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dad

  • Être père #1 [retour sur].

    Le samedi je viendrais faire vivre de nouveau une note. A moi de piocher dans les archives et dans un texte de la semaine du 16 au 22 mars 2014. Le tout premier opus d’une rubrique qui me tenait à cœur, des rencontres, des dialogues, des émotions, être père #1. Un an déjà. C’était le 18 mars 2014, ici. [Et aujourd’hui]. Joint au téléphone Dominique va bien, il n’a pas eu la mutation mais a décidé en juin dernier de se rapprocher de ses enfants. Il travaille dans un autre domaine et s’organise autour d’une garde alternée.

     

    Dominique 37 ans papa d’Enzo (7 ans) et Louise (10 ans). Grenoble.

    être père,parent,papa,solitude,father,dad,séparation,garde alternée,entrevue,interview,rencontre,flolou,cyril balayn,leshaker,retour sur,Comment tu profites de tes enfants Dominique ?

    C’est la galère depuis deux ans. Je suis loin, 145 kms de séparation. Je n’arrive pas à me faire muter proche de mes enfants. Je ne suis pas prioritaire, pas en couple, je ne rentre pas dans les cases. Je m’organise sur un week-end sur deux, bonjour les kilomètres, et les vacances le plus possible. J’ai la chance de bien m’entendre avec la maman c’est un avantage avec cette vie.

    Passage par la case « tribunal » pour bien mettre en place les droits de chacun ?

    Bien non ! J’ai pas une très grande opinion des avocats et de la justice surtout dans les affaires de séparation. J’ai tendance à penser que c’est le bon sens qui doit l’emporter. Mettre son égo de côté pour le bien-être des enfants. Je sais qu’on va dire que j’ai de la chance de bien m’entendre avec la mère et c’est une vérité, mais je m’efforce de faire en sorte que cela soit possible. Nous parvenons à nous arranger c’est le principal si ce n’était pas le cas malheureusement…. Pour certains c’est la seule solution j’en ai bien conscience.

    Tu regrettes cette séparation ?

    Humainement non. Dans ma vie de tous les jours oui. Enzo et Louise se construisent autour de ça. On a tendance à penser que c’est mieux que des parents qui restent pour le pognon, le confort ou parce que c’est comme ça… faut du courage pour se séparer et affronter cet échec.

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  • Les pères et la rentrée #3

    Trois portraits avec des papas "solos". Des pères vivant la rentrée scolaire. Des joies, des peines, des émotions et des différences. Un grand merci aux papas.

    Rencontre avec Luc, 46 ans (Lisieux), papa de Téo 11 ans et Anna 14 ans.

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    On va tenter de rester pudique (ce n’est pas vraiment à la mode en ce moment), mais la mère des enfants est décédée d’une longue maladie. Trois ans déjà. C’est un chaos énorme dans ma vie et celle des enfants. Je respire depuis quelques mois seulement.

    Et cette rentrée ?

    Une bien classique pour ma fille qui commence son année de troisième au collège. Première année dans le même établissement pour mon fils, sixième, une nouvelle école, un nouveau départ, je suis heureux de le voir grandir et « heureux ».

    Tu es un papa attentif dans les leçons, la réussite scolaire ?

    Comme nous tous je pense, ni plus ni moins. Je ne suis pas un adepte du premier de classe, ce n’est pas mon style et pas ma vision des choses. Etrangement au décès de ma femme j’ai eu peur pour l’échec scolaire, nous étions (et moi le premier) dans un chaos permanent, a bien y réfléchir je ne sais pas comme j’ai fait pour sortir la tête de l’eau. J’ai eu la chance d’être particulièrement épaulé par la famille. Comme je disais j’ai eu peur de l’échec mais les enfants se sont réfugiés dans les études. Un moyen d’exorciser la douleur.

    Tu étais présent pour la rentrée au collège de ton fils ?

    Oui moi et ma sœur. Ce n’est pas une substitution mais mes sœurs (j’en ai trois) ont un rôle important depuis le décès de ma femme. Cette présence féminine est importante pour mes enfants finalement. Elle ne comble pas la douleur mais elles sont des femmes et je tente d’y ajouter une forme d’harmonie. L’équipe pédagogique est aussi très à l’écoute de ma fille (puis prochainement de mon fils) avec cette situation. C’est une chance supplémentaire. On n’a pas le choix, il faut avancer, c’est notre devise.

    Entretien téléphonique réalisé le 3 septembre

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