février 21, 2013
Mr Antoine Daniel en entrevue.
Pour cette nouvelle rencontre focus autour de Mr Antoine Daniel créateur et présentateur de l’émission What The Cut. Pourquoi lui ? Antoine fait ce que nous faisions à l'époque, des vidéos, mais sans internet et avec un camescope s-vhs (oui j'ai 40 ans) c'est donc un moyen d'expression qui me parle. Enfin, et c'est un sentiment personnel, le type à du talent, et une voix. Merci à lui de m'avoir accordé du temps pour cette entrevue.
Antoine tu es le créateur de What The Cut, une série qui fonctionne bien sur le net actuellement, peux-tu nous présenter le concept en quelques lignes ?
What The Cut est une émission dont le but est de commenter trois vidéos trouvées sur internet de façon humoristique. Mais il y a aussi des épisodes spéciaux sur des sujets particuliers où il y a plus de trois vidéos.
Y’a une envie au départ, un truc qui t’as poussé à faire des vidéos ?
J'avais envie de "'m'installer sur internet", avoir un concept récurrent, quelque chose que les gens pouvaient identifier. Au final je n’avais pas trop de but en commençant, juste m'amuser. Je me suis inspiré du concept de l'émission américaine =3 de Ray William Johnson.
Ta chaine Youtube est créée depuis février 2012 tu vas atteindre les 45 000 abonnés, c’est une chose que tu peux anticiper ou le tourbillon est une surprise ?
Je peux anticiper, je me rends bien compte du "succès" de la chaîne. Malgré tout, je reste tout de même surpris, agréablement évidemment, je n'imaginais pas un seul instant que tout irait aussi vite.
Cyprien, Norman (en autres) sont des gens qui ont contribués à cette expression sur le net, tu en penses quoi d’eux ? Et as-tu des gens qui t’ont inspirés ?
Cyprien, Norman & Co sont des gens que je respecte mais je ne m'en suis pas du tout inspiré, ce n'est pas réellement mon type d'humour. En France ma chaîne préférée est celle du Joueur du Grenier, ses vidéos sont bossées, drôles et inventives. Je suis beaucoup intéressé par les chaînes anglophones, mon Youtuber préféré est un anglais : Tomska.
Un épisode se réalise en combien de temps ? Des projets futurs ?
Un épisode se réalise globalement en 3 jours, 5 jours pour un hors-série. Oui, plein de projets, des vidéos absurdes avec un ami en préparation, une web série, et d'autres trucs
J’ai un membre de ma famille qui t’adore, Stephen, il est jeune, il t'adore, il me parle de toi, une petite dédicace pour lui !
Ben dédicace à Stephen, merci de me regarder et de continuer à partager mes vidéos.
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septembre 22, 2012
Mimilie en entrevue.
Focus dans cette entrevue sur Mimilie et son travail de Rédactrice Web.
1/ Mimilie nous n’allons pas mentir aux lecteurs, nous nous connaissons, nous avons des projets communs, et dans cette entrevue nous allons faire un focus sur ton activité de rédactrice Web. Mais tout d’abord, comment tu vas ma grande ? (oui car je suis petit et Mimilie est grande !)
Officiellement je vais bien. Ma vie perso est géniale, ma vie sociale aussi. Reste qu'officieusement, je suis stressée, la peur du lendemain m'habite de plus en plus. Je suis maman solo, alors je dois tout gérer du début jusqu'à la fin, les contraintes de la vie quotidienne, l'aspect financier m'angoisse beaucoup aussi...
Mais je relativise, enfin j'essaye, je rebondis à la moindre embûche, ma puce est épanouie, et ma vie prend une tournure des plus agréable. Je crée mon petit bonheur, et savoure du mieux que je peux le présent.
2/ Tu es rédactrice web, peux-tu nous expliquer en quoi consiste ce travail et surtout est-il un vrai métier ?
Je suis rédactrice web, chargée de com.( pour les PME, associations) sur le net, chroniqueuse, auteur et il m'arrive aussi d'animer des émissions de radio.
Mon métier est de communiquer pour les entreprises, je transmets par écrit ce qu'elles souhaitent valoriser : leur valeurs, leurs produits, leurs vie d'entreprise, leurs évènements.
Pour ce faire, je conçois la charte éditoriale de leur site web, je crée une forme d'arborescence sur les thèmes qu'ils veulent partager.
Par exemple: Pour une cliente, j'ai défini la ligne directrice de ses informations, analyser la concurrence sur le web, mis en évidence les expressions clés qui pourrait la mettre en position confortable sur les moteurs de recherches. Puis j'ai rédigé ces pages statiques de son site web et créé un Mag dans lequel, j'ai écrit différents articles sur les thématiques de sa société afin de la démarquer de ses concurrents. De cette façon son site est en constante évolution, il vit, elle peut informer et conseiller ses clients, tout en valorisant son entreprise. Une fois toute la partie création rédactionnelle de son site réalisée, je suis passée à la partie com. de son projet : dossier de presse, communiqué de presse, newsletter, animation et modération de sa page Facebook, interaction avec ses clients, annonce d'évènements, mise en place de jeu concours, recherche de partenariats, ...
Parallèlement à cet aspect technique, j'ai aussi à faire dans la gestion de client, l'administration, je suis ma propre entreprise avec ses joies et ses angoisses. C'est un métier à part entière seulement c'est un de ces nouveaux métiers qui s'envolent grâce à son support : le web.
3/ Comment est née l’origine de cette envie, de ce désir de te lancer sur la toile, de travailler sur le net ?
Je travaillais en tant que salariée dans des agences web et de com, quand j'ai eu ma fille je me suis formée en psychologie en passant une certification et un diplôme universitaire.
Lorsque je me suis séparée, je me suis remise à l'écriture, naturellement, j'ai repris la main sur ce que je faisais avant.
Au départ, ce qui n'était qu'un complément de revenu, est devenu une façon de vivre. Une indépendance (avec aussi toutes les contraintes que ça demande) qui m'a permis de monter mon projet en freelance. Pourquoi sur la toile ? Parce que je suis de cette génération où le net a une place prépondérante dans ma vie. Avoir son site pour montrer ce que l'on fait, interagir avec des personnes que n'aurais jamais pu rencontrer en dehors du virtuel. C'est une chance de travailler sur le net, même si difficile, même si nous sommes nombreux. On trouve de tout sur le net, des personnes compétentes, et d'autres. Mais le net, c'est un monde à part. Tu te dois de faire de la veille technique quotidienne, tu te dois de lire les articles les plus influents, de faire attention à ta réputation...
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août 02, 2012
Camille en entrevue.
Une entrevue avec une de mes connaissances, Camille qui est coloriste BD. Une profession dont on parle peu, une passion en tout cas et le plaisir de donner de la couleur. Camille en entrevue pour Leshaker c'est maintenant.

Salut camille, tu es coloriste BD, peux-tu en quelques lignes nous présenter ton parcours ?
Etant donné l'absence de formation à ce métier, mon parcours est comme celui de tous les coloristes, atypiques. J'ai fait des études universitaires d'italien et de français langue étrangère, me destinant au professorat et puis les rencontres de la vie m'ont fait découvrir l'existence de ce métier que (comme beaucoup de personne) je ne soupçonnais même pas. J'ai tout de suite été attirée !
La Bd est une passion depuis toujours, y’a-t-il eu un évènement qui s’est imposé à toi pour un jour t’imposer comme coloriste ?
Pas du tout. S'imposer dans ce "créneau" est extrêmement délicat et notre place est remise en jeu avec chaque nouvelle parution. Il faut savoir être toujours présent en terme de qualité du travail et en quantité d'albums, 2 choses très difficiles à combiner ensemble.
J’imagine que c’est un travail artistique en étroite collaboration avec les auteurs, comment se fabrique cette alchimie ?
Effectivement, en tant que coloriste nous devons être à l'écoute des auteurs, de leurs demandes, de l'univers qu'ils recherchent et cela se fait soit par un cahier des charges très détaillé soit par une "connexion artistique", une sensibilité commune sur des thèmes, des ambiances...
Depuis toutes ces années le souvenir le plus marquant que tu gardes de tes rencontres, de ton travail ?
Difficile de n'en garder qu'un ! Les longues soirées du festival d'Angoulême dont ma rencontre avec l'agent américain d'Alex Ross alors que la navette nous avait oubliés 3 heures sur un parking, et dernièrement ma rencontre avec l'adorable et excellent Philippe Geluck avec qui j'ai une série en cours.
Tu as participé à l’organisation en 2006 du festival de la Bande Dessinée de Lyon, c’est encore d’actualité aujourd’hui ?
Effectivement j'ai participé à l'organisation du festival lors de sa création en occupant le poste de responsable des auteurs et ce pendant 4 années. Aujourd'hui je me suis retirée de cet engagement car le festival en prenant de l'ampleur, nécessitait de travailler plus de 3 mois consécutifs, bénévolement, et cela m'était devenu impossible.
Avant de nous quitter Camille, ton actualité du moment c’est... ?
En Août vous devrez voir sortir le premier tome d'une nouvelle série avec Devig (scénario et dessin) "Le croiseur fantôme" chez Casterman.
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juin 20, 2012
Ladyblogue en entrevue.
Elle m'a remercié pour cette entrevue j'ai répondu en lui disant que c'était une évidence pour moi que de faire un focus sur son blog. Nous avons tous des blogs que nous suivons depuis un moment, c'est le cas pour moi avec ce dernier. J'aime son univers, son graphisme, l'esthétisme qui en transpire, Ladyblogue « l’éphémère en continu » c’est maintenant en entrevue.
Ton blog est très graphique, il s’en dégage un certain esthétisme et une certaine sensualité. As-tu conscience ce qu’il dégage et de l’impact sur les lecteurs ?
C’est vrai que j’accorde une place très importante au côté graphique de mon blog. C’est capital pour moi. Je passe parfois (souvent) plus de temps à chercher la photo pour illustrer le billet que d’écrire le billet en lui-même. Les billets sont écrits rapidement, « automatiquement », sans retouche si ce n’est orthographique.
J’espère que mon blog dégage un univers harmonieux, tantôt étonnant, tantôt poétique, tantôt amusant, tantôt provocateur. Ensuite, l’impact sur les lecteurs… Difficile à dire. Disons que j’espère que ca leur donne envie de revenir découvrir des choses.
Tu blog depuis quelques années, c’est un véritable exercice que de te tenir le rythme, comment fais-tu le choix des notes ?
Je blogue depuis maintenant plus de 7 ans. Presque 2000 notes ont été publiées. Souvent on me pose cette question « comment fais-tu pour écrire si souvent ? Pour trouver les sujets ? ». En fait, Ladyblogue est un espace très spontané, sans calcul. Une émotion, une actu entendue à la radio, une photo dénichée dans un magazine, un regard dans la rue, une musique, une discussion… tout peut devenir sujet tant qu’il me touche. Il n’y a pas de choix de notes, les notes viennent à moi.
Pour revenir sur ma première question penses-tu que ton travail dans la publicité, la communication, joue un rôle important (conscient ou inconscient) sur l’aspect visuel de ton blog ?
C’est vrai que la photo, les couleurs, le design, la typo sont mon quotidien. D’où ma présence un peu partout sur les réseaux sociaux notamment là où l’on peut diffuser de l’image (instagram, pinterest...). L’image, le « visuel » est mon univers, fait partie de ma sensibilité.
Tu as un second blog « Alter Ego » ou les mots sont importants. C’est un prolongement obligé de « ladyblogue », de toi et de ta passion des mots et des livres ?
J’ai créé Alter Ego quelques années après Ladyblogue. Autant Ladyblogue est un espace irréfléchi, autant Alter Ego est pensé, pesé, calculé. Les mots sont choisis, réfléchis, écris et réécris. Ces deux univers ne pouvaient pas être communs. Alter Ego est très hermétique, je pense que la plupart ne pige rien du tout ! Mais ici, bizarrement, ce n’est pas cela qui prime. Alter Ego est un cocon beaucoup plus intimiste, presque égoïste. L’inverse de Ladyblogue.
J’ai 40 ans lundi 25 juin que peux-tu me souhaiter ?
D’être en accord avec toi-même. De ne pas succomber à la tentation de faire certaines choses au détriment de tes envies à toi. Ne pas tomber dans la frustration personnelle. Hyper difficile.
Derrière Ladyblogue se cache un prénom, tu as carte blanche pour « ne pas répondre » voir même d’y ajouter trois petits points, le mystère est aussi une chose délicieuse !
Oui, derrière Ladyblogue se cache un prénom, mais est-ce vraiment important de savoir si je m’appelle Marcelle, Églantine ou Blandine. Je ne pense pas. Je donne beaucoup de moi sur mon blog, sur ma vie, mes aspirations, mes découvertes, mes émotions. Mon prénom n’est qu’un détail de l’histoire…
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juin 07, 2012
Papa Style & Baldas en entrevue.
Focus sur un groupe de reggae Papa Style & Bladas. Au départ je n'y connaissais rien dans ce courant musical, alors j'ai commencé à préparer cette entrevue et j'ai remarqué très vite que nombreux de mes amies connaissent ce groupe Live. Papa Style Aka Johann est mon interlocuteur, j'ai aimé découvrir cette formation, des gens bien, du plaisir, de la musique, de la passion, des concerts, du live... en un mot c'est Papa Style & Baldas que je vous propose de découvrir avec leur dernier clip en fin de note "La révolte dans la peau". Johann encore merci pour ta disponibilité !

Johann Aka Papa Style tu composes avec Christobal Aka Magic Baldas le groupe « Papa Style & Baldas », peux-tu nous présenter un petit historique de votre groupe, de son courant musical et de l’envie de votre collaboration ?
Hello Cyril !! Ça fait 9 ans que l’on joue ensemble Baldas et moi, et depuis 9 mois Olive qui participait déjà à nos albums nous a rejoint sur scène. Tout part d’une très bonne entente musicale entre nous deux et d’une forte amitié aussi. On a voulu mettre cela en avant, au départ sans matos ni compo de ouf, mais les gens sentaient déjà cette énergie commune. Notre courant musical et le reggae et les dérivés, on aime passer d’un style de reggae à un autre comme le roots, le ska, le nu-roots ou le dance hall.
En 2008 vous signez avec X-RAY Productions, qui compte dans ses rangs le groupe Danakil notamment, un grand moment je suppose ?
Oui ce fut un bon moment pour nous, cela nous a permis de rentrer dans la scène reggae française et notamment de rencontrer la « Familla » Danakil ainsi que d’autres artistes…Mais le meilleur moment à ce niveau-là pour nous c’est notre arrivée cette année dans la team de Music’ Action Prod. Grace à eux nous allons enfin pouvoir nous épanouir totalement en live, le domaine que l’on préfère.
J’ai eu la chance de produire des concerts dans les années 90, nous parvenions à l’époque à sensibiliser les élus ou les responsables des salles à nos projets, c’est plus difficile aujourd’hui d’obtenir satisfaction afin de vous produire le plus possible ?
Je n’organise pas de concert personnellement mais nous jouons dans un tas de concerts et festivals organisés par des assos, ou des collectifs qui ne peinent pas tant que ça à trouver une salle etc. Par contre depuis quelques années en France la mode est à « la guerre du bruit »,on ne supporte plus la musique en été en place publique une fois par semaine, ou alors un café-concert qui organise un évènement une fois par mois est obligé de fermer sous le poids des plaintes…la France ne supporte plus la joie et l’excitation collective, encore quelques choses que vient de perdre notre pays…
Le téléchargement à fait mal à la production musicale, les nouveaux médias et les réseaux sociaux permettent un nouveau partage et de diffusion de la musique, ton avis m’intéresse sur le sujet.
Perso, je passe mon temps sur You tube à écouter et découvrir un tas d’artistes, c’est fantastiques cette accès à la culture mondiale, le téléchargement nous a pas trop gêné pour l’instant, nous sommes avant tout un groupe live et nous vendons pas mal d’albums en fin de concert. Je pense qu’il faut garder la diffusion libre sur internet et peut être contrôler plus le téléchargement…
Tu travailles en collaboration avec Baldas, comment se font les choix des titres, des sujets abordés dans vos chansons ?
Tout au feeling, c’est ça qui est énorme chez nous, je pense à un texte ou un « flow » et lui de son côté a composé un rythme qui correspond cash au truc, c’est ça Papa Style et Baldas !!
Le quotidien d’un groupe comme le vôtre c’est comment entre les répétitions et les tournées ?
On bosse le son chacun a la maison, on deconne beaucoup entre nous, on peut se voir pour une soirée, un barbecue rosé, pour ma part je fais beaucoup de sport notamment la boxe anglaise dont je suis fan, Baldas quand à lui est un spécialiste de la NBA le basket américain, quand a Olive il joue dans plusieurs groupe dont Zoreol un combo de musique réunionnaise, son ile d’origine…
Tribune libre pour cette dernière question, votre nouvel album, vos prochaines tournées, ou trouver vos albums… ?
JE VEUX UN FEAT AVEC BUSTA RHYMES !!!!!Et on veut des places pour le Madison Square Garden pour aller voire un bon match de basket juste à côté de Spike Lee !! Sinon nos prochains gros rendez-vous sont la fête de la zique au « Bout du monde » à la Rochelle le café-concert incontournable du reggae en France et notre présence début Aout au Reggae Sun Ska, le plus gros festival de reggae en France, nous ferons aussi la tournée promo du festival une semaine avant. On prépare aussi un nouvel album, mais là on prend notre temps, pour qu’il claque un max !!!!
Et un gros big up a toutes celles et tous ceux qui viennent de plus en plus nombreux à nos concerts, pour eux je dis YES PAPA !!
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juin 04, 2012
La collection Yves Dauteuille en entrevue.
Un jour Yves Dauteuille digne héritier de Jacques Carelman, décide de vendre un tas de vieilleries sur le site leboncoin.fr, sans oublier d’ajouter une touche personnelle dans les annonces, d’envelopper l’objet avec des mots. Il va même plus loin en publiant sur son propre espace. C’est le succès, le buzz. Aujourd’hui il vient nous présenter son recueil, un véritable objet, publié chez Flammarion. Je t’engage vivement à découvrir son site, découvrir cette poésie qui en transpire, et posséder son livre.
Je tenais à le remercier pour sa gentillesse et sa réactivité pour cette entrevue.

Comment est née cette envie des petites annonces, cette façon décalée de présenter des objets ?
Sans la moindre préméditation : j’ai réellement eu besoin de vendre un tas de vieilleries qui m’encombraient, en commençant par un banal fauteuil Ikea (tous mes amis avaient le même quand j’étais jeune). J’ai fait « un pas de côté » dans la rédaction de cette annonce, puis dans les trois ou quatre suivantes. Devant les messages d’encouragement, provenant des acheteurs mais surtout des lecteurs de ces petits « sketches », j’ai poursuivi mon vide-grenier en le transformant, au fil du temps, en exercice d’écriture.
Il se dégage une certaine poésie dans les textes qui accompagnent la description des objets, comment se fait le choix du produit, à l’instinct ou avec une grande réflexion ?
Au départ, il n’y avait aucun « choix », puisque je me contentais de décrire les objets au fur et à mesure que je les exhumais de ma cave. Mais je dois avouer que des amis m’ont aussi confié des « pièces de collection » à vendre, comme un steppeur, des chaussures taille 48, une table à langer… Quant à la poésie, ce n’est pas à moi d’en juger. Je crois qu’elle naît d’une « lecture différente » du quotidien. Si par exemple j’observe qu’un classeur à archives comporte un trou, j’y vois un passage pour les souris, afin de détruire les factures indésirables.
Plus l’objet est banal, insignifiant, plus les mots peuvent venir à son secours pour lui donner une chance d’exister autrement.
Dans un autre genre, Carelman avait créé un magnifique « catalogue des objets introuvables ». Mes objets à moi sont « trouvables », mais sont livrés dans un emballage verbal.
Tu as connu un vif succès sur le net, est-il possible de s’attendre à un tel succès ?
Le « buzz » sur internet est par nature imprévisible, sauf si l’on diffuse par exemple la seule vidéo de Bernard-Henri Lévy faisant du monocycle. De plus, ce n’est pas une fin en soi. J’y ai surtout vu l’occasion de correspondre avec des milliers de personnes partageant une même forme d’humour et un certain goût pour les mots.
Tu publies aujourd’hui chez Flammarion « la collection » un recueil de tes publications. C’était une envie particulière, comment est né ce projet ? Les lecteurs vont-ils trouver des inédits ?
C’est à travers les annonces que j’ai eu la chance d’être contacté par une professionnelle de l’édition, Fabienne, qui m’a encouragé à publier et m’a permis de rencontrer un agent littéraire (Anna), puis Flammarion. Sans ces deux personnes formidables, je ne serai jamais allé au bout du projet. Le recueil comporte effectivement des annonces inédites …dont celles du livre lui-même. On y trouve aussi des annonces disparues de la toile, car publiées au début de l’histoire. Je remercie d’ailleurs les responsables du site Leboncoin.fr, qui ont accueilli avec bienveillance mes divagations sur leur site.
Pour moi, la publication est « la cerise sur le gâteau », surtout chez un éditeur de cette qualité. Mais j’y vois surtout l’occasion d’écrire d’autres choses, car je ne peux pas passer ma vie à vendre mon grenier !
Petit exercice de style pour mieux te découvrir, façon « Les annonces d’Yves Dauteuille », à toi de te décrire, il est comment et il fait quoi Yves en dehors d’avoir eu une très belle idée et d’en éditer aujourd’hui un recueil ?
Il chausse du 42, mesure 1,69 m, a une capacité pulmonaire lui permettant de souffler une bonne cinquantaine de bougies à son anniversaire, et travaille dans une agence de communication.
Il vit heureux auprès de sa compagne dans un grand château T3 et se promène avec elle dans les montagnes, parmi les chamois joyeux et les marmottes espiègles. Il n’a pas beaucoup d’enfants, mais une fille super rigolote qui s’appelle Juliette et chausse du 39.
Où se procurer le bouquin, des dédicaces etc… ?
Rien de plus simple : en librairie ! Ou, si votre libraire est vraiment désagréable (ça m’étonnerait), sur les sites de vente en ligne comme Amazon, Fnac.com, Decitre…etc.
Pour les dédicaces : Le 9 juin à la librairie Birmann de Thonon (17 h) et peut-être en août sur une plage de l’Ile de Houat (Morbihan), s'il n'y a pas trop de vent.
La collection
Yves Dauteuille
96p. 12€ Flammarion.
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mai 25, 2012
L'héritière.
Emmanuelle dirige une troupe de théâtre, elle présente ce samedi une pièce intitulée "L'héritière" si vous ête de passage sur Caen, n'hésitez pas c'est l'occasion d'y passer un agréable moment et de découvrir le théâtre, les acteurs et la fameuse histoire de cette héritière. je ne pourrais m'y rendre malheureusement mais "L"héritière" c'est samedi 26 mai à 20h30 à la maison de quartier de venoix 14000 caen.
1/Emmanuelle focus sur ta pièce de théâtre que tu présenteras d’ici quelques jours. Tu diriges la troupe « poivre et sel » peux-tu nous présenter cette troupe et nous présenter la pièce.
La troupe « poivre et sel » existe depuis 6 ans et il y règne une ambiance tout à fait particulière, les adultes qui la compose viennent pour décompresser et rire ! Travailler aussi bien entendu mais le plus important c’est de passer un bon moment ensemble ! La pièce « l’héritière » a été la première que j’ai écrite seule après le départ de ma coscénariste et des modifications y ont été apporté par Richard mon coscénariste actuel (qui est aussi metteur en scène de cette pièce ci)
C’est une histoire d’amour contrarié sous fond de vie de bistrot parisien avec la faune qui la compose… mais c’est aussi une histoire policière car on recherche l’héritière de la plus grosse fortune des États unis !!
2/ Les acteurs de cette troupe sont-ils les mêmes chaque année, et devoir gérer une troupe est-ce un exercice compliqué ?
Les acteurs sont en grande partie les mêmes qu’au début, sont venus se rajouter quelques acteurs de la troupe « voyelle et consonne » des irréductible du théâtre à qui les séances du vendredi ne suffise plus et exceptionnellement cette année moi-même !
Diriger une troupe est toujours un peu compliqué il faut s’adapter à chaque public (j’entends les enfants les ados, les adultes) l’ambiance et la manière de mettre en scène est très différente d’un groupe à l’autre ! Mais cela procure le même plaisir !
3/ Cette pièce est écrite depuis quelques années, une motivation particulière pour la présenter seulement ?
Avec Richard on avait envie de dépoussiérer cette pièce qui n’a été joué qu’une fois et qui mérité une deuxième lecture, et puis elle collait parfaitement aux acteurs de cette troupe !
4/ Au-delà de cette présentation unique allez-vous présenter dans une autre salle ou auprès des festivals ?
Non malheureusement cette représentation restera unique nous n’avons pas de projets de festivals pour le moment ! Mais qui sait peut être plus tard
5/ Tu dois piocher dans le texte de la pièce avec un copié-collé pour nous donner l’envie de venir la découvrir.
"Pierrette : Oh, dites ! Écoutez ça : Brett Wilde, le magnat de la presse américaine, vient de mourir.
Betty fait tomber son plateau.
Paul : Et bien, Betty, ça ne va pas ?
Betty : Si, si, ça va.
Pierrette : Il a une fortune estimée à 50 M de dollars !
Simone : Et il a des héritiers ?
Pierrette : Justement, figurez-vous qu’il a une fille qui a disparue depuis 5 ans. Ils la recherchent actuellement… Je ne vous dis pas le pactole pour l’héritière."
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mai 24, 2012
Rythme scolaire, et demain ?
Focus autour du rythme scolaire et de la récente annonce du nouveau ministre Vincent Peillon soucieux de vouloir modifier la semaine des 4 jours pour les primaires et maternelles. Une annonce hasardeuse, une déferlente sur le net, afin de faire le point voici une entrevue avec Wilfried, que je viens de rencontrer, Community Manager sur des sites et forums éducatifs. (un merci à Ophélie Lacourt pour la prise de contact avec Wilfried)
1/ Wilfried tu connais très bien les médias et les réseaux sociaux, suite à l’annonce de Vincent Peillon as-tu été surpris de la forte prise de position des parents sur l’internet ?
Pas du tout, les tentatives de réformes des rythmes scolaires ont toujours été houleuses et plus particulièrement quand elles remettent en cause l’organisation de la famille. Cette réforme va impliquer la majorité des Français. Il est certain que chaque situation familiale va faire l’objet d’une réflexion : le budget de la garderie, les activités extra-scolaires, le transport, une nouvelle gestion de son temps de travail (la fin du travail à 80 % pour les mamans).
2/ Peut-on parler d’une faute de communication de la part du ministre ?
Je pense que Vincent Peillon a confondu le temps médiatique d’une campagne présidentielle à celui d’un premier ministre. Annoncer une réforme le jour de sa prise de fonction qui aura un impact sur l’organisation de la famille, le financement des collectivités territoriales et peut-être même sur le tourisme du week-end reflète un discours post campagne présidentielle. La réforme de l’éducation nationale est l’une des priorités des promesses de François Hollande et Vincent Peillon a peut-être pensé que cette réforme lui était déjà acquise. Un projet de cette ampleur demande du temps, de la réflexion et de la concertation même si de nombreuses concertations avec les syndicats et les associations avaient déjà eu lieu pendant la campagne présidentielle.
3/ J’ai rencontré un professeur des écoles dernièrement qui me dit que le rythme scolaire c’est surtout d’ouvrir des classes afin de diminuer le nombre d’éleves par classe ?
Il semblerait que tout le monde s’accorde pour affirmer que les enfants sont surchargés par le rythme du travail, des journées trop longues avec des semaines courtes place la France ayant l’année scolaire la plus courte des pays européens. Ouvrir des classes pour diminuer le nombre d’élèves ne supprimera pas le rythme du travail et cela impactera des dépenses budgétaires supplémentaires. Reste à savoir comment ils vont financer les 60 000 postes. L’idée d’étaler la semaine de quatre jours sur cinq est intéressante à condition de changer le calendrier des vacances scolaires. Il faut aussi redéfinir le rôle de l’école. Il serait intéressant de remettre en cause le système de notation et de l’évaluation fondée sur la comparaison et non des objectifs. La priorité doit être mise peut-être sur la compétence et non sur le savoir précis. L’exemple de la Finlande est intéressante : absence d’évaluation entre établissements et d’examens nationaux, une meilleure formation des enseignants et une continuité du programme scalaire entre les primaires et le secondaire.
4/ Aujourd’hui la vie des gens a changé, le travail le samedi de plus en plus répandu, les parents séparés, est-il logique et concevable d’appliquer de nouveau la reprise des cours le samedi matin ?
Le samedi risque de ressembler aux autres jours de la semaine. Pour le père divorcé, il verra son week-end amputer d’une demi-journée en plus du vendredi soir.
5/ Est-il pertinent de penser que l’impact sur les réseaux sociaux est pris en considération par les politiques ?
Les réseaux sociaux peuvent permettre de mieux connaître le comportement de français, de sonder leurs aspirations grâce à des agences de veille et ainsi mieux affiner des projets sensibles. Je ne dis pas que la polémique a été provoquée dans ce but mais c’est une opportunité à saisir afin de dégager les différents profils des internautes et de leurs aspirations. Mon activité est justement de permettre de cibler les besoins d’une entreprise, de gérer sa communication et d’affiner les besoins auprès des réseaux sociaux. Je pense que les politiciens viennent de comprendre qu’il ne faut pas négliger les réseaux sociaux et qu’ils représentent une véritable stratégie de communication.
6/ Je suis absolument contre la reprise des cours le samedi matin, cela aura un impact important dans mon cadre de vie de papa solo, le bonheur du vendredi soir sans se presser et ne pas avoir à gérer le quotidien du matin. Ton opinion personnelle m’intéresse.
Il est certain que pour les couples divorcés, la garde alternée va poser de sérieux problèmes et notamment pour les pères. La distance géographique, le temps de transport et le lever tôt des enfants ne permettra pas de récupérer la fatigue accumulée de la semaine. Je me demande si ce changement de rythme ne va pas encore dévaloriser la place du père dans la société. Les pères ressentent généralement une certaine frustration de ne pas obtenir la garde de l’enfant, de subir les préjugés par les professionnelles de la petite enfance et de l’entourage de la famille. Malheureusement, cette nouvelle organisation risque d’isoler un peu plus la place du père dans la famille.
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mars 24, 2011
Le Shaker en entrevue.
Depuis mon article chez Amstramgram, je suis sollicité par des blogueuses pour parler de la séparation, de la parentalité, mais du côté des papas. Un engouement surprenant je dois l'avouer mais qui s'explique. Tout simplement les papas prennent rarement la parole, et surtout ils ne disposent pas d'une tribune pour parler du quotiden, de la précarité, des difficultés, et des joies aussi.
Emilie, rédactrice web et responsable du blog "la Maison de Mimilie" m'a demandé de participer à une petite entrevue. J'ai accepté après avoir passé du temps sur son site. J'aime ses idées, son style et sa façon developper ses articles. Sans parler de la joliesse d'Emile (ça c'est dit), bon bref je ne pouvais pas refuser.
Voici donc l'article sur "Les regards portés sur les pères célibataires" que je te propose de découvrir. Un article suivi de mon entrevue "Entrevue avec Cyril, papa célibataire".
Un grand merci à Emilie de m'offrir de nouveau cette tribune, et un message perso pour un pote à moi qui souhaite developper un blog pour les papas... y'a faire, lance toi, moi j'ai pas le temps, mais y'a faire !.
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mars 04, 2011
Les papas prennent la parole.
Il est rare que je vienne parler de moi au travers de ce blog. Dernièrement Mistinguett du blog Amstramgram m'a demandé de venir participer a sa rubrique "les papas prennent la parole". J'ai trouvé son idée novatrice, d'autant que son blog est un espace de maman, qui parle de maman et destiné en priorité aux mamans... y'a aussi de la présence masculine j'en suis la preuve. Cette dernière m'a transmis plusieurs thèmes et j'ai décidé de parler des "papas célibataires", un sujet que je connais bien. Voici ma contribution, je vous invite aussi à lire les commentaires en bas de note sur la page d'Amstramgram. Une dernière fois je profite de la remercier car... les papas n'ont pas suffisament la parole...pas toujours.
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Avant de commencer cette note il faut lancer une énorme pavé dans la mare. Être un papa célibataire même en 2011 c'est loin d'être évident, et on est loin du fantasme de l'homme seul qui va pouvoir jouir de la vie... et de ses conquêtes. Être un papa célibataire c'est au départ une rupture, un choix, dans le meilleur des cas des deux côtés. C'est très rapidement une nouvelle vie, un nouveau départ, des bases différentes, un comportement différent avec son ou ses enfants. C'est aussi la peur, le doute de ne plus avoir son être cher, son enfant près de son coeur, une crainte qui une nouvelle fois dans le meilleur des cas va se dissiper très vite.
En effet il faut avancer, évoluer, se battre aussi, trouver un nouveau chemin, et étrangement les enfants dans les moments difficiles vous donnent des ailes et de l'energie. Très rapidement les bases reviennent, on devient un papa en pointillé (mais jamais dans le coeur), elle devient aussi une maman en pointillée... oui car aujourd'hui en grande partie les papas (et j'ai conscience que ce n'est pas toujours le cas) prennent une part importante dans la vie de l'enfant, c'est mon cas, je suis impliqué, je suis habitué à m'occuper de ma fille, dès son plus jeune âge, me retrouver seul pour m'occuper d'elle n'a jamais étais une crainte. Les papas nouvelles générations c'est aussi ça, j'en connais pas mal.
L'autre côté du miroir c'est sa propre vie. Certains qui me liront ne seront pas forcement d'accord et j'ai conscience de ne parler que de mon cas, mais la reconstruction d'un homme qui s'occupe de ses enfants pour refaire sa vie intime n'est pas si simple et si aisé que cela. J'ai toujours étais surpris que l'on me demande une fois connaissant ma séparation « ah bah tu as ta fille tous les 15 jours ! »... non je n'ai pas ma fille tous les 15 jours, non je ne veux pas de cette vie là, non je veux ma fille autant que sa maman, et l'harmonie opère. J'ai conscience que je peux le faire, j'ai conscience d'avoir la chance de bien m'entendre avec la maman, ce sont deux composantes importantes.
Pourtant comme je disais precedement, c'est pas facile d'être un homme impliqué, pas facile d'avoir du temps a offrir à l'autre, car dans une forme d'inconscient un papa c'est tous les 15 jours.... même en 2011.
En conclusion ma rupture était un choix des deux côtés, j'ai conscience et la franchise de dire que c'est aussi un échec car une rupture est un échec, mais le plus important c'est de vivre en harmonie avec ses choix. Au point culminant de ma rupture (tu sais le moment ou tu vas mal !) je me suis pris une claque par ma fille en une seule phrase, en lui demandant si notre séparation ne lui faisait pas trop peur « bah tu sais papa le plus important c'est que tu sois bien »... je vous laisse cette phrase en méditation mais je sais d'avance qu'elle avait tout compris.
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