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honte

  • Epouse-moi !

    épouser,égalité,mariage pour tous,frigide barjot,mariage,droit,manifestant,honte,Nous y sommes. Mariage pour tous, le feuilleton médiatique va donc prendre fin, ou pas. J’en ai appris des choses durant les semaines, les manifestations contre le texte de loi, nombreuses, à croire que les gens ne bossent pas, le retour fracassant de Frigide Barjot que je revois encore en train de faire la connasse dans les rues de Deauville durant le festival (elle était inoffensive à l’époque), la plume légère est symbolique de Karl Zero qui à tort ou à raison a balancé ce qu’il pensait de sa belle-sœur, les extraits du Grand Journal ou un vieux vient disserter sur l’étron, les jeunes, les jeunes les jeunes qui défilent contre ce texte de loi, contre cette égalité, les gamins dans la foule, les gamins avec des pancartes dans la foule, les gamins dans la foule et les pancartes face aux CRS, notre pays, notre France dans les rues, cette énergie incroyable et passionnée contre une avancée, contre une cause, contre une égalité, si seulement cette énergie pouvait se déployer pour défendre nos galères de vie, nos emplois… utopiste que je suis.

    Et moi au milieu. Moi qui n’en pense rien. Qui pense que c’est bien. Qui pense que ceux qui défilent n’ont strictement et intellectuellement rien à dire dans le fond et dans la forme. Tout cela est juste une affaire de cul et de sexe. Ce débat avait un sens, un seul sens, notre ouverture d’esprit. Il n’en est rien. Les homos dehors. Ne surtout pas bouleverser maman et papa et la petite vie étriquée qui va bien.

    Et les gens, les vrais, ceux qui je ne rencontre pas dans les émissions de télé ou sur les pavés parisiens à défiler ils en pensent quoi ? Je suis partagé, je doute, j’espère que nous voulons tous l’égalité dans nos droits.

    Honte d’être Français ? Non jamais, pas un seul moment, il suffit de voyager, de découvrir le monde pour cela. Honte de ce que nous sommes. Oui certainement, surement même. De plus en plus même.

    Je souhaite juste que cet épandage médiatique et numérique cesse. Utopiste que je suis.

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  • Lettre ouverte à mes parents.

    leshaker,mariage pour tous,homo,manifestation,honte,violence,lettre ouverte,parentalité,culture judéo-chrétienne,pma,contre la mariage pour tous,Papa, maman, il est temps je crois de vous écrire, séparément bien évidement car ne vivez plus ensemble. C’était bien la peine de me faire venir dans votre manif « familiale ». Je suis grand maintenant, j’ai toujours caché ce dégout que j’avais lors de cette journée du dimanche 24 mars. Je m’en souviens très bien, ce matin-là je devais passer la journée chez mon cousin Antoine, jouer, rire, faire des bêtises dans le jardin (il devait pleuvoir), mais papa a préféré m’emmener avec lui dans cette mascarade dont je me fichais éperdument. J’ai voulu prendre avec moi mon Action Joe mais papa a dit non.

    C’était pas vraiment marrant cette journée, les gens, la foule, je ne comprenais pas grand-chose, papa m’a expliqué que l’homme et la femme c’est fait pour faire des enfants et que la famille c’est un père et une mère et rien d’autre bordel de merde ! T’as l’air fin aujourd’hui le daron au fin fond de ton appart à te lamenter sur l’absence de maman qui est partie vivre sa vie avec son amant, tu sais celui avec qui elle vivait une liaison depuis plus de 5 ans. Je suis dur, mais toi, tu étais pire ce dimanche 24 mars.

    Tu me diras que ce n’est pas pire que mon copain d’école, Nicolas, lui un autre jour et de l’autre côté de la barrière avec le mariage pour tous, à qui on a collé une pancarte dans les mains, faut dire qu’il a bien rigolé, à huit ans, "bite dans le cul..." écrit sur une pancarte c’est toujours marrant… ou pas. Il s’en souvient bien, comme moi de cette période, de notre « engagement », de la diffusion de nos images. Pauvre Nicolas, je pense à lui encore. Putain huit ans. 

    Puis la foule, les gens, les flics, le bordel, l’agitation. Aujourd’hui en étant plus grand je me dis que le monde serait meilleur si tu avais mis plus d’énergie à sortir dans la rue défendre les fermetures d’usines, les salauds qui font que j’ai plus de boulot en ce moment. T’as des bonnes raisons, t’as voulu faire de moi un bon hétérosexuel, me conformer à cette bonne vieille culture judéo-chrétienne qui me fait bien gerber aujourd’hui.

    Je ne t’embrasse pas, maman non plus qui n’a rien dit quand nous sommes rentrés et que j’ai pleuré dans ma chambre. C’est la famille. A moi de construire la mienne, dans l’amour, le partage, le désir et les échanges avec l’esprit ouvert… rien que des mots que vous ne connaissez pas.

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