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divorce

  • J'ai décidé de ne pas m'y faire.

    départ,solitude,loin,papa solo, maman solo,parentalité,père,mère,divorce,séparation,silence,le silence,bruit,anticiper,flolou,leshaker,cyril balayn,Il y a ceux qui aiment le silence et ceux que cela angoissent. Il y a ces moments ou pour réfléchir, prendre ton temps et faire le point tu as besoin d’un silence profond, long et puissant. Il y a ces moments ou pour te sentir vibrer et palpiter tu as besoin du son dans tes oreilles, puissant lui aussi. Cet instant où tu laisses guider tes rêves ou l’instant suffit à te donner de l’énergie et l’envie de continuer. Il y a aussi des silences que tu combles en parlant seul, pour donner du relief a une solitude. Il y a aussi le bruit autour de toi que tu n’entends plus vraiment, c’est un vacarme, un chaos.

    Puis il a le silence. Le silence. Celui qui t’échappe et que tu ne peux pas combattre. Tu as conscience qu’il va venir te ronger alors tu commences à ranger autour de toi, tu évites de faire traîner des jouets, des livres et même une assiette ou un bol. Tu effaces les traces d’un passage. Ce n’est pas pour oublier, c’est pour éviter que le silence ne soit trop fort une fois de plus. Avec le temps tu ne t’habitues pas à ce départ spontané, tu ne t’habitues pas à perdre ce rire et cette joie qui était si proche de toi. On ne s’habitue jamais. On compose et on anticipe tout simplement.

    Quand elle part pour revenir très vite je range. Je n’oublie rien même les plus petits détails, pourtant je sais que quand je franchirais la porte juste après son départ un vent de solitude va venir souffler sur les murs. Je m’occupe, je bouge, je tente d’éviter de penser. Avec le temps ont fini par se connaître et on fait face à ce silence. J’ai décidé de ne jamais m’y faire, j’ai décidé de ne jamais dire que je m’habitue. Les papas, les mamans, solos ou pas on ne fait que composer, qu’anticiper. Rien de plus.

    Et on est heureux. Et ce silence en question on l’emmerde.

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  • Mais dis-le-moi !

    [Emilie Daffis]

    féminisme,couple,parler,communiquer,discuter,conversation,couple,divorce,humeur,se remettre en cause,flolou,leshaker,cyril balayn,querelle,s'engueuler,emilie daffis,mais dis le moi,communication,Au lieu d’attendre, au lieu de te dire que je vais deviner, au lieu de péter un câble parce que tu n’en pourras plus.
    Dis-le-moi que j’ai dépassé les bornes, quand j’ai fait ou dit quelque chose de mal.
    Je ne suis pas une femme parfaite, je ne pense pas à tout, je ne devine pas tout le temps ce qu’il peut se passer chez l’autre.
    Oui je peux observer, voir que parfois j’ai peut-être fait une connerie, je me rattrape dès que je m’en suis aperçue.
    Mais mais, il y a des fois, je ne vois rien et n’entend rien. Il y a parfois ce moment où j’ai besoin de regarder mon nombril, de me recentrer sur moi et rien que moi. Suis-je égoïste peut être et alors ?
    Ai-je ce droit de ne pas être disponible, oui. Et ce droit je le prends, c’est mon devoir de m’aimer un peu et ça me fait du bien.
    Par contre dans ces moments-là, j’avoue, je peux en faire des bêtises, je peux oublier un anniversaire, je peux oublier de téléphoner, je peux oublier des rendez-vous.
    Je peux aussi ne pas être du tout à l’écoute, trop dans mes propres pensées pour entendre ce que je devrais entendre.
    Loin de moi l’idée de vouloir intentionnellement faire du mal, quoique peut-être…
    Tu attends que je devine mes propres bourdes, mais y a des fois et bien je ne peux pas.
    Mais je crois que c’est à toi de me dire ce que tu ressens, de ce que j’ai pu faire ou ne pas faire, de ce qui te blesse.

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  • Maman solo jette un oeil sur papa solo #3

    Dernier opus de cette série. Un grand merci aux mamans. Entrevue #1Entrevue #2

    Rencontre avec Jennifer 33 ans (Creteil), maman de Marion 6 ans.

    parents,célibat,papa solo,maman solo,solitude,divorce,parentalité,burn out,solo,flolou,leshaker,cyril balayn,papa,père,mère,être père,Alors, il est comment ce papa solo ?

    Loin, très loin. Je vais casser les codes et désolé par avance mais j’ai un mal fou à me retrouver dans la définition du terme « solo » autant pour les mères que les pères. Je ne suis pas complètement folle je sais que cela fait référence à notre célibat, à nous retrouver qu’un et plus deux. Mais pour moi le terme ne fait pas référence à cette réalité. Je suis en effet une maman séparée, qui a un fils, mais ce dernier à un père, présent… comment donc définir le terme de « solo » ?

    Se trouver seul(e) avec l’enfant, gérer les émotions seul(e), développer une vie différente empreinte d’une « solitude ».

    On n’est pas vraiment seul Cyril. J’ai une amie qui est une maman solo au sens noble du terme. Elle vit près de chez moi, loin de la famille, le père a démissionné, elle est donc véritablement seule pour se gérer et élever son enfant. Moi ce n’est pas le cas. Je suis seule et j’ai bien conscience que cela m’a changé, je dois faire face différemment mais j’ai le père qui est présent et cela modifie considérablement mon comportement avec mon fils. Le « attention je vais le dire à papa » c’est une devise chez nous.

    Cela sous-entend une bonne entente entre les parents et tu sais que ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

    C’est vrai. Mais la présence du père est essentielle. C’est le terme « solo » qui ne me convient pas et je cible mon discours dans ce sens. J’ai bien conscience que la mésentente ne facilite pas l’échange et l’éducation. Je le sais. Mais si le père est présent, cela va terriblement modifier le développement de l’enfant et notre propre comportement. Je ne suis pas en guerre mais de temps en temps j’en ai un peu marre d’entendre le discours des gens qui viennent balayer d’un revers de main la présence de l’autre.

    « Solo » c’est aussi se retrouver dans des plaisirs que la séparation procure. En ce qui me concerne j’aime voyager avec ma fille, je suis un papa solo, et c’est un bonheur indescriptible d’être seul avec elle, loin, je ne souhaiterais pas renoncer à ce plaisir.

    Encore une fois Cyril, c’est le terme mais je comprends ton propos. Prenons un exemple. Si tu vivais en couple à ce jour, tu serais dans la délectation de ce moment que tu as connu et dont tu ne souhaites jamais renoncer. Mais tu pourrais le vivre en étant en couple. Ce n’est qu’un moment, un échange, un truc qui fait partie du jardin secret et qu’on ne souhaite partager avec personne. Ta fille à une maman, présente, par définition tu n’es pas véritablement solo, comme moi. J’en profite pour saluer les mamans et les papas qui sont seul(es), totalement. 

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  • Maman solo jette un oeil sur papa solo.

    Premier portait d’une « maman solo » qui vient nous donner sa vision d’un « papa solo ». Comme vous le savez mon envie, mon désir, mon souhait c’est de ne jamais rentrer dans les clivages, les codes, nous définir, les hommes et les femmes, comme des parents, tout simplement. Je voulais remercier Carole, ma fidèle, grâce à qui les portraits prennent corps au sein du blog. Voici le premier témoignage des trois (la suite jeudi et vendredi).

    Rencontre avec Gaëlle, 38 ans (Cherbourg), maman de Lucie 12 ans et Sophie 8 ans.

    père,papa solo,maman solo,séparation,solitude,célibataire,parentalité,parents,enfants,divorce,flolou,leshaker,cyril balayn,sacralisation,mère,shake les daddy's,Gaëlle, si je te demandais de me définir un « papa solo », serait-il totalement différent de toi ?

    Pour moi oui. Je ne vais pas rentrer dans les grandes lignes mais mon parcours de vie ne tisse pas un profil idéal de l’homme. Notre père nous a abandonné (j’avais 9 ans), moi mon frère et ma sœur. Je pense que je suis encore marquée par cet abandon et c’est certainement la cause de ma séparation. Heureusement maman était là, elle, et ce n’était pas facile seule de gérer trois enfants. J’ai tendance à penser qu’un père ne gère pas aussi bien.

    Le père de tes filles est portant lui aussi un « papa solo », il est présent dans la vie des enfants ?

    Il est en couple depuis un bon moment. Notre système de garde est d’un week-end sur deux et moitié des vacances, c’est déjà très suffisant. Il n’est pas très présent, son investissement avec les filles est très léger. Je pense que cette situation l’arrange et que cela lui permet de faire sa vie autrement et avec une certaine liberté.

    Investissement, présence, un week-end sur deux… lui as-tu laissé la place de père véritablement ?

    (Gaëlle ne répondra pas à cette question qu’elle juge trop intime et hors-sujet)

    Au-delà de ton histoire, la présence d’un père pour tes filles reste nécessaire ?

    Au fond oui. Je n’ai pas envie que le lien se coupe. On va dire que le système de garde que je vis c’est déjà bien assez. J’ai tendance à me construire et à éduquer mes filles seule. Le père n’est qu’une option. C’est comme ça.

    Peut-on alors parler de « sacralisation » de la mère ?

    Peut-être oui, l’idée ne me dérange pas.

    Pourtant les « papas solos » sont présents, solidaires, eux aussi connaissent les difficultés que tu vis.

    Certainement. Je n’en connais pas vraiment. Les femmes sont solidaires, les blogs sur les « mamans » j’en connais des tas, on partage nos idées, nos humeurs, nos galères, c’est assez intéressant de voir et de comparer nos difficultés. Je crois que les papas se regardent moins entre eux.

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  • Cyrille De Lasteyrie aka Vinvin en entrevue.

    Comme une évidence. En dehors du web, des émissions à la télé, de l'artiste, je ne connais rien de Cyrille De Lasteyrie. Mais comme une évidence, cet homme déborde de sa parentalité et de son humanité. Je ne pensais pas un seul instant que ce dernier prenne le temps de la lecture (je l'ai invité à découvrir les anciens portraits) et encore moins à me répondre. Et pourtant, Vinvin en entrevue c'est maintenant. Un immense merci à lui. Une dédicace aussi à celle qui m'a insufflé cette idée et qui se reconnaîtra.

    Pour info Cyrille De Lasteyrie joue actuellementt son seul-en-scène, mis en scène par Michèle Laroque du 9 octobre au 3 janvier 2015, à la Comédie des 3 bornes, Paris.

     

    Cyrille De Lasteyrie (Paris),  papa de Pikacha 11 ans et Jean-Zorro 13 ans.

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    J'ai trouvé ces textes touchants, et naturellement je me suis dit que j'avais de la chance de n'être ni divorcé, ni veuf, ni éloigné de mes enfants. Une sorte de Highlander de la paternité dans un monde complexe. J'ai beaucoup aimé leurs témoignages pleins de simplicité et de sincérité. Pour être honnête je crois que les pères ne s'intéressent pas beaucoup aux autres pères... En général nous sommes plutôt attentifs aux regards que posent les mères sur notre présence dans la cour d'école. Peut-être sommes-nous toujours en mode séduction animale, comme des lions dans la meute... Alors les autres lions papas, on trinque avec eux à la fête de l'école mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

    Tu es un auteur, tu évolues dans la création, ton rôle de père influence-t-il tes textes, ta liberté, les thèmes que tu abordes ?

    Pas du tout à ce jour. En réalité j'ai établi une frontière de protection entre mon boulot et ma paternité. Peut-être parce que je n'y vois rien d'exceptionnel à raconter pour le moment, mais surtout parce que je les protège. Je ne veux pas qu'ils servent mon travail à leur insu. De manière générale, je suis très prudent, je ne joue pas avec leur identité. Vous noterez d'ailleurs au passage que mes enfants ne s'appellent pas vraiment Jean-Zorro et Pikacha. Là aussi, je les protège...

    Tes enfants, regardent, suivent, le papa Vinvin sur le net ?

    Oui, ils surfent de temps en temps sur mes conneries et se moquent tranquillement de moi quand je rentre. Ils ont l'habitude et ça ne les secoue pas plus que cela. Ils ont davantage été marqués par mon passage à la scène, avec l'idée que des gens se déplacent pour voir leur papa jouer. Là ça prend une autre dimension pour eux. Quand c'est sur écran, c'est de la blague comme Norman ou Cyprien. Quand c'est en vrai, là ça rigole plus...

    Être père, est-ce un rôle que tu as fantasmé plus jeune ?

    Je ne l'ai pas fantasmé du tout. Je m'imaginais juste plus vieux avec des emmerdes. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu. Je plaisante... Mais vraiment je n'imaginais rien. c'est tombé comme ça, comme tout le monde, et j'ai appris sur le tas. Je surkiffe être père et je donnerais ma vie pour eux. Point.

    Ton dernier délire, ta dernière folie avec les enfants ?

    On a habillé le clebs avec le maillot du Brésil de Neymar et ça nous a fait marrer. C'est pas non plus un énoooorme délire, mais c'est celui qui me vient. Globalement ce sont eux qui font les fous, moi je suis le papa je suis sérieux. Si.

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  • Les pères et la rentrée #2

    Trois portraits avec des papas "solos". Des pères vivant la rentrée scolaire. Des joies, des peines, des émotions et des différences. Un grand merci aux papas.

    Rencontre avec Christophe, 34 ans (Caen), papa de Juliette 6 ans.

    être père,papa solo,célibataire,rentrée scolaire,école,séparation,divorce,papa,père,flolou,leshaker,cyril balayn,être père,cartable,parentalité,C’est une première cette rentrée ?

    Oui première rentrée de ma fille en CP, et première fois en mode séparation. Ce n’est pas le top comme sensation mais y’a pire. On se retrouve confronté à la réalité de notre séparation, moi d’un côté et elle de l’autre, l’idée étant d’être là pour notre fille c’est le plus important. J’ai eu tendance à me mettre en retrait la maman connaissant assez bien l’école et les mamans. Du coin de l’œil j’étais là et encore une fois c’est bien le plus important.

    Etre en retrait, comment ça ?

    Tu sais dans une école tu croises les regards. Nous nous sommes séparés en début d’année de fin de maternelle, la plupart des parents connaissent la maman. Alors c’est peut être moi mais j’ai toujours l’impression que le dogme de la séparation c’est l’homme qui le porte, alors que c’est elle qui m’a quitté. Je ne suis pas parano je n’avais pas envie d’en parler ou qu’une éventuelle question vienne à moi. C’est surement de la connerie en tout cas je l’ai vécu ainsi. Encore une fois ce n’est pas bien grave.

    La question ne se posait pas sur ta présence lors de cette rentrée ?

    Alors là pas du tout. J’ai croisé aussi des gens en séparation, à la limite la rentrée scolaire c’est peut-être le moment ou « justement » les gens mettent de côté les rancœurs et les colères et partagent un véritable moment. Ma présence était logique et nécessaire pour le coup. Puis notre fille était très heureuse de nous avoir tous les deux.

    Bilan de cette journée ?

    J’ai eu ma fille au téléphone, la maitresse est sympa (pour l’instant). J’irais la récupérer vendredi à la sortie. J’aime bien aussi l’idée de m’y rendre seul, plus simple pour croiser les regards et prendre possession des lieux. C’est ma première rentrée en étant séparé. Je crois que j’ai besoin de prendre mes marques, mon discours sera certainement diffèrent l’année prochaine. Plus positif certainement.

    entretien téléphonique réalisé le mardi 2 septembre

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  • Être père #8

    Le mardi au sein de cette rubrique vous allez découvrir dix portraits de pères. Des gens différents, des situations différentes, des galères, des joies, des concessions et du bonheur aussi. Merci à eux.

    Rencontre avec Guillaume, 20 ans (Evreux), papa de Lino 1 an.

    être père,papa solo,jeune père,jeune papa,papa,leshaker,flolou,papa solo,parent,séparation,être père,cyril balayn,papa,solitude,divorce,juge,magistrat,foyer,enfance,Un enfant à 19 ans c’est un choc dans la vie du jeune homme que tu es. Tu le vis comment ?

    Ma copine a décidé de le garder, moi j’en savais rien, c’est elle qui décide. Ma famille n’était pas d’accord et de son côté non plus. Elle chez sa mère mais c’est pas la joie. Dernièrement y’a eu une grosse dispute ma copine est chez une pote à elle en ce moment.

    Tu es toujours avec la maman de Lino ?

    Non plus maintenant. On s’est quitté quand j’ai appris la grossesse. Moi je savais pas trop quoi décider mais je voulais pas du petit. C’est elle qui décide de toute façon.

    C’est quoi être un père pour toi ?

    (silence)… j’en sais rien. Moi tu sais j’ai galéré, ma mère elle buvait et mon père il était pas souvent là. Il passait à la maison de temps en temps, ma mère elle ne le supportait pas. Ils s’engueulaient tous les jours. On a grandi moi et mon frère dans le bruit et le bordel. Mon frangin il a assuré, il est plus vieux (25 ans), il bosse dans le bâtiment, il a deux enfants et une petite femme sympa. C’est mon modèle. Un père c’est mon frère finalement. Je l’écoute.

    Tu vois ton fils  régulièrement ? Tu t’occupes de lui ?

    Ouais je le vois une fois par semaine avec la maman quelques heures mais je m’en occupe pas. C’est pas facile j’habite chez ma mère alors pour m’en occuper c’est la merde. J’aimerais bien trouver un emploi fixe et m’occuper du petit. Mon frère me dit qu’il faut que je m’en occupe et que je vienne le voir régulièrement. Mais il est petit j’ai l’impression qu’il s’en fou. Il veut être dans les bras de sa mère tous le temps.

    C’est quoi ton programme tout de suite ?

    Je vais voir la mère de mon fils. On va passer quelques heures ensemble. En général on se balade au parc, elle me fait tenir Lino dans les bras mais j’aime pas trop j’ai peur de le faire tomber. On se promène avec la poussette. La mère de Lino  elle a 19 ans mais les filles mais elle assure grave. C’est une bonne mère. Au moins y’a rien à regretter. De temps en temps j’aimerais bien avoir le petit avec moi rien que nous deux. Mais sa mère elle veut pas trop. On verra plus tard. Je sais pas trop si je suis prêt.

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  • J'me marre #suncindy

    [Cindy/Leshaker]

    leshaker,suncindy,couple,cyril balayn,flolou,cindy,new york,prostitution,marié,divorce,amitié,désabusée,J’me marre. Je rigole. Je suis totalement désabusée. Je devrais vraiment tirer un trait sur les « rendez-vous ». Les petits moments de plaisir qui vont devenir des clichés après deux ou trois verres. Un soir de fille comme les autres, comme ceux de demain et plus encore…

    Helen voudrait un homme avec du caractère. Elle le dit. Elle ne dit pas que la caractère c’est de lui tenir tête, de mal lui parler pour mieux exister. A la limite de l’humilier.

    Carolyn cherche l’amour et la vie à deux. Elle le dit. Elle ne dit pas qu’elle ne supporte plus la solitude, l’assiette solitaire et les galères de fin du mois.

    Deborah est seule et célibataire. Elle le dit. Elle ne dit pas qu’elle voit Alan et Bruno en secret, de temps en temps. L’un se croit unique et l’autre aussi. Le pouvoir du mensonge.

    Elise est célibataire. Elle le dit. Elle ne dit pas qu’elle aime cette vie, bouffer des conneries  et porter un pantalon vert pour dormir.

    Craig est un homme. Il le dit. Il ne dit pas qu’après nous avoir écouté il s’enfoncera dans Brooklyn pour trouver une prostituée.

    Samantha est mariée et n’aime plus son mari. Elle le dit. Elle ne dit pas que dans sa tête tourne une seule phrase en boucle qui lui permet de tenir et de se lever tous les matins « bah c’est comme ça ! »

    Les phrases, les mots, les rires et les silences. Je regarde ce bout de monde. Samantha va partir, son mari Craig finira la soirée en notre compagnie, il rentrera plus tard. J’me marre. Je rigole. Je suis totalement désabusée.

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  • Ma dispute du jour.

    crise de nerf,amour,dispute,salope,leshaker,divorce,séparation,18h04 – « Tu vas crever tu entends, tu vas crever, tu as fait de moi un minable un moins que rien, je ne suis plus rien …. Tu vas crever, tu vas crever, je te le dis tu vas crever … je ne suis plus rien, je suis ne suis plus rie, dis que tu ne m’aimes plus, mais bordel il faut le dire c’est pas compliqué, tu ne m’aimes plus ? Tu ne m’aimes plus ? Tu ne m’aimes plus ? …

    18h09 – « On ne fait plus rien ensemble tu le sais très bien, on ne partage plus rien, je suis juste à côté de toi dans ce lit, on est comme deux potiches, tu sais ce que ce veut dire deux potiches ? … »

    18h11 – « Je m’en fou j’ai pas peur, je vais mettre le feu, je ne suis que de passage ici, je vais mettre le feu, j’ai pas peur, j’ai pas peur … »

    18h15 – « Tu me manques, je t’aime, je veux toucher tes cheveux, sentir ton corps… (Elle doit raccrocher) … tu vois tu ne veux pas m’écouter, je ne suis rien, je suis un moins que rien. »

    18h18 – « … mais moi je m’en fou j’ai pas envie d’aller tirer mon coup à droite et à gauche, des salopes y’en a des tonnes, c’est toi que je veux, une fille comme toi, t’es ma salope… »

    18h24 – « bah si la vie c’est comme ça c’est vraiment pas marrant, autant crever. »

    Chronique de la haine ordinaire, des conneries que l’humain est capable de débiter, des gens que je croise sur mon lieu de travail, de la violence dans les mots… j’ai une tendresse pour l’utilisation du terme « potiche » assez difficile à placer en 2013, et aussi la symbolique sur les salopes, au moins elle est au courant.

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  • L'amour d'un blog dure trois ans.

    amour,trois ans,beigbeder,dure,séparation,l'amour dure trois ans,blog,divorce,livre,le shaker de cyrilEn décembre 2011 je vais fêter les trois années de vie commune avec mon blog. Lui qui a réussi à combler mes joies et mes peines, mes peurs et mes doutes, mais aussi mes envies de création et d'écriture. Mais pour l'heure ce n'est pas la joie avec mon blog, l'usure est présente, l'impression fausse de ne plus rien avoir à raconter, la crainte du pixel blanc face à cette note qui ne viendra jamais.

    Pourtant je n'ai jamais eu autant de plaisir dans la création, surtout concernant la rubrique "des princesses", des participantes au rendez-vous, une jolie rencontre comme "les chroniques de Lisianne". Pourtant ce n'est pas le grand amour avec mon blog.

    La première année c'est la joie de la découverte, la seconde année on commence à modifier le design, et la troisième l'envie de le partager. C'est ce que je vis actuellement.

    Ce n'est pas le grand amour avec mon blog. Mais je ne souhaite pas le quitter ou l'abandonner. L'intervention de Lisianne au sein du Shaker n'est pas innocente, sa présence et son désir de bloguer permettra au saker de perdurer.

    Ce n'est pas le grand amour avec mon blog, à lui de me surprendre, de me donner du désir, de me faire succomber de nouveau. Sinon...

    (avec un clin d'oeil au livre de Beigbeder "l'amour dure trois ans" que je te conseille vivement")...et merci Laly ma frangine pour l'idée sans le savoir de cette note.

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