décembre 29, 2012
Les chroniques de Lisianne #34. Ecriture. Lecture. Solitude. Réflexion.
Ce n’est pas vraiment noël ce sont les fêtes. Il faut dire qu’ici les fêtes sont rares, la misère ne donne jamais le sourire aux gens, juste cette petite gamine que je croise tous les jours et qui d’un simple sourire me donne de l’énergie pour toute la journée. Le plus dur ce sont les fêtes, les rues de Paris, ma sœur, ma famille, mes neveux, mes collègues, certaines, ma vie. J’ai eu l’envie de partir pour mieux reconstruire, mieux me retrouver, au final je m’efface même si ici la vie est légère, dans la misère, mais légère.
L’humain ne parviendra jamais à lutter contre tous ces démons, mon démon à moi c’est l’affrontement, prendre pour une fois les rênes, fermement, m’habiller d’un habit de guerrière, ne pas jouer un rôle, ne plus donner mon sourire de façade pour mieux pleurer une fois la lumière éteinte. J’ai juste une certitude c’est que je ne reviendrais pas maintenant, j’ai envie de mettre le pied dans des endroits reculés, m’enfoncer dans le noir, me construire des souvenirs rien qu’à moi et venir te la raconter un jour, à toi, ma sœur, mes proches, ma famille.
Soir de réveillon. Ecriture. Lecture. Solitude. Réflexion.
C’est la première fois de ma vie que je passe un soir de noël loin d’eux, je pensais que cela ne me toucherais pas, une fois de plus je me suis trompée. Même ici au fin fond de la misère, d’un pays en galère, un noël seul est un combat, la nouvelle année viendra m’achever. Il est temps pour moi d’anticiper, de me préparer, le soir du nouvel an je vais le déchirer, le violenter, le torpiller, il ne viendra pas me hanter.
A l’heure où tu liras ces lignes, j’aurais eu ma sœur, au moment où j’écris ce n’est pas encore le cas, le cœur en vrac, les palpitations à 180. Rien que nos mots, notre émotions, nos silences. 2013 sera l’année de la pudeur, de nous, ensemble, les miens.
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décembre 27, 2012
Un soir de noël.
La télé diffusait une série, je ne sais plus quoi, faut dire que l’époque des 492 chaines n’existait pas encore. A table, mes oncles, papi et mamie, maman et moi, mon cadeau au pied du sapin, pas loin de la table en verre sur laquelle je vais me prendre une gamelle quelques années plus tard. Une chute de dingue avec mon skateboard et le cul au travers de la table, le verre a bien cassé et mes fesses ont résisté.
Le cadeau c’était le bateau Playmobil, pas celui d’aujourd’hui, l’ancien, le vieux, avec les pirates qui vont bien, le coffre avec les pièces en or dedans, la petite barque aussi, et puis l’ancre (en fer), il était classe ce bateau. J’ai toujours adoré les playmobils, je me faisais des histoires, je m’inventais des mondes, j’avais même une technique… inventer la scène et mettre le playmo prêt de mon œil pour mieux vivre l’action (oui je sais c'est légèrement abstrait…).
Derrière le canapé je commençais à jouer avec le bateau, un de mes oncles est venu me rejoindre. J’étais fasciné par les pièces en or du bateau, on avait même décidé de faire un petit jeu, je piochais les pièces au hasard et mes oncles devaient deviner cette dernière. Incroyable, fascinant, magique, à chaque fois que je venais piocher les tontons devinaient la pièce en question. Evidemment un des tontons (celui à côté de moi) faisait des signes de la main pour donner le chiffre de la pièce… moi j’ai rien vu, on est con quand on est gamin. On est con mais on est bien !
C’est un de mes plus grands souvenirs de noël. L’ambiance, noël, la famille, la vie… nostalgie.
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décembre 24, 2012
Définitions #43.
Noël : Ma fille est à la montagne donc Noël sans… heureux pour elle, pour la neige, les sourires, les chutes, les copains.
Frénésie : Les périodes de fête sont aussi le symbole du pillage, les cartons éventrés, les cadavres des produits par terre, des bouts ici et puis là, un véritable champ de bataille. Je crois que je fais une overdose de la consommation.
Test : J’ai testé mon Mojo sur mon compte Facebook (perso), avec une photo qui claque sa race… bilan Mojo au top !
Chérie 25 : Cette chaine n’a qu’une chose bien (et jolie en plus) : Marie Fugain.
Attaque : En évitant de l’enfermer, y’a un moyen d’éviter une attaque de chat vers 7h00 le matin ?
Acteur : Rencontrer un petit gars, un jeune, un intermittent en mal de buzz, un gars qui va jouer un rôle pour les émissions de merde de NRJ12 (la fameuse télé-réalité !).
Whislist : Partager, évoluer, découvrir, prendre le temps d’un véritable échange, déconner, rire ensemble, laisser parler le silence, avoir envie d’étonner, palpiter… j’ai envie de ça. Elle est où ?
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décembre 22, 2012
Noël pour les princesses.
Tribune pour Alexandra chroniqueuse pour Leshaker sur le thème des princesses.
Chère princesse,
Tu es célibataire, quelque part, tu as de la chance. Si, si, en cherchant bien, tu vas vite comprendre que c’est chouette un 25 Décembre d’être une princesse en solo.
J’t’explique.
Déjà, pour une non-clélibataire, mère de 3 enfants, le 25 Décembre commence à 6h14 du matin, l’heure du nain surexcité, qui vient constater si le Père Noël a bien accompli sa mission sans se demander comment il a bien pu passer par la cheminée sans avoir entamé son régime Weight Watchers.
6h14, donc. La non-célibataire-princesse- gâtée donne un petit coup de pied discret au mâle, histoire qu’il participe à l’humeur festive de ce jour spécial. Évidemment, ça commence par une engueulade, car le mâle n’aime pas qu’on le dérange à cette heure-ci.
Mais toi princesse célibataire ? 6h14 ? Un 25 Décembre ? Tu…dors ! Pas de gosse, pas de mari tire-au-flanc, l’ami Sommeil te berce de ses rayons bienveillants jusqu’à 8h53.
Oui, princesse célibataire, savoure, parce qu’après finies les grasses mat’ avec ton pote Sommeil.
En plus, sous ton sapin, la dernière saison de « How I met your mother » ! Pour le coup, tu es aussi excitée qu’une gosse, et te demande déjà comment Barney Stinson va évoluer au cours de cette saison.
Ah…Barney…Le rêve pour toutes les célibataires (enfin, non, au final, c’est plutôt un joli cauchemar, ce type)
Autant tu es une Princesse, autant lui, c’est le Roi de l’entourloupe. Mieux vaut ne pas être en couple avec lui pour Noël, il ruinerait tout.
Avec son p’tit minois craquant et ses tablettes bien façonnées, il a avalé de la Princesse à tour de bras, avec comme leitmotiv : le carrosse doit avoir dégagé avant 6 h14 du mat’ (aussi appelé l’heure de Barney).
Tu vois, mieux vaut être célibataire à Noël qu’en couple avec un pseudo-mec aux pectoraux douteux (mais qui pourraient poindre avec quelques heures d’abdos-fessiers).
Je m’égare. Comme d’habitude. C’est un peu ma marque de fabrique.
Je suis une princesse perdue dans le labyrinthe des mots mais tu vois l’idée : ne fais pas n’importe quoi car tu te retrouverais avec n’importe qui pour Noël !
Je te laisse, chère princesse, j’ai un pot-au-feu en cours.
J’déconne. La fée Maïté ne s’étant pas penchée sur mon berceau, je suis une princesse du cuit-vapeur. Mais j’assume. Même pas honte.
À toi la parole, chère princesse. Surtout si tu aimes les abdos.
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décembre 21, 2012
Ecrans.
… j’ai passé du temps devant mon ordinateur, le temps de regarder l’heure qui défile sur ma montre, passer du temps à me promener dans les rues et m’attarder sur les enseignes, juste eu le temps de foncer prendre le dernier métro qui s’annonçait sur l’écran de contrôle, prendre le temps de regarder le bambin jouer à la Nintendo, de nouveau le temps d’arpenter quelques rues et découvrir les néons des magasins. Si j’avais continué ma route je me serais pris une voiture en pleine face et terminé ma route dans un lit d’hôpital devant des écrans diffusant mon activité cardiaque.
Mais je m’en fou. Aujourd’hui c’est la fin du monde, la pire que nous allons connaître sur les réseaux sociaux. Encore des écrans.
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décembre 19, 2012
Laisse pas traîner ton fils !
Laisse pas traîner ton fils
Si tu ne veux pas qu'il glisse
Qu'il te ramène du vice
Laisse pas traîner ton fils
Si tu veux pas qu'il glisse
NTM.
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décembre 18, 2012
Un jour de marché.
"Le vagin est fait pour y planter une verge" c'est à 5mn dans cette vidéo. Je suis abasourdi.
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décembre 17, 2012
Définitions #42.
Blog : Bonnaniversaire, tu as 4 ans. C’était le 12 décembre et j’ai oublié de te le souhaiter.
Barbe blanche : La photo-le père noël (qui n’est pas le père noël)-l’enfant qui pleure-les parents qui s’énervent-le monde merveilleux.
Ecologie : Un opérateur de téléphonie vient de nous fournir des « bon-bonbons » pour les fêtes et pour les clients. Bilan. Après quelques heures on décide de retirer les bonbons les gens jetaient les papiers par terre. Vivement la nouvelle génération, celle de nos enfants.
Intouchable : …mais pour de vrai. Quelques heures de discussion autour du fauteuil, des galères, du prix, des subventions, de la technologie, mais surtout du nerf de la guerre… l’argent, pour vivre mieux.
NRA : c’est aussi quelques millions de « like » sur Facebook. Ce pays est une arme.
Piédestal : Quand je n’aime plus… je n’aime plus.
Fin du monde : Qui tombe le jour des vacances pour les enfants. Pour certains parents C’est bientôt la fin du monde !
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décembre 15, 2012
Les chroniques de Lisianne #33. Jadis.
Flashback de 20 ans. Elle est toute pourrie mon histoire, la même histoire, celle de mon départ, celle que tu viens lire ici de temps en temps. La dimension dramatique moins intense, j’aurais certainement annoncé au travers d’une lettre à ma famille mon intention de partir loin de tous, plus difficilement (voir impossible) de mettre en scène ma fuite, laisser des traces de mes sentiments et de mes pensées dans un journal intime que moi seule aurait eu l’audace de jeter dans le feu plus tard.
Google n’aurait jamais eu la trace de mes faiblesses, mes enfants n’auraient pas eu la joie de découvrir le parcours frondeur de leur mère. Le numérique a remplacé nos désirs créatifs, remplacé nos vies par du virtuel, remplacé notre pauvre vie sociale et tenté de la combler par le biais de nos réseaux sociaux. Mon compte Facebook est actif, il est là bien présent, il existe pour mieux me faire exister au sein d’une communauté. Et pourtant ma photo n’est pas la mienne, mon nom n’est pas celui que je porte depuis toute petite, rien n’est fidèle à ma représentation.
Rien. Je suis juste ici, là, et ici, peut être là, pas vraiment loin, mais proche quand même, si tu prenais le temps de bien regarder tu pourrais me voir. Ici le temps passe lentement, j’ai choisi la chaleur comme réconfort. C’est compliqué de traduire cette lenteur. C’est compliqué de me relire, compliqué de me comprendre, la trace numérique que je laisse illustre de façon sommaire la femme que je suis. Pour me donner de la consistance il va me falloir trouver un autre moyen pour venir te parler, la vidéo semble être un moyen radical. Et si demain tu me découvrais ?!
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décembre 12, 2012
Pendant ce temps en Russie...
J'ai bien conscience qu'il est parfois inutile de diffuser des images violentes mais de temps en temps c'est un moyen aussi de dénoncer et d'évoquer un ailleurs, un pays... la Russie. Merci d'émoigner les petits et les personnes cardiaques, c'est assez impressionnant.
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