Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

harold

  • L'astéroïde 2012 DA 14 contre la météorite Tcheliabinsk

    [harold]

    astéroïde,météorite,2012 da 14,tcheliabinsk,russi,harold,leshaker,espace,univers,pluie,Quand le direct des médias télévisuels  prime sur l’émotion du spectacle et de la croyance collective du catastrophisme au dépend de la véritable information sur de l’astéroïde 2012 DA 14.

    Après l’épisode hystérique de la fin du monde de 2012, nous voilà à nouveau plongés dans le fantasme du film Armageddon illustré par les infographies en 3D. Le discours rationnel des scientifiques nous informant que cet astéroïde ne pouvait pas entrer en collision avec la Terre n’a pas empêché les médias de faire les gros titres sur une catastrophe évitée : « Un astéroïde géant a frôlé la Terre sans dégâts » (L’EXPRESS). Satellites de la NASA, caméras professionnelles et amateurs braquées vers les cieux à la recherche d’une image spectaculaire ne se sont résumés qu’à un point lumineux, insignifiant, perdu dans l’immensité infinie de l’espace.

    Image abstraite pour les néophytes qui se contentent d’écouter religieusement la voix évangélique de la télé à la recherche de sens. Mais au même moment, une météorite se désintègre au-dessus de la région de Tcheliabinsk en Russie provoquant des centaines de blessés et d’importants dégâts matériels. Ces images  de gens hébétés, blessés et interrogatifs nous plongent dans une situation chaotique : vitres éclatées, mur d’un bâtiment effondré,  boule lumineuse laissant une bande nuageuse blanche telle une déchirure dans le ciel. Ces images nous renvoient à notre condition humaine, à l’idée que la science n’explique pas tout.

    La redondance des discours médiatiques montrant une boule blanche, telle une comète annonçant de mauvais présages, alimente cette superstition que le chaos  peut surgir tout au long de notre existence. Est-ce par  hasard si l’expression « pluies de météorites » a été souvent prononcée par les journalistes, disqualifiant ainsi un discours scientifique pour une interprétation à valeur religieuse, tel un châtiment. Il aurait fallu privilégier le terme scientifique de « désintégration » ou bien montrer l’image, bien rare à la télévision, de ce cratère formé par cette météorite ou encore de la capture de Météosat 9, afin de donner plus de sens aux images. Aux images satellitaires et à leurs discours scientifiques rassurants sur cette trace fugace de l’astéroïde s’opposent les images brutales et chaotiques de la météorite, à forte charge superstitieuse.

    Lien permanent Catégories : Shake dans la tête d'Harold [contribution]. 0 commentaire
  • T'es au courant #8. Woody a dit...

    Le 27 janvier il s'est passé ceci chez Ladyblogue - clique ici.

    "Ce matin, je poste sur Facebook une phrase de Woody Allen : "Le mariage, c'est la fin de l'espoir." Les commentaires tombent et déraillent vite. Les gens se prennent le bec. Des insultes lancées en guise d'argument. Entre commentateurs. C'est mal. C'est trollien. Une soixantaine de commentaires. Sans queue (ça aurait été au moins ça) ni tête. Ce soir, c'est la première fois en 8 ans que je supprime un post sur mon mur Facebook à cause d'insultes et d'irrespect d'autrui. C'est nul."


    leshaker,t'es au courant,harold,échange,mariage pour tous,clivage,homme femme,woody allen,blog,ladyblogue,Leshaker - Woody Allen a dit "le mariage c'est la fin de l'espoir". C'est bien beau mais quand ? Où ? Et pourquoi ? Avait-il bu ? Fumé ? 

    Harold - Si j’interprète le mariage comme un rituel religieux qui condamne le couple à vivre dans une espérance illusoire jusqu’à ce que la mort les sépare, que le couple se rassure, la durée de vie du contrat va se transformer en CDD. En effet, l’incertitude de l’avenir et les aléas de la vie professionnelle vont nous obliger à quitter de plus en plus la cellule familiale. L’espérance de vie ne deviendra-t-elle pas un facteur d’usure puisque le couple ne s’engagera plus sur vingt ans, mais sur quarante ans en moyenne ? De plus, depuis la remise en cause de la présomption de la paternité dans les années 70, les femmes sont de plus en plus en recherche d'individualisation  et veulent assumer une plus grande identité sociale et non plus être soumises aux schémas traditionnels de la femme au foyer.  Le divorce est de moins en moins considéré comme un échec mais comme une étape à la construction de soi.

    Leshaker - Cette blogueuse en diffusant ce message sur son mur Facebook a du le retirer suite à des insultes, le thème est sensible en ce moment autour du couple ?

    Harold - Pour ou contre le mariage pour tous ? Voilà une question bien réductrice et simpliste que nous proposent les médias. Le schéma du couple n’est pas un postulat universel car il existe différentes organisations dans d’autre pays et elles ont  évolué d’une époque à l’autre. Je pense que la notion de couple ne saurait être résumée en opposant un homme et une femme.  Il faut aussi réfléchir sur la notion sociale et le rapport anthropologique de l’homme et de la femme, de la normalité et de l’idéologie du « contre-nature », du sexe et de la sexualité d’un individu, d’un couple homosexuel et de l’homoparentalité.

    Leshaker - Il est pourtant question d'amour autour de tous ces débats, j'ai l'impression que le clivage entre les hommes et les femmes ne cessent de s'agrandir.

    Harold - Je pense que le modèle unique de la famille « nucléaire » n’est plus une référence absolue : famille décomposée,  famille recomposée,  famille monoparentale,  couples unis par le PACS, union libre,  famille homosexuelle,  famille d'adoption,  famille d'accueil… C’est une question difficile qui ouvre une réflexion multiple sur la redéfinition sociale d’être parent. Qui sont et seront les nouveaux pères ? Des mères bis ou des pères séparateurs ? Doit-on dissocier le sexe biologique de la psychologie, différenciation homme/femme ou interchangeabilité des rôles ?

    Leshaker - Sans le ton, sans les visages et les expressions, le net est-il un moyen de débattre sans tomber dans le "troll" et la démesure des égos ?

    Harold - J’ai l’impression que les nouvelles technologies de l’information ont dilué l’individu dans le web de l’interaction participative et de l’empathie. Chacun veut, au nom de la visibilité, laisser une trace de son identité numérique, et s’efforce de sacraliser l’immédiateté du temps présent en affirmant sa position sociale. En ce qui concerne la haine et les discours teintés de paralogisme, nous informant que le mariage pour les homosexuels va remettre en cause le socle du modèle de la famille traditionnelle et la filiation œdipienne, je pense que l’histoire de la famille n’a jamais cessé de muter et n’a jamais été ni universelle, ni immuable.

    Leshaker - Francois Valéry a dit "aimons-nous vivants" c'est quand même moins con, non ? J'en viens à dire que le gars était un précurseur.

    Harold - « Le XXIe siècle sera celui de l’amour multiple, de la polyunion, de la polyfidélité , du polyamour » Jacques Attali dans Amours.

    Les réseaux vont-ils remettre en cause la notion de l’infidélité, redéfinir de nouvelles formes de liberté du couple, un retour du libertinage plus assumé ? On n’a pas fini de débattre sur la filiation.

    Lien permanent Catégories : Shake si t'es au courant ! 5 commentaires