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éphémère

  • Chambre 308.

    éphémère,chambre,hôtel,voyage,couloir,moquette,flolou,leshaker,cyril balayn sur direct 8,instant,blog,invitation,vivre dans les hôtels,Dans une vie que j’ai fantasmé je voulais vivre dans les hôtels. Avoir mon endroit à moi et en changer régulièrement car les habitudes m’assassinent. Me retrouver dans un cocon confortable sans me soucier d’une coupure de courant ou d’un dégât des eaux. Dans ce désir j’arpentais les couloirs car la moquette que l’on retrouve souvent à tendance à me rassurer. Les numéros sur les portes sont aussi un témoignage du voyage. Ce n’est qu’un fantasme je ne vivrais jamais dans les hôtels. Les souvenirs se fabriquent au détour de nos destinations ou avec ma fille nous fermons les yeux pour découvrir notre chambre. On pousse la porte et c’est la surprise. C’est une sensation de bien-être, comme un endroit où rien ne peut arriver ni venir t’atteindre. C’est la suppression de la boite aux lettres et des mauvaises nouvelles. Un espace en dehors du temps comme une parenthèse, une trace éphémère.

    Dans cette vie que j’ai fantasmé on ne pouvait pas me trouver. La chambre d’hôtel reste le seul endroit où personne ne peut savoir où tu vis. Personne.

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  • Comme elle, je pétille.

    pétiller,bulle,bulle de champagne,crépiter,éphémère,leshaker,flolou,cyril balayn,je suis pétillant,s'éffacer,Les bulles viennent frapper le verre, elles se transforment au contact de la saleté, de la poussière, des impuretés. Les bulles se forment, transpercent le fluide, virevoltent et s’effacent à la surface. Les bulles.

    Les bulles de champagne, les bulles de bières, de la limonade, du Coca, de l’Orangina, toutes les bulles du monde entier connaissent le même destin. Elles inondent l’espace pour disparaître. Moi je suis une bulle, enfin je pense. Je me transforme et je crépite.

    On dit de moi que je suis pétillant. Comme la bulle. Je pétille comme elle. A votre contact, toi, toi, toi et toi je me métamorphose. J’imprègne ton espace pour mieux m’y glisser et créer tes souvenirs. De la bulle que je suis, au contact de ta surface je m’efface. Il reste le goût.

    Décidément je me délecte de l’éphémère. Encore plus aujourd’hui… qu’hier.

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  • Éphémère.

    éphémère,leshaker,jadis,enfance,ladyblogue,radio,blog,Quand j’étais plus jeune, vraiment plus jeune, je passais des heures dans ma chambre à inventer des histoires, à rêver, à jouer aussi. Des sentiments et des sensations éphémères. Plus tard je commençais à vouloir créer, l’envie de poser ma voix, l’envie de parler et de placer des mots. Le soir dans ma chambre je faisais une émission de radio, un truc de dingue, des dizaines et des dizaines de numéros. Travailler les rubriques, faire des enregistrements, des interviews, préparer les plages de Pub, programmer la musique, un véritable travail d’équipe que je faisais seul dans ma chambre.

    Le plus sympa c’était d’imaginer les gens qui écoutaient le programme, c'est-à-dire personne. Des émissions éphémères dont je garde seulement la trace dans mes souvenirs.

    Aujourd’hui je blogue. Je ne suis pas si loin de cet enfant que j’étais et qui imaginait son émission. A l’exception que je laisse une trace, que je diffuse, que tu pourras découvrir sans pour autant connaître son auteur. C’est notre génération, cette trace numérique entre les facebook, les twitters et nos blogs.

    Et pourtant.

    Pourtant il ne restera pas grand-chose, je tente souvent d’imaginer si je garderais une trace plus tard de ce blog, si je viendrais le consulter quand j’aurais 50 ans. Un blog c’est éphémère, c’est une trace sur un instant. C’est en venant d’écrire cette note que je viens de comprendre « à ma façon » le titre d’un blog « l’éphémère en continu », il résume parfaitement mon chemin... qui continue.

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  • Les chroniques de Lisianne #11. Ephémère.

    Il m’arrive souvent d’imaginer la vie des gens dans la rue. Au détour d’une rue, un regard, des habits, un comportement. J’imagine la vie, une situation, un endroit. La plupart du temps je dois me tromper, mais ce n’est pas très grave.

    Ce matin il m’est arrivé d’imaginer cela en la croisant. Elle pleurait, elle marchait vite, très vite, perchée sur mes talons j’ai même eu un mal fou à la suivre. J’étais en route pour rejoindre une amie mais je me devais de savoir, de la suivre, c’était viscérale, je ne me l’explique pas. Plus j’avançais et plus je pensais à mon amie qui allait devoir m’attendre mais j’étais comme aspirée par ce besoin de savoir où elle devait se rendre. Heureusement après 5 minutes elle s’arrête nette. Elle ne bouge plus. Elle pleure. Je balance mon petit bout de nez dans une vitrine, avec en alerte mon œil gauche qui ne la quittera pas.

    Elle avance de nouveau. Elle compose un code. Je vais la perdre. Ne jamais savoir où elle va se diriger, ne jamais savoir l’origine de sa peine. En  effet elle s’engouffre dans le hall, je fonce, la porte se referme devant moi. Je bloque sur l’interphone une bonne minute. Doucement je retourne sur mes pas en espérant la revoir.

    C’est fou cette réaction. Cette quête. Depuis ma séparation je dois l’avouer je ne suis pas très heureuse. Ma vie et mes rencontres sont éphémères finalement, l’amour et l’amitié aussi. Je n’ose pas y croire, les choses doivent perdurer, exister, je me refuse à n’être qu’un passage dans la vie des gens. Cela fait trop d’années que je ne suis qu’un passage, une étoile filante.

    Pour une fois je vais changer tout cela, je vais m’incruster, devenir un chewing gum, me coller, m’incruster et me graver au plus profond. Pour toujours, sans me projeter et sans promesses.

    [Lisianne/Leshaker]

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