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Shake les mots de Lisianne [contribution]. - Page 2

  • Les limites de l'impudique.

    les chroniques de lisianne,russie,moscou,fuite,le shaker de cyrilEn regardant par la vitre de la voiture j’avais l’impression que le temps venait de s’arrêter, pourtant je venais seulement de quitter mon hôtel. Un réveil très matinal, une ambiance que je ne connais pas, des sons différents. Cette éternelle question qui ne cessait de me traverser l’esprit « pourquoi moi ? ». Des dizaines de Français disparaissent chaque année à l’étranger, c’est le cas de l’une d’elle, Lisianne. Vous êtes nombreux à lire ses chroniques.

    J’ai trouvé une trace. J’ai trouvé des mots dans les chroniques #27 m'expliquant un lieu « J’ai marché pendant deux heures, au bout de ma route un lac, j’ai regardé des poissons durant quelques minutes, retour sur mes pas, sans croiser personne, juste moi et le bruit de mes pas… j'ai écrit des lettres, j'ai posé mes mots sur du papier. Elles sont sur ma table. Ce sont des mots importants »…

    En ouvrant les yeux j’étais en pleine lumière, bien présent sur la scène. Il ne me suffisait de chercher, puis de trouver.

    En pleine Russie à plus de 300 kilomètres de Moscou l’épisode #30 des chroniques de Lisianne m’attendait. Sous une table trois lettres. Une pour la famille, l’autre pour moi et la dernière #30. Petit instant de flottement, les jambes qui tremblent. J’ai pris le temps de lire ma lettre et la dernière chronique. Des réponses à cette fuite ils en existent. Elle me dit qu’elle reprendra contact, je sais qu’elle le fera.

    C’est une histoire folle à ne pas vivre si tu es fou. Il est trop tôt pour savoir si j’ai de la rancœur. Trop tôt aussi pour savoir si je vais publier cette dernière chronique. L'héritage est lourd. Clap de fin.

    [Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #. Une bouteille à la mer.

    Edit : Je suis actuellement sans nouvelle de Lisianne depuis le 9 septembre ce qui est absolument anormal sachant que je devais partir prochainement et que cette dernière devait "impérativement" me contacter dernièrement afin de convenir de notre rendez-vous. Lisianne est au fin fond de la Russie, j'en dirais plus prochainement. Je suis particulièrement inquiet de son silence et la famille (sa soeur) aussi. J'ai heureusement un billet open qui me permettra de prendre un départ quand je le souhaite... . Je patiente encore. Mon amie et collègue Emilie a eu vent de cette info et elle lit les "chroniques" depuis le départ. Emilie a eu envie de lui faire parvenir ce message que je me permet de relayer en espérant que, toi, Lisianne, ma Lisianne, tu puisses lire ce message et nous donner un signe. 

     


    les chroniques de lisianne,sans nouvelle,no news,bouteille a la mer,personne ne repond,suicide,le shaker de cyrilDepuis quelques temps, je ressentais le besoin de t'écrire, de répondre à tes chroniques, celles que tu envoies et qui ne passe jamais inaperçu.

    Je n'osais pas, rare les fois où je les ai commenté.

    Puis tu es parties vivre une expérience de solitude loin de tout, loin de tes amies, de ta famille, de ta vie professionnelle. Tu as décidé de fuir cette réalité, en laissant tout, comme si tu pensais ne faire de mal à personne. Comme si tu ne méritais pas l'attachement des autres, pour ne pas dire l'amour de tes proches.

    Et je m'inquiète, tes dernières chroniques me laissent un goût amer dans la bouche, j'ai l'impression que tu appelles à l'aide sans le dire franchement, comme si toi, tu n'avais pas le droit de la demander.

    Nous ne nous connaissons pas, nous ne nous sommes même jamais parlé, je ne te découvre qu'à travers tes chroniques, celles que tu veux bien faire publier. Je n'ai donc qu'un versant de toi, celui que tu nous transmets avec tant de sincérité, de fragilité.

    C'est fou comme l'on peut s'attacher à une personne derrière son écran, juste parce que ce qu'elle dit résonne en nous, juste parce que ce qu'elle écrit nous rappelle des moments de notre vie, juste parce que cette sincérité nous touche, juste parce que ce côté pétillant et dynamique nous enivre, juste parce que la peine que tu ressens nous l'avons au moins vécu une fois dans notre vie.

    Cette envie de tout lâcher, de fuir, de partir loin sans se retourner, pour soi disant se retrouver, se recentrer sur soi.

    Seulement, là ou je ne suis pas d'accord avec toi, c'est que ce n'est pas en s'isolant que l'on se retrouve, que l'on s'aime, ce n'est pas en fuyant la réalité que l'on s'est construite que l'on va se débarrasser de sa douleur de vivre.

    Tu as fait tes choix, tu as décidé de te détourner de l'amour des autres pour des raisons que je ne connais pas, mais si tu lis cette lettre, ces autres pensent à toi, t'aiment, s'inquiètent.

    Même s'ils ne te le disent pas comme tu souhaiterais, même s'ils ne savent pas l'exprimer, même si tu ne comprends pas pourquoi ils pourraient bien s'intéresser à toi, même si tu ne saisis pas l'importance que tu as dans la place des gens.

    Peut-être que je me trompe sur toi, peut-être que je m'imagine une autre personne.

    Mais je sais ce que tu représentes pour les autres, je parle avec l'un d'entre eux très souvent, je sais qu'il s'inquiète de ton silence de ces dix derniers jours. Je sais qu'il a peur pour toi, et qu'il est prêt à débarquer dard dard avec son billet open, juste pour être sur que tout va bien.

    Ton silence, même si tu le penses légitimes, ne le laisse pas t'envahir, ne laisse pas tes angoisses prendre le dessus, tends cette main, je suis sûre que quelqu'un l'a prendra te ne la lâchera pas.

    J'espère que là où tu te trouves, tu vas bien, j'espère que tu as découvert ce que tu étais venue chercher, j'espère pleins de choses pour toi.

    A très vite Lisianne,

    Emilie

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  • Les chroniques de Lisianne #29. J'ai rêvé.

    J’ai rêvé de la solitude.

    russie,rêve,solitude,les mots de lisianne,cyril balayn,le shaker de cyril,les chroniques de lisianne,pousser la sonoJ’ai rêvé d’une nature et de la sérénité qui s’en dégage.

    J’ai rêvé de déposer mes mails et mon portable pour ne plus devenir accessible.

    J’ai rêvé d’un pays comme la Russie car je ne le connaissais pas.

    J’ai rêvé de partir longtemps pour me rapprocher des miens.

    J’ai rêvé des heures à arpenter la nature, les forêts, les collines, les lacs…

    J’ai rêvé de lire les livres que je n’avais pas le temps de lire.

    J’ai rêvé de reprendre le sport et de courir tous les jours.

    J’ai rêvé de l’absence.

    Je suis absente depuis deux mois, le temps passe si vite et les journées sont si longues. J’imagine celles et ceux que je connais penser à moi. J’ai envie que quelqu’un pense à moi. De temps en temps le son de mon  téléphone portable me manque. Ici le temps s’écoule paisiblement. Leshaker viendra briser quelques jours ce silence et cette absence en venant me rendre visite. On prendra le temps de discuter, de regarder le lac qui se trouve face à ma petite cabane. Je prendrais le temps de lui montrer les petits oiseaux qui viennent pointer un nez le matin sur le bord de la fenêtre. On prendra le temps d’écouter de la musique et de pousser la sono si fort que les voisins se trouvant à trois kilomètres n'entendront rien. On prendra le temps… puis moi je continuerai mon chemin, je ne suis pas absente depuis assez longtemps.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #28. Un soupçon de solitude.

    soupçon,solitude,russie,chroniques,les chroniques de lisianne,cyril balayn,le shaker de cyril,prix,libertéUne journé à regarder le soleil se coucher, encore une journé à ne rien faire, encore une journé seule sans parler, encore une journé à regarder mes pieds et l’horizon, encore une journée à faire le résumé de mes années. La solitude est un miroir, seule t’as pas le choix, la machine à penser est en route tu ne pourras jamais l’arrêter.

    Seule. La solitude est dans mon corps, des mois à ne plus jamais sentir une main sur mon corps, des mois sans jamais ressentir le cœur palpiter pour un autre, des mois à faire fonctionner mes souvenirs pour sentir des vibrations. Mon corps est seul.

    Si seulement… je ne pouvais plus jamais ressentir, désirer. Si seulement j’avais le remède contre le désir.

    Mon corps est une trahison, la solitude je m’en fiche, le prix de la liberté est très élevé, mais cette enveloppe est une faille. Les kilomètres que je viens de poser entre ici et Paris sont difficiles, la solitude me fait (de temps en temps) peur, et pourtant je suis heureuse ici, à ne rien faire, à me laisser bercer par le rythme des journées.

    Je suis une fille. Une princesse. Je rêve d’une personne qui pense à moi, si loin, je rêve juste de ça, une simple envie, un désir simple, ce soir en écrivant les lignes de mes chroniques la solitude est pesante, je voulais te la traduire.

    Demain tout ira mieux. Le fin fond de cette Russie qui m’accueille est une délivrance.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #27. Conversation.

    conversation,lisianne,cyril balayn,solitude,éloignement,amour,le shaker de cyril,telephone« … je n’arrive pas à comprendre, tu cherches quoi Lisianne, tu veux quoi, j’ai l’impression de ne plus comprendre tes choix… »

    « Me comprendre n’est pas le plus important je crois que je serais incapable de te donner des explications, puis nous sommes très différentes, j’ai juste envie que tu puisses me soutenir et penser à moi… »

    « Je pense à toi, tu le sais… »

    « Je sais, alors ne cherche pas à comprendre, je sais que tu ferais différemment que moi, toute petite déjà tu faisais autrement… »

    « Mais ton métier, ta vie sur Paris, tes amies, nos parents, partir loin ça va te donner quoi, rien, tu le sais… »

    «Il fallait que je bouge, loin, les gens sont en moi, l’éloignement c’était un moyen de ne penser qu’à moi et de me retrouver avec celle que je suis… »

    « J’étais là, pourquoi partir sans venir me parler… »

    «Ne cherche pas à comprendre mon départ, ne cherche pas à savoir si je suis ici ou bien ailleurs, l’important c’est toi, moi, nous, les autres, l’important c’est que je revienne reconstruite. Je sais que tu vas pouvoir comprendre, un jour je prendrais le temps de t’expliquer. »

    « Ma sœur je t’aime. »

    « Je t’aime aussi. »

    « Tu as fait quoi aujourd’hui ? »

    « J’ai marché pendant deux heures, au bout de ma route un lac, j’ai regardé des poissons durant quelques minutes, retour sur mes pas, sans croiser personne, juste moi et le bruit de mes pas… j'ai écris des lettres, j'ai posé mes mots sur du papier. Elles sont sur ma table. Ce sont des mots importants »

    « … tu me fais peur ! »

    «Au contraire, je vais bien, bien mieux que mes dernières visites chez toi. Je vais bien. »

    C'est en gros l'échange que j'ai eu avec ma soeur la semaine dernière. Un jour elle comprendra.

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #26. Six mois dans trois sacs.

    voyage,russie,départ,solitude,chronique,lisianne,cyril balayn,le shaker de cyril,playmobilJ’y suis. Ici et bien présente. A l’heure où tu liras ces lignes mon accompagnateur vient de me quitter depuis trois jours. Petit passage dans la petite ville, enfin village voisin, pour croiser quelques visages et prendre le temps de t’écrire quelques lignes. Téléphoner à ma sœur aussi pour la rassurer et lui expliquer une nouvelle fois que je ne fais pas QUE des conneries.

    J’ai la chance de pouvoir vivre cet espace de liberté, il devenait nécessaire. Je vais rester ici durant six mois, je reviendrais sur Paris mi-décembre. Je n’en pouvais plus de cette vie, les turpitudes de mon métier d’hôtesse de l’air au sein d’une société qui ne se porte pas bien, entendre mes copines vouloir sauver la planète en continuant à consommer plus, ne plus me trouver souriante et pleine de vie, la base de mon ADN, logiquement. Petit à petit je commençais à m’endormir dans une vie que ne me ressemblait pas.

    En Mars dernier j’ai fait une découverte, une rencontre, magique, je t’en reparlerais, l’envie de venir ici, sentir, respirer, prendre le temps, ralentir ma montre… .

    J’ai pris trois gros sacs avec moi, pas assez d’affaires évidement, des livres, nombreux, de la musique, mon ordinateur, un autre au cas où, des feuilles, des stylos, des photos, mon téléphone qui ne sert à rien ici, ma petite peluche, des talons (juste pour le plaisir), un gros pyjama très moche, un jogging (oui l’image glamour s’efface petit à petit), et puis des playmobil… j’aime bien jouer et ici y’a personne pour me regarder.

    Ici il règne un grand silence, c’est étrange de me dire que tu vas me lire, ici les pixels sont absents et pourtant déjà, je suis en train de reprendre forme.  Au travers des chroniques, mon identité numérique a besoin de perdurer, cet éloignement me fait prendre conscience de son importance, me fait comprendre du plaisir que cela me procure. A très bientôt.

    NB – 55°44'42 12"N  52°59'34 37"E

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #25. Sur le départ.

    partir,départ,destination,soleil,terrasse parisienne,cyril balayn,lisianne,chronique,le shaker de cyrilJe savais que je viendrais mettre un œil ici, enfin des mots surtout. Tournant décisif dans ma petite vie, le 25 juin j’arrête pendant six mois. J’avais besoin. Mon travail d’hôtesse me faisait tourner en rond autour de la planète, et moi je faisais pareil dans ma vie, je me devais de tout bousculer.

    Mon sac est encore en bazar par terre dans ma chambre, c’est un peu la prise de tête je ne sais pas quoi prendre, un truc de fille ça ! Il va faire froid c’est certain, alors polaires et chaussettes chaudes, j’ai conscience d’un manque de glamour mais en même temps la destination ne l’est pas. Je ne suis pas inquiète j’ai préparé mon voyage et je ne serais pas seule au départ. J’ai juste besoin de me retrouver de faire le point, d’avoir ce souvenir que je vais me créer pour mieux revenir.

    En ce moment j’ai plaisir à me balader dans la capitale, plaisir à faire une terrasse lundi avec Cyril au travers d’un soleil qui pointait son nez timide pour lui raconter mon voyage, mon projet et faire le point mes futures notes. J’ai plaisir à retrouver et dîner avec mes copines, plaisir à me lever le matin, des plaisirs simples car je sais que je vais partir pour (comme je l’ai déjà dit) mieux revenir.

    Je n’ai pas envie de te donner ma destination, il faut me laisser le temps de prendre mes marques, d’y parvenir, c’est un endroit calme très calme et très lointain, j’ai pris des tonnes de bouquins, de la musique, je suis prête. Là-bas je serais avec moi on pourra donc se retrouver toute les deux et se confronter. Personne ne pourra me contacter, je ne pourrais nuire à personne, je serais seule au plein milieu d’une terre. Souhaite moi bonne chance et à bientôt.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #24. Tu étais au courant ?

    chronique,lisianne,partir,cyril balayn,le shaker de cyril,partir six mois,déconnection,traceJe ne cesse de virevolter dans les rues de Paris en ce moment. J’aime toujours autant lire les Inrocks en prenant mon bain. Je suis toujours aussi fan du petit chat de ma meilleure amie. J’aimerais tellement en avoir un, l’entendre ronronner, venir me sentir au petit matin. Oui mais c’est impossible je suis jamais là. Je mange des fruits et j’ai repris le sport, c’est bon, c’est reposant, le meilleur moment se poser sous la douche en sentant respirer son corps. J’ai acheté des sous-vêtements, ils sont beaux, ils sont Vichy, j’aime ressembler à l’unique PinUp que je demeure. Mes talons sont toujours aussi haut, mes cheveux jamais peignés et mes seins trop petits. J’ai dîné chez une amie hier soir. En repartant j’ai compris que j’étais incapable de rendre un homme heureux. J’ai l’album Super Discount d’Etienne De Crecy dans les oreilles.

    A la fin du mois j’arrête pendant six mois. Noël c’est une jolie date pour recommencer là où je vais tout laisser. Tu n’étais pas au courant ? Six mois à ne rien faire, j’ai la chance de pouvoir le vivre, six mois pour me reconfigurer. Six mois de reseat. Six mois sans ne jamais nuire à personne. Six mois dans les nuages, dans le vent. Un espace-temps que je vais m’offrir égoïstement. Je t’expliquerais, ou, comment… et je serais là. La déconnection n’est jamais complète et ce n’est pas une obligation, c’est moi qui décide, je viendrais déposer des mots ici.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #23. Mon droit au silence.

    lisianne,cyril balayn,les chroniques de lisianne écrite par cyril balayn,leshaker,le shaker de cyril,flolou,silence,droit au silence,hétéro,codes hétéros,je revendique,revendiquerJe revendique le droit à la légèreté. Cette envie folle de ne pas me raconter, de ne pas me dévoiler, de rester dans le secret, dans le mystère. Un droit difficile à revendiquer. En ce moment j’ai multiplié les repas chez des copines, premier constat la plupart sont avec en couple et je deviens celle qui n’arrive pas à garder son Jules, je le vois bien les regards ne trompent pas. Pour faire bisquer certaines il m’arrive de forcer le trait et de jouer de mon célibat en revendiquant haut et fort que cette solitude est magnifique, que les plateaux Tv le soir c’est un must incomparable, et que mon métier d’hôtesse de l’air me permet de multiplier les aventures. Je tombe dans le cliché mais j’y prends un certain plaisir.

    Au détour des soirées et des invitations il m’arrive de rencontrer un jeune homme séduisant et c’est à ce moment précis que je disjoncte. J’ai pas envie de me raconter, pas envie de parler, pas envie d’expliquer le « tu fais quoi - tu aimes quoi - c’est quoi ton métier… » j’ai plutôt envie de rester dans le silence, de contempler, c’est fou cette société ou le silence doit obligatoirement venir être troublé par les mots.

    Je n’ai pas l’impression de devenir associable, bien au contraire, je connais les artifices de la rencontre, les codes hétéros qui me fatiguent et m’irritent, je revendique le droit à mon silence, le droit à ma légèreté, le droit à mon plaisir silencieux. Leshaker il me parle uniquement par mail, jamais au téléphone, il a compris je crois, tout simplement.

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #22. Moi, présidente de la république...


    princesses,leshaker,le shaker de cyril,si j'étais président,hollande,débat,chronique de lisianne,cyril balayn,président,gerard lenorman,présidente de la républiqueMoi, présidente de la république j’interdirais aux « truc-machin-chose » de foutre le bordel dans la vie des princesses.

    Moi, présidente de la république j’autoriserais fièrement les princesses à se rendre au cinéma seule et fièrement (avec un ticket sur deux de rembourser sous justification de sa solitude)

    Moi, présidente de la république je mettrais au pilori les gugusses qui me mettent un vent à un speed dating (au pilori et nu en plus).

    Moi, présidente de la république je rendrais gratuit le prix de la liberté.

    Moi, présidente de la république je rendrais la chance possible pour les princesses. Automatiquement et à vie.

    Moi, présidente de la république j’autoriserais l’innocence jusqu'à 95 ans (au-delà c’est abusé je trouve).

    Moi, présidente de la république  j’interdirais les chiffres (sauf si je gagne au loto).

    Moi, présidente de la république je rendrais gratuite la diffusion de vaseline  avant de prendre l’avion (ah oui c’est bien utile !).

    Moi, présidente de la république je nomerais M.Pokora premier ministre (bien obligé de lui rendre la pièce, pas le choix….).

    Moi, présidente de la république j’interdirais les sms de merde (un accord sera mis en place avec les principaux fournisseurs).

    Moi, présidente de la république je remercierais François H., pour cette note, un signe de loin de ma main par la fenêtre de l’Elysée.

    [lisianne]

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