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Shake les mots de Lisianne [contribution]. - Page 3

  • Les chroniques de Lisianne #21. Jérôme seul dans sa bulle.

    chronique de lisianne,le shaker de cyril,solitude,seul,seul dans sa bulle,perdition,jardin secret,liberté,payer le prix fortAu début je voulais écrire à ta charmante épouse, puis en y réfléchissant j’ai préféré t’adresser cette missive. Puis en y réfléchissant encore plus j’ai préféré adresser ce texte à vous deux. Ainsi mon cher Jérôme et Madame la charmante épouse je vous adresse mes salutations les plus distinguées. Pour celles et ceux qui ne comprennent rien il faut revenir ici-même et lire la charmante lettre de Jérôme à mon intention.

    Jérôme je suis effectivement une princesse, et de plus une princesse libre. Mais je ne suis pas folle c’est cette liberté qui te dérange et non pas ma personne. Certaine de ta délectation à me lire, me parcourir, me sublimer, me fantasmer, c’est une certitude. Et puis comme dirais Chimène Badi « Entre nous », si vraiment tu me détestais tu ne perdrais pas ton temps à m’écrire, à te poser des questions, tu passerais ton chemin en te disant que je en suis qu’une vieille connasse, encore une gonzesse qui ne comprends rien. Moi je t’aime bien, je t’adore, j’aime les hommes faibles comme toi, ceux qui ne se retournent jamais pour mieux avancer, ceux qui préfèrent détester pour mieux s’aimer. Oui j’aime bien, je suis joueuse.

    Et toi princesse épouse, sublime anonyme, tu laisses ton ordinateur à disposition de ta moitié. Toi comme moi nous le savons, c’est un jardin secret, je serais curieuse de savoir et de connaître la motivation à me suivre, me lire. Ma liberté sans doute, cette redoutable liberté dont le prix de la solitude est à payer tous les jours. Je t’aime bien aussi mais j’ai du mal à te matérialiser. Et tu sais pourquoi ? Je suis certaine que tu n’existes pas, rien que dans l’esprit pervers de Jérôme, certaine que dans le fond ce dernier est seul, et n’assume pas la lecture de mes chroniques.

    J’ai bien conscience que je ne sais rien de vous, de toi. Et si à tout hasard je me trompe, il faut oublier les mots, te déguiser en barman de luxe ou en tarzan, sauter de l’armoire de la chambre sur le lit (sans faire de mal à ton épouse quand même) et te laisser guider par ta bestialité, ta sensibilité, et fougueusement faire l’amour à ta conjointe. Mais je doute.

    Tu es seul devant ton ordinateur. Allez dis-moi que j’ai raison. Je t’embrasse quand même.

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #20. Un pansement pour rien.

    pansement,rien,calme plat,se faire chier,ras le bol,nada,calme,le shaker de cyril,les chroniques de lisianne,le shaker de cyril,pansement,coucher un soir,one shotIl ne se passe rien. Rien du tout. Dans ma vie, dans mes rencontres, dans mes choix, dans mes envies, mes désirs, mes conversations, mes lectures, mon travail, il ne se passe rien, rien du tout, comme un silence, un long silence.

    Nous sommes lundi, il est 15h04, je suis assise dans mon fauteuil, pas envie d’écouter de la musique, pas envie de lire, et même pas envie de sortir juste un instant goûter le monde.

    Je suis à fleur de peau. Je le sais, je me connais, dans mon silence je rêve d’un mouvement, je rêve que mon téléphone sonne et que mes amis me parlent, que je serais invitée à une expo dans la demie heure et que je devrais choisir vite entre la couleur du gloss et la hauteur de mes talons. Mais rien. Il ne se passe rien.

    C’est peut-être la période, le hasard, le manque de chance. Pourtant je suis une amie fidèle, je donne de mes nouvelles, j’ai soif d’entendre les autres, mais mon action ne vogue que dans un sens, rien ne reviens vers moi. Dois-je me remettre en question ? C’est certain définitivement il ne se passe rien.

    Ce matin vers 10h00 un sms, celui d’une connaissance, un amant avec qui j’avais partagé ma couche il y a environ trois semaines. Un pansement. J’ai fait ma fille, je suis resté silencieuse, il devait me recontacter pour se revoir, j’avais hâte, la légèreté c’est aussi un bon compromis. Puis ce matin le sms « salut toi ça va ? J’ai réfléchi je préfère ne plus te revoir, c’est mieux ainsi, pas envie de me prendre la tête, j’espère que tu comprendras ».

    Moi qui pensais avoir au moins un moment d’action avec un pansement pour le cœur. Même pas ! Décidément il ne se passe rien.

    [Lisianne/leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #19. Lettre ouverte.

    lettre ouverte,madone,madonna,mdna,album decevant de madona,le shaker de cyril,les chroniques de lisiane,album,decue,triste,chroniquesJ’étais tellement heureuse d’aller te chercher, de te découvrir, que tu viennes m’appartenir, tellement heureuse que tu glisses ton son dans mes oreilles. Le bonheur c’est aussi des choses simples.

    Je dois l’avouer, je t’avais mise de côté, sur le bord de la route, tout en sachant que ton retour serait fracassant. Mais tu demeurais en moi, dans mes souvenirs, et dans mon IPod. Souvenir de 1986 et de True Blue, des premières émotions, de ce son qui balance, de ton charisme dévastateur. Forte de mon envie de te revoir je suis restée très tard un soir pour le SuperBall en direct live, c’était puissant, sublime, performant, la Madone, le retour, la claque, il ne restait que ton album.

    Me voici sur les champs au Virgin (tu sais celui qui doit-devrais-ou pas) fermer un jour. Je m’en retourne vers mon foyer les cheveux au vent, heureuse, guillerette, souriant même aux inconnus. J’allume la chaine, je me feutre dans mon grand fauteuil que j’aime tant, puis… j’écoute… puis… la magie… n’opère pas. Entre deux je file faire vers deux trois courses pour le soir, le temps de téléphoner à une copine, lui parler de l’album, mais qui me dit préférer Jessie J, je décide de raccrocher.

    Je recommence, j’allume, et je passe à côté de ton album une nouvelle fois.

    Etant donné que je suis une fille têtue, je me dis que le meilleur moyen de vibrer avec toi c’est demain, lors d’un vol long-courrier, les écouteurs dans les oreilles et les nuages en fond d’écran.

    Au final ma chère Madonne, MDNA, tu as oublié des lettres sur ton album mais tu as oublié aussi de nous faire vibrer. Je n’aime pas ton son, je n’aime pas ton album, je n’aime pas ce que tu deviens, je n’aime pas ton produit. Alors je garde mon souvenir, mes True Blue, mes La Isla Bonita, en me disant que tu es devenue une femme respectable, maman, et qu’aujourd’hui encore une fois je suis passée à côté de toi.

    Cependant tu peux te rassurer à mes yeux Lady Gaga est un Playmobil dans un lavabo à côté de toi.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #18. M.Pokora et moi.

    les chroniques de lisianne,le shaker de cyril,embauche,hotesse de l'air,changer de travail,immobilisme,bousculer,basculer,confiance,m.pokora,mat pokora,fesses d'hotesse de l'air,montrer son culCela commence par un ras le bol. Une envie de donner un énorme coup de pied dans les habitudes. Une énorme et intense envie de me tenir à distance des gens qui pouvaient gravir autour de moi. J’y reviendrais plus tard, dans une prochaine note, ou pas du tout. Cette dernière option me semble la plus raisonnable, mais je ne le suis pas.

    Si tu connais mes chroniques tu vas donc te souvenir que je suis hôtesse de l’air. J’ai toujours aimé les voyages et marquer les distances, ce métier était donc un très bon compromis. Mais j’ai décidé de frapper un grand coup, de changer de compagnie, de bousculer mon immobilisme chronique.

    A 34 ans j’ai décidé de me proposer pour le même métier mais vers une autre compagnie. A l’heure où tu liras ces lignes autant te dire que je suis passée à l’action. J’ai toujours détesté le suspens donc autant te dire que j’ai décroché le poste. Je n’en suis pas fière, juste cette fierté ridicule de bousculer les habitudes. Je dois avouer que je dois un grand merci à celui énoncé dans le titre mon éventuelle « nouvelle » embauche. Ne va pas croire non plus que j’ai eu une aventure avec lui tu ne me croirais pas (c’est dingue j’hésite à employer son nom, comme une espèce de honte… et pourtant).

    Digne de ma confiance très intérieure je me prépare pour le rendez-vous. Un petit entretien afin de me présenter et surtout dévoiler ma motivation. Merde ma motivation ! J’avais oublié un instant que la motivation reste l’élément essentiel pour se vendre, se présenter, et décrocher le Graal. Mon côté rebelle prenant le dessus, je file à l’entretien, avec mes petites ballerines, et autant te dire que mettre des ballerines  c’est se présenter sur son plus mauvais jour. L’œil de l’expert a besoin de te voir sur talons hauts, et en plus moi qui suis plutôt petite c’est augmenter mon potentiel. Je garde mes ballerines, je file, je vole, je coure même, je suis bien, je m’en fou, m’en fiche, je suis là pour gagner, seul mon charisme va me porter très haut.

    Devant le recruteur plus rien. Absence de motivation, de ballerine, de charisme, rien, juste un petit son de présentation. Il me pose la question – « Pourquoi souhaitez-vous rester hôtesse ? ».

    Le con.

    Je le fixe. J’ai le souvenir de mon passage chez mon dentiste mardi dernier. J’ai le souvenir du Closer que j’ai lu.

    « J’ai lu que M.Pokora avait le fantasme de faire l’amour en plein vol avec une hôtesse de l’air ».

    Il esquisse un large sourire.

    Je quitte la pièce et quelques jours plus tard j’ai la réponse positive. Merci Mat.

    PS - Avant de te quitter dans le #17 je sais que je ne devais pas revenir. Tu me manquais. J’avais soif d’écrire et de tout bousculer. Leshaker me précisant que je devais donner un ton glamour et sexy à ma note j’ai décidé de montrer mes fesses, ne cherche pas le rapport avec ma note, j’ai juste envie de tout bousculer.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #17. Je ne reviendrais pas.

    fin,the end,chroniques,je ne reviendrais pas,le shaker de cyril,lisianne suite et fin,suite et fin,épilogueLisianne,

    Tu vas vivre des choses, cumuler les expériences de la vie, réussir et perdre en même temps, te découvrir sans jamais te connaître vraiment, avoir le plaisir de partager et ressentir la nostalgie, te dépasser de temps en temps et reculer par crainte, te sentir vivante sans entendre battre ton cœur…

    Tu cherches un bonheur simple, il reste le plus compliqué, tu cherches ton chemin mais tu ne connais pas ta destination. Au fond ce que tu construiras aura un but, un objectif, j’ai conscience que cette notion est difficile pour toi à l’heure où tu liras ces lignes. Il faut juste me faire confiance, ne jamais te soustraire.

    Tu te plairas à vivre dans l’éphémère, ne donner que des parties de toi, donner le temps aux autres de te goûter, t’apprécier et te comprendre. Ceux qui prendront le temps seront là, ils seront toujours là. Il faut juste me faire confiance.

    Je t’embrasse tendrement, ne change rien, rêve encore même si tu as conscience qu’un jour tes rêves ne seront que des illusions. Balance des paillettes dans tes yeux et dans celles et ceux qui partageront ta route, je ne te souhaite que ça.

    C’est la lettre que j’avais envie de m’écrire à moi-même, à la petite fille que je ne suis plus.

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #16. Princesse vaseline.

    vol,air france,trou d'air,aspiré par un trou d'air,aspiré dans les wc par un trou d'air,hotesse de l'air sexy,les chroniques de lisianne,le shaker de cyril,vaselineJe viens seulement de me rendre compte que je n’avais pas écris de note depuis l’apparition de cette nouvelle année. Je vais passer les meilleurs vœux et les bonnes résolutions, juste te souhaiter du bonheur, des bisous, et des orgasmes à répétition c’est quand même la chose la plus importante. Sur ma dernière note une lectrice m’invite à communiquer mes secrets de beauté à bord de mon avion (oui pour celles et ceux qui ne suivent pas je suis hôtesse de l’air, serveuse en l’air, barmaid en apesanteur…).

    Jeudi 5 janvier, il est 5h06, il est tôt et j’ai les cheveux dans les yeux, les chaussettes sur mes pieds et pourtant je suis ultra-glamour. Réveil difficile, thé, douche, vernis, cheveux en arrière, talons, tailleur pantalon, et let’s go Miami. Avec un supplément collier, cadeau de ma copine pour fêter dignement cette nouvelle année. J’exerce un métier lié à l’apparence, je suis dans l’obligation de prendre soin de moi et pourtant il m’arrive de vouloir tirer la gueule et de monter dans l’aéronef en pyjama. Chose certaine j’étais magnifique, enfin je suppose, mais la glace dans le hall de l’immeuble me confirme si c’est une bonne ou une mauvaise journée.

    Embarquement. Rapide. Uniquement des américains avec des tee-shirts « love paris », 10 minutes de vol, puis 30, puis 1h17 de vol… Mme « trucmuche » décide d’aller au toilette. Rien d’alarmant ni de surprenant, sauf quand tu poses tes fesses sur les toilettes et que tu vas vivre le plus grand trou d’air de ta carrière. C’est radical, Mme Trucmuche se fait aspirer les fesses dans le trou de la cuvette et ne pourra pas en ressortir (vivante) seule.

    C’est Koh-Lanta à bord du vol A411. Toute l’équipe sur le pont, enfin dans les toilettes, les gars d’abord, puis les filles surtout car Mme trucmuche est une fille, il faut pousser, il faut tirer, «poussez madame, poussez, POUSSSSSSEZ bordel »… Rien. Ultime décision se mettre de la vaseline sur les mains, sur les bras, et tenter d’aider cette pauvre madame à sortir de cette galère. Lisianne vaseliné à mort va durant 10 minutes tirer madame vers le haut et passant ses bras sous ses fesses et dans la cuvette des toilettes.

    Mme trucmuche m’a serré dans ses bras.

    Moralité mon vernis à sauté, j’ai empesté la vaseline et les toilettes durant le reste du vol, j’ai flingué la veste de mon tailleur et surtout, surtout, j’ai perdu dans la cuvette le collier de mon amie. En l’espace de quelques l’instant figé de ma silhouette dans le hall d’immeuble et ma descente à l’aéroport n’était pas le même. Etrangement.

    Une princesse reste une princesse et le trou d’air n’aura pas ma peau (ni celle de Mme trucmuche).

    [Lisianne/Leshaker)

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  • Les chroniques de Lisianne #15. Rétrospective.

    rétrospective,amour,dîner avec une amie,les chroniques de lisianne,le shaker de cyril,je me fais belle,s'épiler le pubis,je suis une princesseTourner la tête pour regarder cette « bientôt » fin d’année. Ma séparation, bénéfique et heureuse, avoir compris que cet amour était impossible, comprendre et se remettre en question c’est toujours un bon début. Ma reprise des vols long-courriers, travailler, travailler, avaler les kilomètres, me retrouver dans les chambres d’hôtels, les seuls endroits où j’aime déposer mes affaires et me retrouver seule. Penser à moi, uniquement à moi, prendre ma dose d’égoïsme en évitant l’overdose.

    Alors je virevolte, je rigole, j’écoute de la musique, j’achète des albums, je lis des livres, je tente de donner de l’intérêt à ces minutes de vie qui passent… . En même temps je ressens une profonde solitude, une solitude qui m’habite et qui ne me quitte pas, je suis en quête de moi, de savoir qui je suis, ce que je veux, ce que je désire, et si seulement, si seulement je ne me connaissais pas. J’espère que ce début d’année me permettra de trouver mon chemin, de me retrouver Moi, d’exister une bonne fois pour toutes dans les yeux de l’autre et y rester sans être « éphémère ».

    Mais je vis, je rigole, je chante, je souris, je me fais belle, je me fais femme, j’aime plaire, j’aime cette vie.

    Il y a 15 jours j’ai dîné avec une amie, une très très bonne amie, celle dont on ne parle pas car ce sont des gens importants. Un dîner sympathique, motivé par le désir du souvenir et de la nostalgie car malheureusement la distance et nos vies ne permettent pas une amitié au quotidien. Mais c’est mon amie, elle me connait et je n’ai aucun effort à faire pour me sentir bien avec elle.

    Une soirée que j’aime, belle, glamour et sexy, envoutante, passionnante, une soirée entre elle et moi, juste toute les deux. J’ai souris, j’ai rigolé, j’ai chanté, j’ai dansé… .

    Mon amie hier m’a téléphoné. Elle m’a dit que je lui paraissais triste. Comme quoi, une amie, tu ne peux jamais la tromper. 2012 à toi de jouer je vais avoir besoin d’une bonne grosse dose d’amour.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #14. Minutes.

    chronique de lisianne,le shaker de cyril,princesses,minutes,écouler,traduire,ennui,vie,écran,lewis trondheim9 jours viennent de s’écouler depuis ma dernière note.

    J’ai passé 25 heures devant mon ordinateur. 2 heures devant ma télé. Au moins 4 heures à faire du lèche-vitrine. 1 heure à regarder mon petit neveu jouer à la DS. Environ 13 minutes devant les écrans du métro. Putain, 8 longues minutes à trouver mon escarpin gauche rouge. 6 heures à attendre un sms qui finalement ne viendra pas. 19 minutes à me donner du plaisir seule. 20 secondes pour me confirmer que je ne suis pas en manque de lui.

    9 jours pour me dire que je n’ai pas avancé, que ma vie est sur une mer calme et limpide, que je devrais brusquer le quotidien pour justement bousculer les habitudes.

    10 minutes pour écrire cette note, pour traduire ma vie, et puis plus rien.

    [Lisianne/leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #13. Innocence.

    jeune,innocence,retard,les chroniques,lisianne,amour,nièce,fille,sexualité,conversationJe rentre de chez ma sœur. Une petite semaine très sympathique, des congés, un retour aux sources, plaisir de retrouver les siens et les origines.

    Plaisir aussi de retrouver ma nièce, 13 ans, bientôt 14. Plaisir de retrouver l’adolescence. Un ado est un être particulier, c’est une espèce enrhumée en ce moment, qui refuse les médicaments pour se soigner, et qui en sortant refuse le contact d’une écharpe autour du cou, voir même laisse ouvert son manteau… c’est une espèce étrange l’adolescent.

    Hier soir plaisir partagé d’un moment entre nous deux. Une discussion autour des garçons, je découvre qu’elle à un petit copain mais n’embrasse pas avec la langue car c’est « beurk » et que les bisous c’est juste plus mignon. En l’écoutant je me dis que j’aimerais retrouver cette innocence.

    Puis au fur et à mesure je lui parle de la sexualité, elle me fait confiance, nous avons une relation agréable, elle peut se confier. Le temps pour moi de me projeter des années en arrière et de tenter de me souvenir de la jeune fille que je pouvais être à son âge. Impossible. On parle des garçons, des relations et au fil de la discussion sans vraiment rentrer dans les détails je m’aperçois que la sexualité est un dossier flou pour elle, qu’elle ne sait pas vraiment comment fonctionne une relation sexuelle et encore moins comment fonctionne un garçon. Je laisse esquisser un sourire, étrangement je suis rassurée devant autant d’innocence.

    Une innocence qui sera vite rattrapée, le temps pour moi de me dire qu’en dépit de l’internet, des informations, de l’évolution de la société, l’innocence demeure, l’innocence perdure… et moi j’aime ça. 

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #12. Double-je.

    double,je,doublure,moi,toi,nous,le shaker de cyril,cassure,identité,chronique,lisianneLundi 15h15. Il va arriver, les  pas dans le couloir ne trompent jamais. Il se fixe sur le thé et moi aussi finalement. Instant figé de notre conversation…

    …. Alors tu aimes écrire, c’est sympa, je ne pensais pas que tu continuerais.

    C’est toujours une torture, la panique de l’écran blanc, je serais curieuse de connaître la réception chez les lecteurs.

    Force est de constater l’impact de cette rubrique et des chroniques, mon interaction avec les lecteurs de mon blog est très faible, on est dans le vide, mais ce n’est pas le plus important.

    Je pensais donner une image plus légère, j’ai l’impression d’être ou de donner une image fausse de moi, en même temps c’est ma vie, ma vision des choses, c’est assez proche de ce que je suis.

    Finalement tu es qui Lisianne ?

    Je suis le fruit d’une création, le fruit d’une vision, le fruit d’une femme que je ne serais jamais. Tu es moi, et moi je suis toi, au travers de cette rubrique et de ce scénario. L’important ce n’est pas ce que je suis ou si j’existe, l’important ce sont les mots.

    Lundi 15h49. Il quitte mon appartement, les pas dans le couloir ne trompent jamais. L’odeur du thé est encore présente.

    Moi je quitte cette note, et prépare déjà la prochaine.

    [Lisianne/Leshaker]

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