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distance

  • 12 ans.

    Ma fille vient de prendre aujourd'hui. 12 ans. Putain. En même temps si heureux de la voir évoluer. L'occasion de sortir de la cave cette note de mai 2014 qui résume assez bien ce que te ce que je suis et ce que je ressens.

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    Parce que l’absence.

    Parce que le silence.

    Parce que tu cherches les bruits, les vêtements par terre, Gulli ou Disney Channel qui résonne.

    Parce que l’odeur.

    Parce que cette chaleur qui frôle sur toi.

    Parce que la voix, la peau et les rires.

    Parce que cette énergie en toi, cette sensation que tout est possible.

    Parce que le plaisir, les joies et les peines, la vie.

    Parce que tu cherches à poser ton regard.

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  • Courrier des lecteurs #6

    [message facebook du mercredi 9 avril - Carole L.]

    courrier des lecteurs,message privé,papa solo,parentalité,père,absence,loin,distance,flolou,leshaker,cyril balayn,lecteur,"Je me permets de t’adresser ce message suite à ta note sur (Être père #2). Je reste toujours étonné face à des entretiens qui ne vont pas au bout des choses. Evidement à la première lecture on ne peut que s’émouvoir face à la détresse de cet homme mais les informations et les questions ne vont que dans un sens. Moi j’aimerais plus d’infos, que tu évites d’éluder certainement consciemment des parties qui pourraient donner un autre sens à la lecture et à la compréhension de l’histoire. Pourquoi cette femme est partie ? Ton idée est plutôt pas mal mais la forme est hasardeuse et j’ai bien peur que les prochains portraits viennent s’ajouter à ce que je pense de celui-ci. Avant de de faire pleurer dans les chaumières tu devrais mieux orienter tes entretiens."

     

    Ma chère Carole tout d’abord je ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières, c’est donc ta propre interprétation. Je n’ai qu’une seule volonté parler de la parentalité, je trouve que la parole des pères est « relativement » absente de l’univers 2.0 Au travers de ce thème je tente modestement de faire un focus sur l’absence de l’enfant face à la séparation. L’histoire de Thierry est une représentation de ce thème. Il faut donc aussi garder une forme de neutralité. Son témoignage peut aussi toucher certains, il fait référence à notre intime et à notre rôle face à nos enfants. Mais je n’ai pas la volonté d’émouvoir.

    J’ai passé quelques temps à trouver des témoignages différents, j’ai eu la chance de contacter 47 « papas » dernièrement et j’ai retenu la dizaine qui viendra s’ajouter toutes les semaines sur le blog. J’ai fonctionné au feeling. Tout simplement et tout bêtement. Je l’accorde je ne suis qu’un playmobil dans un lavabo face à ce débat si passionnant.

    Au travers du témoignage et des zones d’ombre, tente d’assimiler l’absence et de faire vivre cet enfant loin de la présence d’un père… et bien évidement de garder ta neutralité. Logique. Les histoires que je vais présenter ne sont que des moments de vie. Juste ça.

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  • Être père #2

    Le mardi au sein de cette rubrique vous allez découvrir dix portraits de pères. Des gens différents, des situations différentes, des galères, des joies, des concessions et du bonheur aussi. Merci à eux.

    Pour ce second opus je suis allé voir un papa que je connaissais déjà, j’avais au sein d’une note évoqué cette rencontre puissante et dérangeante #distance. Focus sur Thierry (Créteil),  37 ans, papa de Manon 12 ans.

    papa solo,distance,chine,père,être père,célibataire,séparation,souffrance,seul,flolou,leshaker,cyril balayn,entretien,déprime,justice,cyril balayn,être père,papa,Thierry nous nous sommes déjà rencontré, je connais ton parcours, résume nous la situation.

    J’ai 37 ans et j’ai rencontré une femme avec qui j’ai eu le désir de faire un enfant. Une petite fille Manon. Quand ma fille a eu trois ans la maman est retournée dans son pays d’origine. Depuis j’ai plus de nouvelle. Je sais que ma fille à 12 aujourd’hui je comptabilise 9 années de séparation.

    Juridiquement rien à faire ?

    Le pays en question c’est la Chine. Autant te dire que c’est compliqué et que l’ambassade a un mal fou pour m’aider. Des procédures je dois en avoir des tonnes dans mes archives, mais y’a rien, rien ne bouge, rien, je vais pas mentir je ne crois en rien en la justice actuellement elle ne pourra plus m’aider.

    As-tu fait le déplacement là-bas ?

    Bien évidement et plusieurs fois. J’ai tenté de mettre la main sur mon ex-compagne mais je perds sa trace à chaque fois. La belle-famille ne m’aide pas et je suis très mal reçu en général. La situation à souvent dégénérée d’ailleurs. Les autorités sur place prennent pourtant les plaintes, j’avais un peu la sensation d’être entendu et écouté mais rien n’a bougé, je ne sais même pas si elle est vivante. Mon dernier voyage remonte à trois ans.

    Et les détectives ?

    Ils perdent la trace car elle ne fait que bouger. Le dernier parcours que je connaisse remonte à deux ans. Aujourd’hui tout est suspendu car j’ai des gros soucis financiers à cause des nombreux voyages, des détectives et des frais juridiques. Je suis complètement bloqué, la famille aussi, cette histoire nous à tous mis dans une situation très délicate. Je souffre pour mes parents qui vieillissent et dont la situation ne fait que les tuer à petit feux.

    En écoutant ton témoignage je me demande comment tu fais pour tenir, pour avoir encore l’espoir de la revoir et de la serrer contre toi.

    Si tu savais. Ce n’est pas vivre c’est subir, c’est très différent. Depuis cette histoire j’ai perdu le goût, c’est un truc incroyable ça. Le corps lui aussi me dit qu’il n’est pas content. Les médicaments me tiennent debout et calme ma haine. J’aimerais bien arrêter pour tout défoncer mais j’ai besoin de dormir. Au tout début de cette histoire je n’ai pas fermé l’œil durant deux ans. Deux putains d’années à me réveiller toute les nuits. Je veux plus revivre ça.

    Dans cet enfer que tu vis tu as déjà pensé… au pire ?

    Plusieurs fois sans vraiment passer de l’autre côté. Je me dis qu’un jour je la retrouverais. Ma crainte c’est qu’elle va oublier mon visage, mon obstination pour la retrouver si ça se trouve elle n’en entendra jamais parler. De temps en temps je fini par me dire qu’il faut tourner la page, je tente de prendre quelques minutes de bonheur mais dans l’instant je plonge. Je sais pas combien de temps je vais tenir. Je suis un père avec des médocs pour ne pas penser. T’as vu ça c’est une putain de vie. Une putain de vie de père.

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  • A distance.

    leshaker,distance,loin,absence,kms,cyril balayn,flolou,a distance,distante,fantasme,rêve,virtuel,être loin,tu manques,Je pense à toi à distance. Je t’aime à distance. Tu es si belle à distance. Tu me fais rêver à distance. Tu es si distante depuis notre distance. Je rêve de toi, hier avec toi, ballade dans mes bras, les mains dans mes mains, un bord de plage en horizon, les galères dans le dos et les désirs en pleine tronche. J’aime ton univers à distance, les mots aussi, ta sphère et tellement proche de moi et de ce que je suis. J’imagine. Finalement t’es si proche dans ton lointain. Si tu étais à côté de moi je te sentirais lointaine.

    Je ne rêve pas de te retrouver j’aime juste t’imaginer. Je ne souhaite pas venir vers toi mais juste le souhaiter. Je rêve de toucher ta silhouette si lointaine, de te sentir au téléphone, de sentir la chaleur de tes mails. Faisons l’amour à distance. J’aime rêver l’odeur de tes cheveux. L’odeur de ton corps. Je suis le compagnon idéal de cette distance.

    Pourtant je te connais, le curseur de la sensation virtuelle est difficile à placer. T’es juste loin. Et c’est ce loin qui me passionne, qui me frissonne et m’emprisonne, ce loin que je fantasme et que je vampirise. Sucer ton sang 2.0

    Derrière nos lignes internet.

    Je me fiche de cette distance, du loin, de ce que je ne pourrais pas toucher et capter, laisse-moi imaginer et fantasmer, donne-moi le temps de capturer le virtuel. L’important c’est de ressentir.

    Debout et les bras en croix je me laisse glisser en arrière. Vous êtes derrière ? Retenez-moi.

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  • Définitions #84.

    définitions,paris dernière,sylvain tesson,madiba,selfie,grise,usé,parentalité,distance,leshaker,flolou,cyril balayn,boobs,gros seins de miss,Boulette : Je viens d’apprendre que Sylvain Tesson devait remplacer Philippe Besson dans Paris Dernière pour finalement laisser la place à François Simon (de nombreux ON). Sylvain Tesson, ce mec que je vénère que j’idolâtre, mauvais choix. Bref.

    Attitude : Mon chat est un petit gros batard.

    Boobs : Miss Côte d’Azur gagnante.

    Madiba : Ce n’est qu’un simple lien mais il traduit fortement la position des médias dans le monde. Une forme de vérité sur la fameuse photo « Selfie » lors des obsèques de Nelson Mandela. #lelienici

    Rencontre : Soirée en compagnie d’une élue. Je vis dans un département figé, sans ouverture d’esprit et raciste. Ce n’est que ma vision mais j’ai compris le sens des mots de mon interlocutrice.

    L’humain : Miss France fraîchement élue se retrouve dans la turbulence des tweets allant du plus raciste au plus plus plus raciste. Et si un jour on fermait le robinet à connerie ? L’anonymat sur le net reste de toute évidence le débat le plus important à ce jour.

    Couleur : Elle n’est jamais grise, toujours blanche ou noire. C’est ce que j’aime chez elle.

    Usé : Je suis rentré de ma rencontre de lundi dernier usé et fatigué. Certainement ma faute de ne pas prendre de distance. Petit à petit je commence à prendre de l’expérience. Quand j’ai travaillé en prison je parvenais à marquer cet espace, la parentalité est dans mes yeux et mon intime une surface plus glissante que je dois dompter. #notedistance

    Santé : J’ai les mains d’un mec de 41 ans et de loin j’ai toujours 20 ans.

    Inconscient : J’ai rêvé que j’étais attaqué par des gorilles. Une explication ?

    Photo : Les yeux de ma fille prête à faire son premier train fantôme…  première confrontation avec la peur. J’y vais-j’y vais pas-j’y vais-j’y vais pas ? Prochaine tentative ce week-end.

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  • Distance.

    aide aux pères,parentalité,distance,séparation,leshaker,cyril balayn,flolou,père isolé,solitude,papa solo,9h00. Direction Boulogne Billancourt. 09/12/203. J’ai rendez-vous et je suis déjà en retard. J’ai bien préparé l’interview que je dois présenter dans quelques minutes, celle que je devais préparer dans la semaine et que j’ai commencé et terminé dans le train le jour même.

    Carole est prem’s, comme d’habitude. Carole c’est la journaliste avec qui je travaille le lundi depuis trois ans maintenant. 31 ans. Brune, classe, toujours aussi belle, mariée et un enfant. J’aime cette fille car elle me laisse du terrain, elle me guide souvent et j’apprécie de l’observer dans son métier. Son métier elle m’en parle régulièrement, les galères, les souffrances de la presse, les rêves à l’école de journalisme, la réalité du terrain. Sans rentrer dans les détails elle et moi nous travaillons pour un magasine connu sur le thème de la parentalité. Le lundi. Uniquement le lundi. Je ne suis disponible que le lundi. Les autres jours  je me fais chier… ailleurs.

    9h30. 30 minutes de retard. Le café est bon, le café est chaud. Présentation d’une association  d’aide aux pères. Des histoires lourdes, difficiles, des conflits, des séparations. Nous devons rencontrer Thierry, un homme de 37 ans qui n’a pas vu son enfant, sa fille, depuis 9 ans. Une rencontre, une histoire d’amour, un enfant, puis une séparation et le départ de la maman et de l’enfant dans son pays d’origine. La petite Manon a 12 ans aujourd’hui. Il me présente rapidement les photos de sa fille, les quelques clichés d’une vie jusqu’aux trois ans, date de la séparation. Je commence l’entrevue, besoin de connaître son parcours, les réussites et les échecs de son combat pour récupérer sa fille.

    Je l’écoute. Je m’enfonce dans son regard. Parole d’un père qui reflète celui que je suis. L’émotion me gagne, je garde le cap, son histoire est émouvante, les départs là-bas, les détectives privés, les complexités avec les ambassades, l’argent (le nerf de la guerre)… putain. Impossible de ne pas s’émouvoir et pourtant je devrais. Je pense à ma fille. Le visage de Lou (ma fille) me transperce, il est en surbrillance durant cette entrevue. J’ai tellement de chance de la sentir régulièrement, tellement de chance… Je garde le cap.

    Il est calme, ses réponses sont de l’or, il va passer un long moment à m’expliquer le présent, son combat au sein de cette association pour aider les autres, pour aussi combler le vide. Il va évoquer sa solitude, celle d’un homme sans une seule palpitation, sans reconstruction, se surprendre lui-même à ne plus rien ressentir.

    Nous touchons à la fin de l’interview. Je lui demande ce qu’il attend pour cette nouvelle année à venir (je cite)  - « je m’attends rien, plus rien du tout, je continuerais à croire, mais c’est un océan d’abandon, je ne suis qu’un étranger dans les yeux de ma fille. Finalement j’attends la mort, tu sais celle où tu fermes les yeux et où tu es vraiment au repos… »

    Silence.

    J’ai perdu le cap. Il trouvera la parade en me tapotant le dos et esquissant un sourire vers Carole. La journaliste me rappellera le devoir de distance. Mais comment faire ? (je la cite) -  « j’ai vibré aussi, bien évidement mais ne laisse jamais trahir ton regard, ne t’enfonce pas dans celui des autres garde ta neutralité… »

    Belle expérience. Je sais qu’il lira ces lignes merci à lui de m’avoir laissé l’accord de transcrire notre rencontre. Je n’oublierais pas.

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