Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Shake les mots de Lisianne [contribution].

  • Les chroniques de Lisianne #39. Mon retour s'annonce.

    courir,caresse,leshaker,les chroniques de lisianne,trahir,corps,amour,solitude,Il neige chez vous. Ici non. Il n’a jamais neigé d’ailleurs. Une nouvelle fois je me laisse guider au son des vagues, je ne ferais rien de ma journée, encore des heures qui vont passer et pourtant le temps passe si vite. La capitale me manque. De plus en plus. Mon absence pèse lourd. Ma solitude me fait vaciller tous les jours de plus en plus. Ce n’est si simple d’être seule, je le sais, je le savais, je le vis.

    Mon corps est une trahison. J’aime les caresses, la douceur de la peau, me faite attendrir, m’entendre dire que je suis belle, sentir l’autre, juste de la chaleur à côté de moi, compter les heures pour le retrouver, me prendre d’une folie furieuse pour le voir, juste le regarder, me faire jolie, sentir en moi la jalousie, palpiter, penser que c’est possible, rêver, me sentir légère, faire mon regard de tueuse, penser à lui, ne rien faire mais avec lui, me balader sa main dans la mienne, juste un regard, la chaleur de ma peau, me sentir vivante… le corps est une trahison et les émotions aussi.

    Je pourrais trouver un corps. C’est si simple. Mais l’amour sans l’amour, c’est me trahir, une fois de plus. Je suis bien plus forte que cela. Une fois de plus j’irais courir sur la plage, ici je suis seule, personne, je vais pouvoir gueuler, hurler, courir aussi vite que possible, sentir mon cœur palpiter et suffoquer, plus loin toujours plus loin vers la ligne d’horizon. Je vais faire ça. Courir. Mon absence et mon silence c’est pour trouver mon but, mon objectif, mon destin. Il est encore trop tôt, mais j’ai compris, je commence enfin à savoir qui je suis. Loin de ma vie, loin des miens, c’est ma réponse. Ma solitude vient de m’offrir des réponses. Mon retour s’annonce. Et je m’effacerais de cette trace numérique.

    [lisianne]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 0 commentaire
  • Les chroniques de Lisianne #38. Philosophie de vie.

    chewing gum,leshaker,les chroniques de lisianne,envie,philosophie de vie,philosophe,désir,Comment répondre à cette question ? Comment ? Me demander si tu dois encore me publier. C’est question restera sans réponse. Ici, dans cet espace je glisse une empreinte, j’y glisse mon parcours, mes douleurs, mes peines, mes joies, et pourtant je ne me dévoile pas vraiment.

    Tu sais depuis trois ans j’ai une philosophie de vie. Un truc con. Je fonctionne à l’envie. Pour moi et pour les autres. Il ne faut jamais rien attendre des autres. C’est une idée mais il n’est pas simple de s’y conformer, j’ai souvent du mal et puis étant entière j’aime la réciprocité. Pourtant je n’ai plus envie d’attendre les autres. Je suis une communicante, c’est ainsi, c’est comme ça et c’est dans mon ADN.

    Alors je fonctionne à l’envie. Je tranche. Si tu ne veux pas me joindre, pas me voir, tant pis ce n’est pas grave, je n’irais pas courir derrière toi, pour autant je ne viendrais pas te juger, c’est ton choix, ton envie, ton désir, je ne juge pas l’humain, juste une situation. Je fonctionne ainsi depuis quelques années, avec mes amies, avec mes anciennes amies, mes anciens contacts, certains comprennent, les autres… les autres… ils ne se retournent pas, ils tracent la route et au final ce n’est pas pour autant qu’ils reviennent vers moi, pour me donner des nouvelles, entendre le son de ma voix, juste profiter de moi quelques minutes ou quelques heures.

    Et souvent le temps me donne raison, et je déteste ça. Je ne suis pas une femme de certitude. Je n’aime pas les certitudes. Mais le temps me donne raison, l’envie quand elle n’est pas au rendez-vous il ne faut pas la chercher, il faut laisser les gens dans les wagons et quitter la gare.

    Moi, tu vois, je voyage.

    Et toi ? Tu cherches encore à savoir si tu dois me publier… tu le sais bien que tu continueras, tu veux savoir et connaître mon secret et l’épilogue de mon voyage, de mon histoire, de mon parcours. Cette fois le temps ne me prouvera pas que j’ai raison, la raison étant la publication de ma chronique. Je suis du chewing gum Leshaker, comme dirais...

    « Si j'avais le cœur dur comme de la pierre - J'embrasserais tous les garçons de la Terre - Mais moi j'ai le cœur comme du chewing gum  - Tu me goûtes et je te colle »... Brigitte.

    [lisianne]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 1 commentaire
  • Les chroniques de Lisianne #37. Elle est moi "Satan is waitin'"

    leshaker,lisianne,chronique,capitale,retrouvaille,personnage,les chroniques de lisianne,conversation,attraction,charisme,sexy,faiblesse,Elle m’a donné les clés de cette chronique. J’avais le choix de raconter, j’avais le choix de le garder pour moi, j’avais le choix tout simplement. Le choix chez Lisianne n’est pas une option, cela reste programmé, elle savait que je viendrais taper ces quelques lignes ici. Elle anticipe, elle programme, dans une parfaite incertitude. C’est sa force.

    Flashback. J’ai rencontré Lisianne en août 2011 pour la première fois. Elle venait de participer à la rubrique « shake les princesses » sur le blog, petit à petit à force de conversation sur Facebook j’ai décidé de la rencontrer et de lui proposer un projet. Se raconter. Une entrevue, sa joliesse, cette brune, sa vie, le soleil sur la capitale, un beau moment et une envie de sa part de venir se raconter au travers du blog. Premier opus le 29 août. Au fil du temps et des mots Lisianne a fini par fédérer, la rubrique s’enrichissant de nombreux lecteurs. L’écriture était une épreuve pour elle. Je ne le savais pas. Le personnage de Lisianne prenait de l’épaisseur, cette femme écorchée vive mais tellement passionnante.

    Le 14 juin au travers d’une note sur mon blog elle annonce son départ vers une destination lointaine, elle plaque tout, souhaite tout recommencer, se débarrasser d’une vie, n’étant pas dans la confidence je n’en connais pas les raisons. A compter de cette date Lisianne ne cessera de faire perdurer sa rubrique et de me faire courir. Un épisode sur Moscou finira par me faire comprendre son sens de la mise en scène et son pouvoir d’attraction. Un évènement que je souhaite mettre derrière moi et que je viendrais raconter dans une note intitulée pour l’occasion « les limites de l’impudique ».

    Pendant ce temps et encore après elle continuera à me faire parvenir des notes prenant soin de ne pas me donner d’information sur sa destination. Durant ce temps vous étiez nombreux à me faire parvenir des messages que j’ai transmis dernièrement.

    Dernièrement. Le samedi 9 février 2013. Paris.

    Son passage sur la capitale était annoncé, elle avait décidé de me rencontrer, de faire le point, une phase de rédemption, dont je n’étais pas dupe. Elle savait, je savais, nous savions. Rencontrer Lisianne après tout ce temps n’était pas aussi simple. J’étais préparé, disponible, hermétique à son charisme. Elle pouvait arriver. Au loin, belle, souriante, envoûtante, captivante, je détourne mon regard un instant, je vais même jusqu'à prendre mon téléphone pour imaginer une conversation et me donner une contenance. Elle est intelligente elle voit que je suis captivé, je me reprends immédiatement et durant nos trois heures je ne laisserais plus rien transparaître. Discussions, questions, réponses, sourire, silence. Nous avons fait le choix de déjeuner ensemble. J’ai proposé à Lisianne une nouvelle orientation de ses rubriques, proposer d’y ajouter de l’aventure en nous faisant découvrir ses prochaines étapes au travers de photos et de vidéos. Elle verra. J’ai glissé les nombreux messages. Pudeur.

    Elle repartira vers sa destination actuelle, l’Australie. Je ne l’imaginais pas là-bas. En mars elle sera ailleurs. Lisianne me quitte, je garde pour moi notre discussion longue et enrichissante. Elle fait vite le rideau va retomber.

    Elle me glisse un dernier regard. Revient sur ses pas. Glisse une main sur ses longs cheveux noirs, et m’enveloppe d’un baiser.

    Elle est très forte et d’un charisme débordant. Elle connait mes faiblesses (et laissera un sourire parcourir son visage en découvrant cette note).

    [Leshaker]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 7 commentaires
  • Les chroniques de Lisianne #36. Ne pas changer.

    leshaker,les chroniques de lisianne,nostalgie,paris,ne pas changer,mal être,émotions,lisianne,leshaker,Quand j’étais petite j’étais souvent indécise. Une vraie personnalité pourtant, mais je ne savais jamais ce qui était bon pour moi. Au fil du temps j’ai fini par ajuster cette faiblesse. J’étais drôle, amusante, souriante, une véritable Ferris Bueller au féminin. Diplomate aussi, à toujours chercher les raisons d’un comportement, réussir à comprendre l’humain. A force d’observer j’évitais de me regarder. Quand j’ai décidé de franchir le pas vers ce grand départ j’ai organisé et planifié un plan parfait, sans accroc comme dirais Hannibal, sans accroc (enfin presque), une quête vers l’avant pour chercher et trouver moi-même. Puis petit à petit au fil du temps à force de retrouver je me suis perdu dans l’absence et le silence, j’ai fini par me décrocher d’une vie, oublier les mots, oublier mon corps… depuis combien de temps n’ai-je pas fait l’amour et sentir la peau d’un homme contre moi ? De toute façon je m’en fou, la sexualité reste une action très surévaluée, la plupart du temps c’est totalement décevant. Pourtant j’ai du désir. Finalement je ne change pas je suis toujours cette petite fille indécise avec un caractère bien trempé.

    Il m’arrive de m’ennuyer. Rarement. De temps en temps. J’ai commencé à boire, un peu, jamais vraiment, c’est souvent très ennuyeux. J’ai passé du temps à marcher, énormément, j’ai tué au moins dix paires de chaussures depuis mon escapade. Je suis nostalgique, souvent, tous le temps, c’est chiant, nostalgie de mon appartement parisien, de ma demeure feutrée, des bouquins par terre, du verre de vin qui traîne et qui symbolise une vie sociale. Nostalgique mais jamais en manque. La musique me manque ici, toujours ce besoin d’avoir du son pour faire vivre mes émotions, la plupart du temps je n’écoute rien, juste les gens, les voitures, la mer, et moi. Oui moi. Je me parle. Tous les jours. Une discussion soutenue sur différents sujets, les questions et les réponses.  J’en oublie l’actualité de mon pays, je vais profiter de mon passage parisien pour retrouver quelques repères.

    Ah oui Paris, le 9 février. Une journée d’escale. Quelques heures. Ma sœur. Nos retrouvailles. Nos émotions. Instant figé, jardin secret, j’ai hâte. Puis toi. Cyril. Leshaker. Toi derrière ton pseudo que je connais si peu finalement. Te retrouver, te parler, te serrer, t’expliquer, m’entendre, te donner mes raisons, te dire que j’étais si proche lors de ta venue en Russie, si proche, et pourtant si immobile et si muette.

    Plus je cherche à me retrouver et plus je suis seule. Je ne sais pas si c’est bien ou mal. C’est mon destin, mon chemin, je tente d’être proche de mes désirs et mes motivations se signent souvent dans une ligne d’horizon. Le 9 février je serais sur Paris. Le 10 bien ailleurs, très loin, dans un autre univers, une autre civilisation, des odeurs et des sons différents, et pourtant si proche de vous pour écrire. A très vite.

    [lisianne]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 4 commentaires
  • Les chroniques de Lisianne #35. "téléphone maison"

    shake les mots de lisianne,leshaker,pacifique,lien,entrevue,au téléphone,contact,visa,aventure,Je laisse glisser un léger sourire, prendre le temps de m’assoupir, écouter le silence qui règne, me souvenir. J’ai eu ma sœur au téléphone, j’ai eu ma sœur pendant 27 minutes, le temps d’une discussion un petit moment pour nous deux juste elle et moi. Au départ j’étais arrivée guerrière, dans l’idée de briser mon silence de tenter vainement de m’expliquer, de trouver chez elle les réponses dont j’ai besoin, puis les choses se sont « comme souvent » déroulées autrement. Juste ma voix –

    « C’est moi ! »

    Puis le silence, entendre au loin les jeux de mes neveux, les sanglots de ma sœur. Un « c’est moi » à des milliers de kilomètres d’elle, le son d’une voix pour lui redonner l’image d’une sœur pour me retrouver face à elle et non dans cette course que je vis depuis quelques mois. Après les sanglots de ma sœur viennent les rires, quelques mots, la qualité de la conversation est limite mais je m’en fiche y’a juste un bout de fil qui vient de nous relier cela suffit. Elle avait besoin de l’entendre, je lui glisse –

    « Pardonne-moi ! »

    Elle devait l’entendre, loin d’un mea-culpa je me devais de lui dire, le silence et l’absence sont une souffrance dont je mesure aujourd’hui les dégâts, il n’est jamais trop tard. Elle aura le temps de me demander si je vais bien, si je mange bien, si je suis en bonne santé, l’instinct protecteur de ma sœur fait surface, je n’ai pas vraiment le temps de lui dire ou je suis, juste l’idée du pacifique, de cette terre brûlé, volontairement je ne donne pas de détails, il est trop tôt, mon retour doit s’effectuer dans le calme et la sérénité et je ne suis pas encore prête.

    Je laisse échapper un sourire au moment où je raccroche, nous n’avons rien échangé dans les mots mais tellement dans l’émotion. Je suis vivante. Dans quelques semaines je me dois de revenir en France pour des problèmes de visa, accorder quelques temps à des services administratifs et je pourrais de nouveau voguer ailleurs. Le temps pour moi d’accorder quelques heures à l’auteur de ce blog dans la capitale, libre à lui s’il le souhaite d’en raconter l’entrevue. Il est temps pour moi de continuer à tracer cette route, loin de vous, mais tout en gardant les gens que j’aime auprès de moi, donner de mes nouvelles, prendre le temps de vous faire parvenir mes chroniques et de vous donner le goût du départ et de l’aventure. Ici ce n’est pas mieux qu’ailleurs mais c’est loin et c’est l’horizon… et l’horizon dans mon cœur de petite fille m’a toujours fait rêver.

    [Lisianne/Leshaker]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 2 commentaires
  • Les chroniques de Lisianne #34. Ecriture. Lecture. Solitude. Réflexion.

    les chroniques de lisianne,leshaker,noël,solitude,écriture,réveillon,Ce n’est pas vraiment noël ce sont les fêtes. Il faut dire qu’ici les fêtes sont rares, la misère ne donne jamais le sourire aux gens, juste cette petite gamine que je croise tous les jours et qui d’un simple sourire me donne de l’énergie pour toute la journée. Le plus dur ce sont les fêtes, les rues de Paris, ma sœur, ma famille, mes neveux, mes collègues, certaines, ma vie. J’ai eu l’envie de partir pour mieux reconstruire, mieux me retrouver, au final je m’efface même si ici la vie est légère, dans la misère, mais légère.

    L’humain ne parviendra jamais à lutter contre tous ces démons, mon démon à moi c’est l’affrontement, prendre pour une fois les rênes, fermement, m’habiller d’un habit de guerrière, ne pas jouer un rôle, ne plus donner mon sourire de façade pour mieux pleurer une fois la lumière éteinte. J’ai juste une certitude c’est que je ne reviendrais pas maintenant, j’ai envie de mettre le pied dans des endroits reculés, m’enfoncer dans le noir, me construire des souvenirs rien qu’à moi et venir te la raconter un jour, à toi, ma sœur, mes proches, ma famille.

    Soir de réveillon. Ecriture. Lecture. Solitude. Réflexion.

    C’est la première fois de ma vie que je passe un soir de noël loin d’eux, je pensais que cela ne me toucherais pas, une fois de plus je me suis trompée. Même ici au fin fond de la misère, d’un pays en galère, un noël seul est un combat, la nouvelle année viendra m’achever. Il est temps pour moi d’anticiper, de me préparer, le soir du nouvel an je vais le déchirer, le violenter, le torpiller, il ne viendra pas me hanter.

    A l’heure où tu liras ces lignes, j’aurais eu ma sœur, au moment où j’écris ce n’est pas encore le cas, le cœur en vrac, les palpitations à 180. Rien que nos mots, notre émotions, nos silences. 2013 sera l’année de la pudeur, de nous, ensemble, les miens.

    [lisianne]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 2 commentaires
  • Les chroniques de Lisianne #33. Jadis.

    les chroniques de lisianne,leshaker,jadis,trace numérique,flasback,Flashback de 20 ans. Elle est toute pourrie mon histoire, la même histoire, celle de mon départ, celle que tu viens lire ici de temps en temps. La dimension dramatique moins intense, j’aurais certainement annoncé au travers d’une lettre à ma famille mon intention de partir loin de tous, plus difficilement (voir impossible) de mettre en scène ma fuite, laisser des traces de mes sentiments et de mes pensées dans un journal intime que moi seule aurait eu l’audace de jeter dans le feu plus tard.

    Google n’aurait jamais eu la trace de mes faiblesses, mes enfants n’auraient pas eu la joie de découvrir le parcours frondeur de leur mère. Le numérique a remplacé nos désirs créatifs, remplacé nos vies par du virtuel, remplacé notre pauvre vie sociale et tenté de la combler par le biais de nos réseaux sociaux. Mon compte Facebook est actif, il est là bien présent, il existe pour mieux me faire exister au sein d’une communauté. Et pourtant ma photo n’est pas la mienne, mon nom n’est pas celui que je porte depuis toute petite, rien n’est fidèle à ma représentation.

    Rien. Je suis juste ici, là, et ici, peut être là, pas vraiment loin, mais proche quand même, si tu prenais le temps de bien regarder tu pourrais me voir. Ici le temps passe lentement, j’ai choisi la chaleur comme réconfort. C’est compliqué de traduire cette lenteur. C’est compliqué de me relire, compliqué de me comprendre, la trace numérique que je laisse illustre de façon sommaire la femme que je suis. Pour me donner de la consistance il va me falloir trouver un autre moyen pour venir te parler, la vidéo semble être un moyen radical. Et si demain tu me découvrais ?! 

    [lisianne]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 0 commentaire
  • Les chroniques de Lisianne #32. Vous avez dix messages !

    Entre cette chronique et la dernière je viens de vivre 15 jours d’existence. Des jours assez difficile finalement, des décisions, des doutes, de l’action. Des composants que je n’aime pas, un chemin que je m’efforce assez souvent d’éviter. A force de vouloir disparaître la réalité vient de me rattraper. Un besoin, des papiers, un passeport, Paris.

    Paris, aéroport Charles De Gaulle, 12 novembre 14h03.

    vous avez un message,leshaker,les chroniques de lisianne,fuite,abandon,aéroport charles de gaulle,parisJe n’aime pas ma présence ici, je suis l’intruse, je ne devrais pas me trouver dans ce lieu et encore moins dans cette ville pour ne pas dire dans ce pays. Je file dans un taxi. La lenteur de la course me fait prendre le temps et contempler ma ville. Je retrouve des sensations et des émotions. Je ne devrais pas rester très longtemps, renouveler mon passeport sera une simple formalité, récupérer les documents dont j’ai besoin aussi. Mes prochains départs sont le terminus de ma fuite.

    Il va me rester quelques heures dans la capitale. Il ne fait pas si froid et pourtant je porte une écharpe énorme autour du cou. J’ai pris soin de brosser mes cheveux différemment, pourtant j’ai conscience que je ne vais rencontrer personne au travers de ma route.

    Je ne suis pas présente, je ne suis pas ici.

    J’ai gardé dans un coffre quelques "trésors", des choses qui resteront ici mais qui témoignent d’une vie. La plus importante, mon portable. Il est encore actif, il le sera toujours.

    « Vous avez dix messages »…

    Décidément. J’ai eu raison de partir, de tout quitter. Dix messages. J’ai tout quitté depuis des mois et je récolte dix messages.

    Je suis déjà dans l’avion, la chaleur et le soleil seront mon quotidien. J’ai pris soin de brouiller les cartes en ce qui concerne mes mails et les chroniques de ce blog. Le Petit Poucet regagne cette fois-ci sont logis sans semer derrière « elle » des cailloux pour retrouver son chemin.

    Dix messages. Putain.

    [lisianne]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 4 commentaires
  • Les chroniques de Lisianne #31. Contact.

    Au moment où j’écris ces lignes je doute, je pense même que c’est la première fois que j’ai cette sensation en moi. Assise devant mon écran j’ai pourtant envie de t’écrire, sans forcément te raconter des choses, sans forcément parler de moi. Peut-être en moi, au fond de moi, une envie d’exister, c’est malheureux quand même de devoir me traduire au travers des mots et d’un blog.

    Je pourrais hurler, je pourrais foncer, me casser en deux, balancer des injures, frapper, cogner ma tête contre des murs, sauter par une fenêtre, crier aussi fort que possible, que finalement… tout le monde s’en fichent totalement.


    les chroniques de lisianne,contact,prendre contcat,abandon,vertige,le shaker de cyril,océan pacifique,Mais c’est faux, ou plutôt c’est vrai ici même, dans la vraie vie, celle qui n’a rien de virtuelle, celle qui te prends aux tripes et qui te donne la force de lutter et de changer les choses. Ici, chez toi, derrière ton écran, c’est faux, tu me connais et ma fuite au fond donne une impression de vertige et de d’attirance malsaine. Mon recul est sommaire mais en témoigne les mails que Leshaker me fait parvenir dernièrement.

    J’ai repris contact.

    Il fait très chaud ici, plus chaud qu’avant. La misère est souvent ponctuée d’une certaine moiteur, je déambule en robe je suis souvent légère, j’ai l’habitude de l’humain, dans mon travail on m’a toujours appris à le gérer, à modifier une situation de crise, je suis formatée pour cela.

    Je sais aussi que nombreux me détestent, j’ai eu des mails assez consternants, c’est fou de voir que les mots, dans l’anonymat, déchaînent l’Homme, sa haine ou son désespoir…  . Je ne devrais même pas être étonnée.

    Oui je suis là.

    Je cherche depuis quelques jours un moyen, une façon de revenir dans les lignes de cette chronique. J’ai en moi la sensation que cette note sera la dernière, non pas par choix, mais parce que le propriétaire des lieux décide un jour de me supprimer, de m’effacer.

    Ma fuite, cette quête, ce tourbillon n’a de sens que pour chacun d’entre vous. Pour l’heure il décide de me donner cette tribune, le mystère est son point faible, tant que je pourrais le garder, le décider… tu pourras me lire.

    Ici il fait chaud, très chaud, cette après-midi va ressembler à l’autre et à celle de demain. En ce moment je ne fais rien, je cherche, je pense, encore et encore. L’océan pacifique à un don, celui de me donner de la force et de la réflexion. A très vite.

    [lisianne]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 0 commentaire
  • Les chroniques de Lisianne #30. En toi.

    shake les mots de lisianne,le shaker de cyril,partir,poscou,russie,démons,souffert,virtuelQuand j’étais toute petite je passais mon temps à jouer, je m’inventais des histoires, au son de la musique j’imaginais la scène et les spectateurs, je fermais les yeux, le rêve pouvait durer des heures.

    Si j’avais continué sans m’écouter je serais encore en train de rêver, certainement seule, me laissant guider par mes attentes, mes désirs et mes doutes. Aujourd’hui je suis grande dans mon corps mais mon âme d'enfant demeure en moi. Durant des années j’ai voyagé, loin, me laissant guider au travers des nuages, ne laissant des traces qu’au travers des chambres d’hôtels. Je suis ici physiquement avec l’envie de toute mettre à plat, de prendre le temps, de contempler, de jeter un regard vers le bonheur. Cette quête c’était mon envie de Russie, mon envie de départ, cette aventure que je suis venu te raconter de temps en temps.

    Puis…

    Je ne suis pas si vaillante, les démons ne quittent jamais un corps, même loin. Ils sont en moi. C’est donc un précipice qui se dresse devant moi, une volonté de toute effacer pour mieux recommencer. Je vais laisser derrière moi des gens, une famille, de l’amour.

    Si seulement il était simple d’écrire et de t’expliquer. Pour la première fois c’est une véritable torture, disons plus forte que d’habitude.

    Alors je sais…

    Je sais que tu as souffert, que c’est une épreuve. Je voudrais juste que tu puisses comprendre que je devais donner un sens, de l’histoire à l’histoire, donner une consistance aux mots, ne pas me contenter du virtuel au travers des mails, je devais venir graver mon départ et mon absence dans cette tête qui pour rien au monde ne viendra me juger.

    Tu viens de graver mes mots sur les pixels de ton ordinateur, moi j’entendais ton souffle quand tu as  pris cette lettre.

    Le livre se referme mais l’histoire continue. Donne-moi juste du temps.

    [Lisianne/Leshaker]

    Lien permanent Catégories : Shake les mots de Lisianne [contribution]. 7 commentaires