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papa - Page 3

  • Père je suis.

    leshaker,père,être père,papa,papa solo,flolou,cyril balayn,parentalité,les parents,émotion,séparation,mon enfant me manque,Ecrire sur ce thème  c’est comme une évidence. J’ai posé mes premiers mots de « père » y’a quelques années déjà. Depuis je n’ai jamais cessé de lire les blogs des mamans, de parler de la parentalité, de croiser mes idées et écouter celles des autres. J’ai pris le temps de l’écoute. Le silence des pères sur la toile est aussi une évidence.

    Pourtant nous ne sommes pas si différents, pas du tout même. Moi je suis un papa né en 1972. Propulsé dans mon rôle y’a de ça un peu plus de dix ans. J’avais 30 ans. Une petite fille qui allait un jour m’appeler papa, moi qui ne connait pas le mien. Souvenir de mes années collège ou pour remplir la fiche de renseignements je cochais celle du père. En parallèle la douce psychologie des enseignants « mais enfin t’as un père il ne faut pas cocher cette case ». « Non ! Je n’ai pas de père, je ne le connais, il ne sait pas qui je suis ». Flashback dans la salle de maternité avec ma petite princesse dans mes bras, la douceur du moment, le bonheur de l’instant.

    Père je suis.

    Encore aujourd’hui quand elle m’appelle de son « papa » la résonance n’est jamais anodine pour moi, c’est un mot, un son, un bruit que je n’ai jamais utilisé. Il ne me perturbe pas, bien au contraire, il me donne l’écho d’un rôle que je dois tenir, que je dois inventer. Nous inventons tous notre façon d’être parent. Puis en second plan l’échec, ma séparation, le rôle nouveau du papa solitaire, celui qui va devoir composer en solo (avec une maman bien présente dans la vie de sa fille, heureusement). Une douce séparation, une magie qui n’opérait plus, une des choses que nous avons réussi c’est d’avoir eu la force de nous séparer sachant que nous ne nous aimions plus. Mais c’est un échec de vie, il ne faut pas éluder ce facteur. Jamais. Un jour ou ma fille jouait dans sa chambre elle m’a demandait d’une façon totalement détachée pourquoi elle était là, ici, sur terre. Il était simple de lui répondre que j’ai aimé sa maman, très fort, et que de notre amour elle était ici, ce petit bout de femme. Elle s’est remise à jouer, elle avait besoin de l’entendre je crois.

    Depuis je compose. Les gens qui connaissent des séparations composent. J’ai développé mon blog, passer du temps devant l’ordi pour combler le manque de ma fille quand elle n’est pas là, pour effacer mes doutes et mes craintes, pour chasser mes larmes. Oui un papa pleure, il fait couler des larmes quand son enfant n’est pas présent, souvent il ne le dit pas, il se cache. Avec le temps on ne s’habitue jamais, on progresse en canalisant ses émotions, on gère, et puis en secret on met un genou à terre quand la palpitation de son enfant résonne trop loin.

    Nous sommes les mêmes. Les mamans et les papas voici un titre fédérateur. Ma fille est présente dans ma vie toute les semaines, je ne suis pas un papa des « 15 jours », j’ai cette chance mais c’est aussi un choix, j’ai une pensée pour ceux que je connais et ceux qui liront, qui à cet instant ont un genou à terre.

    Les hommes, les femmes, les papas et les mamans. Nous sommes cela.

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  • Une note en guise d'hommage.

    parentalité,journaliste,papa,solo,le shaker de cyril,magazine,parents,presse,tabouUne fois n'est pas coutume mon blog reste mon espace personnel, j'en use et abuse comme je le souhaite. Une note en forme d'hommage, de déclaration, lui dire que "bordel j'aime notre collaboration".

    Petit rappel. J'ai pris il y a quelques mois la parole sur le thème des papas solos. Une parole rare, étrangement, relayée par de nombreux blogs féminins. Une heureuse surprise qui se solda par un contact avec un magazine connu qui me proposa de travailler sur différents thèmes liés à la parentalité. Rencontre d'un univers que je connaissais pas, découverte de la journaliste qui devenait en un claquement de doigt celle que j'allais suivre et écouter. 

    C'est evidement une petite collaboration, j'oeuvre le lundi, le seul jour de la semaine qui me permet de me rendre à la capitale, et cette petite aventure dure depuis quelques mois desormais. Depuis le départ j'ai appris des choses passionnantes, rencontré des associations, des familles recomposées, des papas venir me parler, des blogueuses, des politiques aussi... et c'est loin de se finir car le thème est passionnant et se dévoile devant nous plus nous avançons. 

    Il va falloir qu'un jour je vienne te parler plus longuement de tout cela, mais à ce jour je peux te dire que la précarité des pères est un sujet tabou, même en 2011. J'ai conscience que les mentalités changent, mais je sais aussi que le chemin sera long et je tente de me l'expliquer au travers de ce travail que j'ai la chance d'explorer. 

    Pour revenir à mon début de note, je voulais lui dire, à elle, cette journaliste, Carole (elle se reconnaitra), que je lui suis reconnaissant de travailler avec moi de cette façon. Me laisser comprendre et apprendre, m'écouter, ne pas se formaliser avec ma réthorique légère... . Nous venons ce soir de passer trois heures au telephone pour préparer notre rentrée après cette longue période estivale, et c'est toujours aussi bon et passionnant. 

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  • Les chroniques de Lisianne #5. Je suis une fille sans saveur.

    monsieur-papa-1977-03-g.jpgC'est un exercice compliqué d'écrire. Je partais avec des envies, des désirs, je me retrouve sans rien, sans énergie, sans passion. Début de semaine par un coup de téléphone à Cyril, lui faire comprendre que je ne suis pas prête pour surmonter mes démons, que je suis pas une princesse forte comme je me définissais.

    Il m'invite à continuer. Il ne dit rien de plus, il me dit que c'est moi qui décide, que l'envie de partager et d'écrire c'est moi qui la contrôle, je dois donc m'inviter à continuer et me demander si ma motivation reste entière. Il m'interroge sur l'origine de ma déprime. Silence. je raccroche.

    J'avais tellement envie de donner un ton décalé à cette rubrique moi la "Fashion Girly From Paris", moi qui voyage, moi qui désire apprendre et comprendre, pleurer et rigoler, me voir heureuse et émotive.

    Bordel je suis toujours à fleur de peau il m'est impossible de me sortir de ce chemin sans fin. Et s'il avait raison, si je devais m'interroger sur l'origine de ma déprime, dépasser ma séparation qui n'est qu'un évenement dans ma vie. Et puis je dois quand même te faire rire, tu vas finir par penser que je suis une fille sans saveur... c'est déjà le cas, bon d'accord. Je m'envole.

    [Lisianne/Leshaker]

     

    PS - J'ai appris y'a deux ans que l'homme que je pensais être mon père n'est pas "mon père". L'origine de ma déprime... tu es au courant Cyril, et toi aussi derrière ton clavier.

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  • Maman, papa et l'avocate

    garde.jpg

     

    Je deteste les situations de ce genre et pas de chance il faut que je me trouve à proximité. Aujourd'hui 12h00 en passant devant le tribunal d'Evreux. Un homme sort avec sa fille (11 ans je pense) et la mère est derrière. A priori ils sont séparés. Voici "texto" la grande classe de l'homme adulte :

    La petite fille "j"aime pas quand vous vous disputez"

    Le père "c'est ta saloppe de mère. Elle va se faire enculer"

    La mère "arrête de lui dire des conneries"

    Le père "toi ta gueule la pute va te faire enculer avec ta pouffiasse d'avocate"

    Je vous laisse imaginer la scène, le père un bon gros porc du département de l'Eure, avec un gros bidon, les moustaches et les joues bien rouges. Et bien evidement la gamine en pleure face aux parents qui se disputent et qui se fichent d'elle. Je sais bien que cette situation ne sera malheureusement ni la première ni la dernière, mais j'ai du mal à comprendre ce qui pousse un adulte à se comporter de la sorte face à un enfant. J'ai pas envie de comprendre de toute facon. On pourra me donner des explications sociales, je n'y crois absolument pas. C'est uniquement de l'égoïsme et de l'orgeuil mal placés.

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  • L'exorciste en live.

    l_exorciste_the_exorcist_1973_reference.jpgJ'ai toujours detesté le film "l'exorciste". Je sais aussi que ce film est amusant pour d'autres. Pour ma part, c'est le pire dans l'horreur, le film est remarquable, mais je dois avouer que ce film m'a marqué à vie. Je suis même incapable d'avoir le dvd à la maison, j'ai lutté à l'époque pour retourner voir la version longue au cinéma... bref je suis marqué au fer rouge par ce film. Pourtant je n'ai aucune croyance, je dois être légèrement sensible (oui on va dire légèrement) aux histoires d'envoûtement, mais à force de déconner ce qui devait arriver, arriva. Voici ce que je viens d'apprendre : " Une femme de 81 ans a été tuée hier à Lourdes (Hautes-Pyrénées) par sa fille qui l'a violemment frappée avec une lampe de chevet, une latte du lit, puis un crucifix, dans l'appartement où vivaient les deux femmes. La jeune femme de 34 ans a été prise "d'une crise de démence", selon le procureur de la République de Tarbes, Gérard Aldigé, cité par le quotidien. Après le meurtre, elle a appelé le SAMU et les policiers l'ont trouvée couverte de sang, prostrée devant le lit sur lequel se trouvait le corps de sa mère. La jeune femme a été placée à l'hôpital psychiatrique de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), à une quarantaine de kilomètres de Lourdes."

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