plus. Mais c’est un échec de vie, il ne faut pas éluder ce facteur. Jamais. Un jour ou ma fille jouait dans sa chambre elle m’a demandait d’une façon totalement détachée pourquoi elle était là, ici, sur terre. Il était simple de lui répondre que j’ai aimé sa maman, très fort, et que de notre amour elle était ici, ce petit bout de femme. Elle s’est remise à jouer, elle avait besoin de l’entendre je crois.

    Depuis je compose. Les gens qui connaissent des séparations composent. J’ai développé mon blog, passer du temps devant l’ordi pour combler le manque de ma fille quand elle n’est pas là, pour effacer mes doutes et mes craintes, pour chasser mes larmes. Oui un papa pleure, il fait couler des larmes quand son enfant n’est pas présent, souvent il ne le dit pas, il se cache. Avec le temps on ne s’habitue jamais, on progresse en canalisant ses émotions, on gère, et puis en secret on met un genou à terre quand la palpitation de son enfant résonne trop loin.

    Nous sommes les mêmes. Les mamans et les papas voici un titre fédérateur. Ma fille est présente dans ma vie toute les semaines, je ne suis pas un papa des « 15 jours », j’ai cette chance mais c’est aussi un choix, j’ai une pensée pour ceux que je connais et ceux qui liront, qui à cet instant ont un genou à terre.

    Les hommes, les femmes, les papas et les mamans. Nous sommes cela.

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  • Leshaker déconnecte.

    Déconnection salutaire. Durant cette période vos commentaires seront modérés. Je vous laisse entre les mains de mon amie Cindy qui j'espère va se lâcher durant l'été. KissU à très vite.

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    lesjaker,shake l'instant,opposé,masculin,féminin,garcon,fille,sexe,sexualité,hétérosexualité,sexer,quintessence,

     

     

    Au hasard d’une photo (pour facebook) j’ai choisi mon côté masculin. Pourtant j’avais le choix juste à côté le miroir féminin. Il n’est qu’un reflet. La force réside dans l’acceptation de son côté opposé. Cependant les deux sont liés, toujours. Il est même amusant d’en jouer, de laisser l’un de côté pour le retrouver par la suite. C’est un long processus.

    J’ai toujours refusé les codes, même si j’accepte la présence de ces derniers. Mon hétérosexualité n’est qu’une définition, mon attirance pour le sexe opposé. Ce qui m’intéresse c’est l’autre. Je suis absorbé par le charisme, la sensualité, la féminité, l’esprit rebelle, le sourire et l’enthousiasme. Quand une femme incarne une telle quintessence… tout devient possible. ♂ ♀

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    (vide, je suis).

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  • 6 New York.

    bitume,humide,paris,6 new york,restaurant,quai,tour eiffel,intermittente,leshaker,shake l'instant,charisme,Lundi j’ai déjeuné avec Géraldine. Une surprise, un sms sur mon téléphone, l’idée de se retrouver pour une rencontre légère, en off, juste à deux. Géraldine est intermittente, une comédienne, elle a joué dans de nombreux films, le dernier en date reste celui de Michel Gondry « l’écume des jours », un beau souvenir au fond de ses yeux. Elle est aussi graphiste, garde les émotions de l’école des Beaux-Arts à l’époque, de sa ville natale Bordeaux. Elle vit de son art, de son métier avec des hauts et des bas, Paris n’est pas une ville facile.

    Nous avons déjeuné au 6 New York, super resto, super ambiance. De loin il est assez facile de reconnaître Géraldine, elle est grande, brune, avec des grand yeux noirs. J’aime son charisme naturel, je suis très réceptif à cela, j’aime aussi sa simplicité et sa voix. J’aime le silence. J’aime son silence.

    Quand tu rencontres une personne que tu ne connais pas, tu as toujours le cœur qui palpite, tu cherches à trouver les mots, à donner un sens au silence. C’est elle qui dirige, elle domine la conversation, moi j’écoute mais j’évite l’envahissement, je garde la maîtrise, avec le temps j’ai enfin réussi à rester mystérieux (juste un peu). Puis elle me parle de son désir pour ce métier, elle parle de la création et de l’envie, juste du plaisir de la vie à faire des choses qui font palpiter le corps et le cœur. J’enchaine sur le blog, sur cet endroit, sur mon manque de vie pour le construire avec plus de densité, pour fabriquer mes souvenirs et les raconter.

    Cette rencontre est une fabrication d’un souvenir, elle trouvera sa place ici. On prendra le temps de se balader le long des quais, de se prendre une belle averse et de se réfugier sous un pont. Elle finira par s’engouffrer dans une station de métro. Juste le temps de sentir une dernière fois son parfum et de la remercier de cette rencontre éphémère. Juste le plaisir d’une rencontre autour d’une table dans un lieu magnifique avec une femme étonnante.

    Je termine ma journée sous le bitume humide. Le temps de regarder la Tour Eiffel une fois de plus et me dire que « décidément » cette ville est tellement magnifique pour les touristes. Cette rencontre m’a donné des émotions, de la force, des souvenirs. J’ai juste le temps de prendre mon téléphone et de capturer Mme Eiffel pour l’envoyer à une personne qui m’est très chère et qui reste le symbole de cette journée… et que je n’ai jamais rencontré.

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  • L'oeil de Sauron sur le championnat de France.

    sauron,oeil,l'oeil de sauron,mordor,championnant de france,violence,paris,violence a paris,leshaker,frodon,docile,affrontement,L’œil de Sauron en haut de la tour Eiffel. Le peuple en bas sur cette terre vide et désolé du Mordor. Subsistent encore les échafaudages des tours pour la surveillance proche du Trocadéro. Sauron le sait, la tension est palpable, le peuple n’est jamais aussi docile que lorsqu’il se présente en masse.

    Il sait aussi que les parties de gauche et de droite ne feront que se renvoyer la balle, il sait que la presse, les médias, les tweets, les unes seront nombreuses. Sauron le sait. Il sait que c’est l’occasion de prendre avec lui des âmes vides et sans repères. Sauron aime l’extrême, il l’est lui-même.

    Au loin Frodon s’agite, il est seul, il n’avait pas imaginé un rassemblement aussi vaste, et ici surtout. Frodon éternel utopiste, démocrate, libertaire va tout perdre une nouvelle fois.

    Au loin Sauron déclenche l’attaque, la foule, la haine, les cris, la violence, cette violence qui attise les sens, Sauron en utilise le message, il le sait et il le fera. Il sait surtout que ce n’est que le début, que c’est juste une petite victoire, juste un minuscule championnat, il compte bien un jour utiliser la Ligue des Champions pour faire de Paris une véritable ville du Mordor… et par les urnes un jour.

    Je ne le souhaite pas, je ne l’espère pas, je ne le veux pas.

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  • The Gay Athlete.

    sexualité,homo,homosexualité,coming-out,jason collins,leshaker,nba,Jason Collins joueur de la NBA vient de faire son coming-out. Une information relayée en grande partie sur la toile car c’est le premier joueur américain en activité à révéler son homosexualité. Un coming-out. Un mot que nous connaissons tous finalement depuis des années. Mais je me suis toujours interrogé sur les facteurs qui déclenchent cette volonté de donner cette information publique. La pression, les rumeurs, les « ouais il est homo lui ! », ou les « tu sais Collins il paraît que… enfin tu vois », sont-ils si violents pour un jour en informer la presse ? Certainement.

    Mais j’ai toujours un goût amer. La cause homosexuelle a évolué depuis des années, et heureusement, mais ce grand bruit, cette information, cette décision de rendre publique sa sexualité n’est-elle pas une façon de stigmatiser une nouvelle les homos. A-t-on vraiment ce besoin de ranger les gens dans des cases, balancer des étiquettes sur la tronche des gens, se conformer, devenir transparent jusqu'à sa sexualité ? Et le coming-ou hétéro il est pour quand alors ?

    Je crois qu’à force d’évoluer dans cette société, à vouloir cette transparence à tout prix, nous finissons par éliminer ce qui nous constitue, ce qui sommeille  en chacun de nous, notre part d’ombre, notre mystère. Et si pour une fois nous fermions tous nos grandes gueules sur ce que nous sommes, juste pour pouvoir mieux se regarder dans le miroir, se foutre une bonne fois pour toute de ce qui se passe chez l’autre, s’intéresser à ce que nous sommes et non plus à ce que nous nous destinons.

    Collins est un joueur noir américain de la NBA, le reste c’est son histoire, sa vie, sa liberté. 

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  • Epouse-moi !

    épouser,égalité,mariage pour tous,frigide barjot,mariage,droit,manifestant,honte,Nous y sommes. Mariage pour tous, le feuilleton médiatique va donc prendre fin, ou pas. J’en ai appris des choses durant les semaines, les manifestations contre le texte de loi, nombreuses, à croire que les gens ne bossent pas, le retour fracassant de Frigide Barjot que je revois encore en train de faire la connasse dans les rues de Deauville durant le festival (elle était inoffensive à l’époque), la plume légère est symbolique de Karl Zero qui à tort ou à raison a balancé ce qu’il pensait de sa belle-sœur, les extraits du Grand Journal ou un vieux vient disserter sur l’étron, les jeunes, les jeunes les jeunes qui défilent contre ce texte de loi, contre cette égalité, les gamins dans la foule, les gamins avec des pancartes dans la foule, les gamins dans la foule et les pancartes face aux CRS, notre pays, notre France dans les rues, cette énergie incroyable et passionnée contre une avancée, contre une cause, contre une égalité, si seulement cette énergie pouvait se déployer pour défendre nos galères de vie, nos emplois… utopiste que je suis.

    Et moi au milieu. Moi qui n’en pense rien. Qui pense que c’est bien. Qui pense que ceux qui défilent n’ont strictement et intellectuellement rien à dire dans le fond et dans la forme. Tout cela est juste une affaire de cul et de sexe. Ce débat avait un sens, un seul sens, notre ouverture d’esprit. Il n’en est rien. Les homos dehors. Ne surtout pas bouleverser maman et papa et la petite vie étriquée qui va bien.

    Et les gens, les vrais, ceux qui je ne rencontre pas dans les émissions de télé ou sur les pavés parisiens à défiler ils en pensent quoi ? Je suis partagé, je doute, j’espère que nous voulons tous l’égalité dans nos droits.

    Honte d’être Français ? Non jamais, pas un seul moment, il suffit de voyager, de découvrir le monde pour cela. Honte de ce que nous sommes. Oui certainement, surement même. De plus en plus même.

    Je souhaite juste que cet épandage médiatique et numérique cesse. Utopiste que je suis.

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  • Seule et abandonnée.

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    J’ai croisé hier par hasard cette chaussure seule et abandonnée.  Surprenant pour un gars comme moi  qui vient d'organiser un concours dernièrement sur le même thème. Un signe ? J’ai pris la photo, j’ai continué mon chemin, puis je suis revenu en arrière. En la regardant de plus près, elle était neuve cette chaussure, elle n’était pas abîmée en tout cas. Comment un talon haut peut se retrouver seul en pleine rue. J’ai regardé autour de moi. Facile de faire pervers autour de cette scène, le regardant fixement. Le nom de la rue « sente des meunières » pas vraiment glamour et sexy pour cette chaussure  orpheline.

    J’ai imaginé la propriétaire. Certainement dans l’urgence. Mais il est droit, il est fixé, il ne bouge pas, rien ne le fait se reposer sur le côté comme il devrait être normalement. Etant donné que je crois en rien, que je demeure à ce titre un agnostique convaincu, j’ai cru en ce talon, il me faisait un signe, me faire prendre conscience que la féminité est partout, qu’elle est dans nos réactions, nos envies, nos fonctions. J’ai décidé de croire en lui.

    Je reviendrais sur le chemin demain. Il sera absent. A la corbeille. Je pense à celui que je ne connais pas qui demeure dans le pied de sa propriétaire. Demain, quand tu liras ces lignes, j’irais déposer un message, une adresse mail pour me contacter…  On cherche à trouver sa moitié, toujours, il paraît. On verra.

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