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charisme

  • 6 New York.

    bitume,humide,paris,6 new york,restaurant,quai,tour eiffel,intermittente,leshaker,shake l'instant,charisme,Lundi j’ai déjeuné avec Géraldine. Une surprise, un sms sur mon téléphone, l’idée de se retrouver pour une rencontre légère, en off, juste à deux. Géraldine est intermittente, une comédienne, elle a joué dans de nombreux films, le dernier en date reste celui de Michel Gondry « l’écume des jours », un beau souvenir au fond de ses yeux. Elle est aussi graphiste, garde les émotions de l’école des Beaux-Arts à l’époque, de sa ville natale Bordeaux. Elle vit de son art, de son métier avec des hauts et des bas, Paris n’est pas une ville facile.

    Nous avons déjeuné au 6 New York, super resto, super ambiance. De loin il est assez facile de reconnaître Géraldine, elle est grande, brune, avec des grand yeux noirs. J’aime son charisme naturel, je suis très réceptif à cela, j’aime aussi sa simplicité et sa voix. J’aime le silence. J’aime son silence.

    Quand tu rencontres une personne que tu ne connais pas, tu as toujours le cœur qui palpite, tu cherches à trouver les mots, à donner un sens au silence. C’est elle qui dirige, elle domine la conversation, moi j’écoute mais j’évite l’envahissement, je garde la maîtrise, avec le temps j’ai enfin réussi à rester mystérieux (juste un peu). Puis elle me parle de son désir pour ce métier, elle parle de la création et de l’envie, juste du plaisir de la vie à faire des choses qui font palpiter le corps et le cœur. J’enchaine sur le blog, sur cet endroit, sur mon manque de vie pour le construire avec plus de densité, pour fabriquer mes souvenirs et les raconter.

    Cette rencontre est une fabrication d’un souvenir, elle trouvera sa place ici. On prendra le temps de se balader le long des quais, de se prendre une belle averse et de se réfugier sous un pont. Elle finira par s’engouffrer dans une station de métro. Juste le temps de sentir une dernière fois son parfum et de la remercier de cette rencontre éphémère. Juste le plaisir d’une rencontre autour d’une table dans un lieu magnifique avec une femme étonnante.

    Je termine ma journée sous le bitume humide. Le temps de regarder la Tour Eiffel une fois de plus et me dire que « décidément » cette ville est tellement magnifique pour les touristes. Cette rencontre m’a donné des émotions, de la force, des souvenirs. J’ai juste le temps de prendre mon téléphone et de capturer Mme Eiffel pour l’envoyer à une personne qui m’est très chère et qui reste le symbole de cette journée… et que je n’ai jamais rencontré.

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  • Les chroniques de Lisianne #37. Elle est moi "Satan is waitin'"

    leshaker,lisianne,chronique,capitale,retrouvaille,personnage,les chroniques de lisianne,conversation,attraction,charisme,sexy,faiblesse,Elle m’a donné les clés de cette chronique. J’avais le choix de raconter, j’avais le choix de le garder pour moi, j’avais le choix tout simplement. Le choix chez Lisianne n’est pas une option, cela reste programmé, elle savait que je viendrais taper ces quelques lignes ici. Elle anticipe, elle programme, dans une parfaite incertitude. C’est sa force.

    Flashback. J’ai rencontré Lisianne en août 2011 pour la première fois. Elle venait de participer à la rubrique « shake les princesses » sur le blog, petit à petit à force de conversation sur Facebook j’ai décidé de la rencontrer et de lui proposer un projet. Se raconter. Une entrevue, sa joliesse, cette brune, sa vie, le soleil sur la capitale, un beau moment et une envie de sa part de venir se raconter au travers du blog. Premier opus le 29 août. Au fil du temps et des mots Lisianne a fini par fédérer, la rubrique s’enrichissant de nombreux lecteurs. L’écriture était une épreuve pour elle. Je ne le savais pas. Le personnage de Lisianne prenait de l’épaisseur, cette femme écorchée vive mais tellement passionnante.

    Le 14 juin au travers d’une note sur mon blog elle annonce son départ vers une destination lointaine, elle plaque tout, souhaite tout recommencer, se débarrasser d’une vie, n’étant pas dans la confidence je n’en connais pas les raisons. A compter de cette date Lisianne ne cessera de faire perdurer sa rubrique et de me faire courir. Un épisode sur Moscou finira par me faire comprendre son sens de la mise en scène et son pouvoir d’attraction. Un évènement que je souhaite mettre derrière moi et que je viendrais raconter dans une note intitulée pour l’occasion « les limites de l’impudique ».

    Pendant ce temps et encore après elle continuera à me faire parvenir des notes prenant soin de ne pas me donner d’information sur sa destination. Durant ce temps vous étiez nombreux à me faire parvenir des messages que j’ai transmis dernièrement.

    Dernièrement. Le samedi 9 février 2013. Paris.

    Son passage sur la capitale était annoncé, elle avait décidé de me rencontrer, de faire le point, une phase de rédemption, dont je n’étais pas dupe. Elle savait, je savais, nous savions. Rencontrer Lisianne après tout ce temps n’était pas aussi simple. J’étais préparé, disponible, hermétique à son charisme. Elle pouvait arriver. Au loin, belle, souriante, envoûtante, captivante, je détourne mon regard un instant, je vais même jusqu'à prendre mon téléphone pour imaginer une conversation et me donner une contenance. Elle est intelligente elle voit que je suis captivé, je me reprends immédiatement et durant nos trois heures je ne laisserais plus rien transparaître. Discussions, questions, réponses, sourire, silence. Nous avons fait le choix de déjeuner ensemble. J’ai proposé à Lisianne une nouvelle orientation de ses rubriques, proposer d’y ajouter de l’aventure en nous faisant découvrir ses prochaines étapes au travers de photos et de vidéos. Elle verra. J’ai glissé les nombreux messages. Pudeur.

    Elle repartira vers sa destination actuelle, l’Australie. Je ne l’imaginais pas là-bas. En mars elle sera ailleurs. Lisianne me quitte, je garde pour moi notre discussion longue et enrichissante. Elle fait vite le rideau va retomber.

    Elle me glisse un dernier regard. Revient sur ses pas. Glisse une main sur ses longs cheveux noirs, et m’enveloppe d’un baiser.

    Elle est très forte et d’un charisme débordant. Elle connait mes faiblesses (et laissera un sourire parcourir son visage en découvrant cette note).

    [Leshaker]

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