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etats unis

  • L'héritière.

    Emmanuelle dirige une troupe de théâtre, elle présente ce samedi une pièce intitulée "L'héritière" si vous ête de passage sur Caen, n'hésitez pas c'est l'occasion d'y passer un agréable moment et de découvrir le théâtre, les acteurs et la fameuse histoire de cette héritière. je ne pourrais m'y rendre malheureusement mais "L"héritière" c'est samedi 26 mai à 20h30 à la maison de quartier de venoix 14000 caen.

     


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    La troupe « poivre et sel » existe depuis 6 ans et il y règne une ambiance tout à fait particulière, les adultes qui la compose viennent pour décompresser et rire ! Travailler aussi bien entendu mais le plus important c’est de passer un bon moment ensemble ! La pièce « l’héritière » a été la première que j’ai écrite seule après le départ de ma coscénariste et des modifications y ont été apporté par Richard mon coscénariste actuel (qui est aussi metteur en scène de cette pièce ci)

    C’est une histoire d’amour contrarié sous fond de vie de bistrot parisien avec la faune qui la compose… mais c’est aussi une histoire policière car on recherche l’héritière de la plus grosse fortune des États unis !!

    2/ Les acteurs de cette troupe sont-ils les mêmes chaque année, et devoir gérer une troupe est-ce un exercice compliqué ?

    Les acteurs sont en grande partie les mêmes qu’au début, sont venus se rajouter quelques acteurs de la troupe « voyelle et consonne » des irréductible du théâtre à qui les séances du vendredi ne suffise plus et exceptionnellement cette année moi-même !

    Diriger une troupe est toujours un peu compliqué il faut s’adapter à chaque public (j’entends les enfants les ados, les adultes) l’ambiance et la manière de mettre en scène est très différente d’un groupe à l’autre ! Mais cela procure le même plaisir !

    3/ Cette pièce est écrite depuis quelques années, une motivation particulière pour la présenter seulement ?

    Avec Richard on avait envie de dépoussiérer cette pièce qui n’a été joué qu’une fois et qui mérité une deuxième lecture, et puis elle collait parfaitement aux acteurs de cette troupe !

    4/ Au-delà de cette présentation unique allez-vous présenter dans une autre salle ou auprès des festivals ?

    Non malheureusement cette représentation restera unique nous n’avons pas de projets de festivals pour le moment ! Mais qui sait peut être plus tard

    5/ Tu dois piocher dans le texte de la pièce avec un copié-collé pour nous donner l’envie de venir la découvrir.

    "Pierrette : Oh, dites ! Écoutez ça : Brett Wilde, le magnat de la presse américaine, vient de mourir.

    Betty fait tomber son plateau.

    Paul : Et bien, Betty, ça ne va pas ?

    Betty : Si, si, ça va.

    Pierrette : Il a une fortune estimée à 50 M de dollars !

    Simone : Et il a des héritiers ?

    Pierrette : Justement, figurez-vous qu’il a une fille qui a disparue depuis 5 ans. Ils la recherchent actuellement… Je ne vous dis pas le pactole pour l’héritière."

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  • Retour sur... Le bruit des clés.

    Le samedi c'est "Retour sur..." une note mais il y a un an. Il me fallait piocher dans une note du 29 au 4 juin 2010.

    Durant cette semaine j'ai découvert un son super sympa, ma fille avait eu une super idée pour stopper une fuite de pétrole, et je parlais de l'amitié entre un homme et une femme. Mon choix s'arrête sur une note du 2 juin 2010, sur une expérience que je garde en moi et que je ne regrette pas du tout sur le plan humain. La note d'origine.

     

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    J'ai connu la prison. Il y a environ une bonne dizaine d'années. Etrangement c'était au quartier des femmes  de la prison de la ville ou je vivais à l'époque, à Caen.  Une expérience que je n'oublierais jamais.

    Je n'étais qu'un simple intervenant,  le mercredi, durant deux mois. J'ai eu l'opportunité d'accéder à cette enceinte grâce à Stéphanie (une amie) qui travaillait dans l'administration pénitentiaire.  Mon rôle consistait à écrire un scénario avec les femmes qui le souhaitaient, pour « éventuellement » un jour réussir à le tourner (mais nous savions que ce projet à ce stade était irréalisable).

    Immersion complète d'une seconde sur l'autre dans l'univers carcéral.  Juste le temps de me présenter le personnel, de me diriger rapidement vers le quartier des femmes, de rentrer dans une pièce assez grande avec des tables et des chaises, puis d'attendre. Bien avant j'avais signé une décharge de l'administration si à tout hasard il devait m'arriver malheur.

    Les détenus arrivent. Elles se placent. Je me présente, je ne sais pas si je dois les laisser se présenter. Elles me donnent des prénoms que je ne vais pas retenir. Rapidement je présente le projet, mes envies, ma motivation, je trouve les mots assez facilement. De temps en temps toutes les minutes (un peu moins peut-être) une des surveillantes regarde par l'œilleton de la porte. Ma première surprise c'est le nombre des participantes (j'ai oublié combien sont les détenues, mais elles sont bien une dizaine avec moi). Je vais vite comprendre que pour certaines ce n'est pas le projet, mais la possibilité de pouvoir s'extraire de la cellule quelques heures. J'ai 1h30 d'intervention.

    Et puis je fais la boulette, une bonne  grosse boulette de débutant. A la fin je dis aux filles que la semaine prochaine nous allons commencer à écrire le scénario. Quand je reviendrais la semaine suivante mon groupe sera de moitié car la plupart ont eu peur, car elles ne savent ni lire ni écrire. C'est con et je le regrette encore, j'ai été stupide.

    Puis le mercredi défilent. Les filles me racontent les histoires, les douleurs, la vie, la détention, les surveillants, la prison,  le travail en prison... . A la fin je connais toutes les histoires et je sais en partie les raisons de la détention. Une d'elle va me laisser un souvenir assez inoubliable, Gisèle L., mon amie m'avait prévenu, une femme assez charismatique, très belle, envoûtante et une magouilleuse de première (pas le temps de te raconter son histoire il me faudrait un blog entier). Gisèle va contribuer énormément  au scénario, elle va m'écrire des lettres aussi. Je vais découvrir dans ses écrits une autre version de son histoire, de sa détention. Elle me raconte son plaisir lors de ses déplacements avec la police pour se rendre au tribunal. Elle me raconte que certains très sympas avant de se diriger tout de suite vers ce dernier profite de l'occasion pour lui montrer la mer, juste le temps de quelques minutes. Je vais lire les lettres de Gisèle le soir chez moi. Quand je rentre dans l'enceinte je suis surveillé à mort, je passe sous le détecteur, ma chemise qui contient les feuilles du scénario est ouverte. A l'inverse quand je quitte la prison, plus rien, pas un gardien, juste celui qui m'ouvre la grande porte vers la sortie. La première fois je n'avais pas vu que Gisèle avait glissé des écrits dans ma pochette. Puis j'ai laissé faire.

    A terme un scénario est écrit, le contrat est rempli. L'histoire reste très simple, elles vont l'intituler « le bruit des clés ». Ce bruit des clés des surveillants qu'elles ne supportent plus. Hier soir je suis tombé sur ce manuscrit et j'ai eu envie de vous faire partager cette expérience. La prison c'est un endroit difficile. Je le sais, je l'ai vu, et comme souvent quand je rencontre des gens me dirent que la prison c'est les vacances ça me donne envie d'ouvrir ma gueule. J'ai le souvenir quand je quitte l'établissement  de ne pas rentrer chez moi directement, en général je me promenais dans les rues de Caen un bon moment car c'est terriblement oppressant  la prison, une  véritable sensation d'enfermement à grande échelle. Je garderais à vie je pense cette expérience en moi, et souvent je pense aux filles que j'ai rencontré car je sais que certaines sont encore en prison.

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  • Pendant ce temps...

    Pendant ce temps aux Etats-Unis...

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  • George dans le sang.

    George Michael c'est un art de vivre. La preuve. J'ai adoré.

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