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Shake la lettre ouverte... - Page 2

  • Lettre ouverte à mes parents #2.

    cahuzac,enfant,enfance,leshaker,mensonge,mentir,cas cahuzac,affaire cahuzac,mentir,les yeux dans les yeux,lettre ouverte,parents,Je ne pensais pas vivre un jour un tel désastre. J’en suis désolé. Un mea Culpa n’est même pas nécessaire, je crois que je ne vais rien faire, si je pouvais me foutre sous terre quelques années ça m’arrangerais bien.  Maman, papa. Pourquoi ? Ma réussite c'est pourtant des joies et de la fierté. pour des parents l'assurance de mon avenir. Plus le temps passe et moins je comprends, et c’est pareil chez vous je pense. Je n’ose même pas croiser votre regard. Je suis un enfant, un gosse, un sale môme, un petit con. Je n’ai pas changé. J’ai pourtant cru le contraire jusqu’au 2 avril dernier.

    Mais c’est de ta faute papa aussi. A toujours me suivre, ne jamais me lâcher de peur que je fasse des conneries. J’adorais tellement petit dérober de la bouffe dans le réfrigérateur, crois-moi il me fallait une dose de mensonge pour affronter ton regard de tueur un bout de jambon dans la bouche alors que nous devions passer à table dans les 5 minutes. Plus tard, bien plus tard lors d’une fête avec des amis, je devais avoir 17 ans, la connerie de dérober des bouteilles  de vin sans le demander. Sacrilège. J’ai tenu tête, je m’en souviens encore, « je te jure c’est pas moi » ça résonne encore en moi.

    Tu me croiras ou pas mais le jour de l’émission chez Bourdin j’ai pensé à la scène, vraiment, l’ambiance, les copains, le délire, la fumée, les bouteilles qui se vident. Puis ton regard du lendemain. J’étais heureux. T’affronter et te mentir sont mes armes, j’ai combattu durant des années. Me voilà à terre à présent.

    Je demande votre pardon. A l’enfant que j’étais. C’est de ma faute, vraiment de ma faute, les yeux dans les yeux il va falloir me croire, cette fois.

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  • Lettre ouverte à mes parents.

    leshaker,mariage pour tous,homo,manifestation,honte,violence,lettre ouverte,parentalité,culture judéo-chrétienne,pma,contre la mariage pour tous,Papa, maman, il est temps je crois de vous écrire, séparément bien évidement car ne vivez plus ensemble. C’était bien la peine de me faire venir dans votre manif « familiale ». Je suis grand maintenant, j’ai toujours caché ce dégout que j’avais lors de cette journée du dimanche 24 mars. Je m’en souviens très bien, ce matin-là je devais passer la journée chez mon cousin Antoine, jouer, rire, faire des bêtises dans le jardin (il devait pleuvoir), mais papa a préféré m’emmener avec lui dans cette mascarade dont je me fichais éperdument. J’ai voulu prendre avec moi mon Action Joe mais papa a dit non.

    C’était pas vraiment marrant cette journée, les gens, la foule, je ne comprenais pas grand-chose, papa m’a expliqué que l’homme et la femme c’est fait pour faire des enfants et que la famille c’est un père et une mère et rien d’autre bordel de merde ! T’as l’air fin aujourd’hui le daron au fin fond de ton appart à te lamenter sur l’absence de maman qui est partie vivre sa vie avec son amant, tu sais celui avec qui elle vivait une liaison depuis plus de 5 ans. Je suis dur, mais toi, tu étais pire ce dimanche 24 mars.

    Tu me diras que ce n’est pas pire que mon copain d’école, Nicolas, lui un autre jour et de l’autre côté de la barrière avec le mariage pour tous, à qui on a collé une pancarte dans les mains, faut dire qu’il a bien rigolé, à huit ans, "bite dans le cul..." écrit sur une pancarte c’est toujours marrant… ou pas. Il s’en souvient bien, comme moi de cette période, de notre « engagement », de la diffusion de nos images. Pauvre Nicolas, je pense à lui encore. Putain huit ans. 

    Puis la foule, les gens, les flics, le bordel, l’agitation. Aujourd’hui en étant plus grand je me dis que le monde serait meilleur si tu avais mis plus d’énergie à sortir dans la rue défendre les fermetures d’usines, les salauds qui font que j’ai plus de boulot en ce moment. T’as des bonnes raisons, t’as voulu faire de moi un bon hétérosexuel, me conformer à cette bonne vieille culture judéo-chrétienne qui me fait bien gerber aujourd’hui.

    Je ne t’embrasse pas, maman non plus qui n’a rien dit quand nous sommes rentrés et que j’ai pleuré dans ma chambre. C’est la famille. A moi de construire la mienne, dans l’amour, le partage, le désir et les échanges avec l’esprit ouvert… rien que des mots que vous ne connaissez pas.

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