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cycle

  • Une Cup pour le nouvel an ?

    [Coline Kifouine]

     

    les princesses,cup,règle,menstruation,sang,tampon,cup,la cup,fille,femme,cycle,coline kifouine,leshaker,flolou,cyril balayn,contribution,la cup,Tu ne m’attendais plus et pourtant me voilà. Oui tu sais bien je suis toujours là où on ne s’y attend pas. Alors toi tu rigoles déjà parce que tu sais qui je suis mais les autres sont déjà en train de pédaler dans le potage. Enfin…

    Nouvel An, voilà une bonne occasion pour s’offrir une petite coupe. Ouep ! Une petite ! Non parce que tu vois, ce qu’on me dit souvent avant de me connaître, tu sais, ceux qui jugent seulement sur l’apparence… et bien ce qu’on me dit souvent c’est que je suis énorme. Enorme… Te rends tu comptes ? Je ne comprends pas bien, je suis pourtant toute petite… et bien plus petite que ce qui les effraie beaucoup moins d’habitude. Ils sont drôle les gens. Et surtout les hommes bizarrement. Oui ça c’est vraiment bizarre… Ou peut-être que je suis en plein complexe d’infériorité et lorsque je me compare je me trouve toute petite alors que… pas du tout. Tu sauras peut être mieux me dire Toi… tu auras une vision juste des choses.

    Laisse moi d’abord me présenter… A l’époque, quand j’étais encore anonyme… j’étais transparente. Basique. Simple et sans chichi. On m’aimait comme ça après tout. Je suis utile alors mon côté fashion… ça restait du détail. D’ailleurs je me demande encore maintenant quel est l’intérêt à me déguiser… Mystère. Je ne suis portant pas de celles qu’on expose. M’enfin tu sais bien, les filles et les paillettes... Et puis tu sais bien comment c’est, il a fallu se moderniser. Je me suis colorée, j’ai eu quelques variations de forme, de taille pour que je puisse m’adapter à tous les âges et être confortablement installée incognito sans gêner personne. J’aime la discrétion. Parce que chez mes copines, y a toujours un truc qui se voit. Moi j’arrive à me faire oublier. Complètement. Ou presque. On pense à moi quand même 2 fois par jour. Sous la douche en général, c’est là que je préfère sortir en toute discrétion et sans déranger personne. Enfin j’attends sagement qu’on m’y invite. Et quand on ne m’y invite pas… je ne suis vraiment pas chiante… je peux absolument tout faire ! Tout ! Et personne ne sait que je suis là ! C’est mon côté ultra malin.

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  • Né au tout début d'une fin.

    generations,cycle,tradition,new age,jeunesse,début,fin,generation,nostalgie,leshaker,flolou,cyril balayn,commencer,1972,né,naître,départ,tradition,Né en 1972. Terminer un cycle pour en recommencer un autre, cela pourrait être notre destin. Ne jamais aller au bout des choses ou arrivant trop tard dans un train filant à tout allure. Faire avec le passé en rêvant du futur. Je suis né en 1972, au tout début d’un cycle pour « peut-être » crever au milieu ou à la fin d’un autre.

    Vivre avec le féminisme, voir les femmes indépendantes, libres, et de temps en temps se faire bousculer par la réalité et se dire que le combat reste encore de mise. Mais vivre avec et se construire autour du respect et ne plus vraiment comprendre les enjeux d’aujourd’hui et que finalement les choses avancent lentement.

    Devenir homme, garder son costume de Superman tout en passant l’aspirateur. Chercher son rôle.

    Être père. Désacraliser la paternité, un papa d’aujourd’hui, qui aime, qui vit, qui observe, qui vibre. Être un père né en 1972. Se débrouiller seul, bousculer les codes, ne pas avoir besoin de l’autre pour faire.

    Sensuellement accepter sa féminité, ne pas la cacher, en jouer de temps en temps, être à l’écoute et de nouveau comprendre que les plus belles histoires se jouent dans les films et bien moins dans la réalité.

    Je suis né en 1972. Né dans un code traditionnel tout en me construisant dans la liberté des corps et de son expression. Au milieu de tout cela trouver ma place, trouver mes repères, anticiper le lendemain, ne jamais me laisser envahir par la nostalgie.

    Je suis né au début d’un tout et au milieu d’un rien. Je suis un homme d’aujourd’hui.

    [credit photo Anna Golitsyna]

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  • Les chroniques de Lisianne #2. Le complexe du cinéma.

    princesses,cinéma,complexe,seule au cinéma,cycle,le shaker de cyril,sereine,solitudeA l'heure ou tu liras ces lignes (enfin si c'est le jour de la publication de cette note) je serais loin, très loin, et autant te dire que cette perpective me comble de joie. Ma direction à décidé de me proposer de nouveau la reprise des vols longs-courrier, que j'avais "stupidement" arrêtés pour me consacrer à ma vie de couple avec le "truc-machin-chose".

    Rien n'a changé durant cette semaine, je suis toujours aussi seule et l'appartement me semble démesurement grand. Une impression fausse tellement il est petit. C'est ma vie qui me semble petite, mes doutes et mes peurs reprennent le dessus, il va donc falloir lutter. Je n'aime pas la solitude. Alors ni une ni deux j'ai décidé de me faire une petite séance cinéma mercredi. Oui mais voila !

    "allo Nathy ça te dis une petite séance ce soir...?"

    "désolé ma belle je suis prise."

    "allo Ludivine ça te dis une petite séan...."

    "tu m'excuses mais les gosses....les gosses...les gosses... a bientôt"

    Finalement Mr destin à décidé de m'envoyer seule au cinéma. Oui cela va te surprendre mais je ne vais jamais au cinéma seule, je sais c'est pathétique mais c'est ainsi. Impression énorme de solitude au moment de l'achat du ticket. Impression énorme de solitude au moment de passer par la case des toilettes (toujours le petit pipi avant !). Et surtout impression énorme de solitude au moment de rentrer dans la salle, toute seule, toute seule bordel !.

    Les gens me regardent, je le sais, je le sens, ils me regardent, me dévisagent, ils se disent "encore une gonzesse qu'est toute seule dans la vie" - "la pauvre personne pour l'accompagner" - "doit pas être facile cette fille pour être seule comme ça !"... l'horreur.

    L'écran fixe "The end", je me lève, fière comme je ne sais quoi, je suis sereine, j'ai passé un agréable moment, j'ai réalisé que la solitude ce n'est rien qu'une impression. Je vais même me surprendre à me ballader dans les rues de la capitale et pour une fille comme moi c'est assez rare (oui je deteste marcher).

    Je suis une princesse qui vient d'affronter le complexe du cinéma et je suis fière de moi.

    [Lisianne/Leshaker]

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