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  • Les chroniques de Lisianne #37. Elle est moi "Satan is waitin'"

    leshaker,lisianne,chronique,capitale,retrouvaille,personnage,les chroniques de lisianne,conversation,attraction,charisme,sexy,faiblesse,Elle m’a donné les clés de cette chronique. J’avais le choix de raconter, j’avais le choix de le garder pour moi, j’avais le choix tout simplement. Le choix chez Lisianne n’est pas une option, cela reste programmé, elle savait que je viendrais taper ces quelques lignes ici. Elle anticipe, elle programme, dans une parfaite incertitude. C’est sa force.

    Flashback. J’ai rencontré Lisianne en août 2011 pour la première fois. Elle venait de participer à la rubrique « shake les princesses » sur le blog, petit à petit à force de conversation sur Facebook j’ai décidé de la rencontrer et de lui proposer un projet. Se raconter. Une entrevue, sa joliesse, cette brune, sa vie, le soleil sur la capitale, un beau moment et une envie de sa part de venir se raconter au travers du blog. Premier opus le 29 août. Au fil du temps et des mots Lisianne a fini par fédérer, la rubrique s’enrichissant de nombreux lecteurs. L’écriture était une épreuve pour elle. Je ne le savais pas. Le personnage de Lisianne prenait de l’épaisseur, cette femme écorchée vive mais tellement passionnante.

    Le 14 juin au travers d’une note sur mon blog elle annonce son départ vers une destination lointaine, elle plaque tout, souhaite tout recommencer, se débarrasser d’une vie, n’étant pas dans la confidence je n’en connais pas les raisons. A compter de cette date Lisianne ne cessera de faire perdurer sa rubrique et de me faire courir. Un épisode sur Moscou finira par me faire comprendre son sens de la mise en scène et son pouvoir d’attraction. Un évènement que je souhaite mettre derrière moi et que je viendrais raconter dans une note intitulée pour l’occasion « les limites de l’impudique ».

    Pendant ce temps et encore après elle continuera à me faire parvenir des notes prenant soin de ne pas me donner d’information sur sa destination. Durant ce temps vous étiez nombreux à me faire parvenir des messages que j’ai transmis dernièrement.

    Dernièrement. Le samedi 9 février 2013. Paris.

    Son passage sur la capitale était annoncé, elle avait décidé de me rencontrer, de faire le point, une phase de rédemption, dont je n’étais pas dupe. Elle savait, je savais, nous savions. Rencontrer Lisianne après tout ce temps n’était pas aussi simple. J’étais préparé, disponible, hermétique à son charisme. Elle pouvait arriver. Au loin, belle, souriante, envoûtante, captivante, je détourne mon regard un instant, je vais même jusqu'à prendre mon téléphone pour imaginer une conversation et me donner une contenance. Elle est intelligente elle voit que je suis captivé, je me reprends immédiatement et durant nos trois heures je ne laisserais plus rien transparaître. Discussions, questions, réponses, sourire, silence. Nous avons fait le choix de déjeuner ensemble. J’ai proposé à Lisianne une nouvelle orientation de ses rubriques, proposer d’y ajouter de l’aventure en nous faisant découvrir ses prochaines étapes au travers de photos et de vidéos. Elle verra. J’ai glissé les nombreux messages. Pudeur.

    Elle repartira vers sa destination actuelle, l’Australie. Je ne l’imaginais pas là-bas. En mars elle sera ailleurs. Lisianne me quitte, je garde pour moi notre discussion longue et enrichissante. Elle fait vite le rideau va retomber.

    Elle me glisse un dernier regard. Revient sur ses pas. Glisse une main sur ses longs cheveux noirs, et m’enveloppe d’un baiser.

    Elle est très forte et d’un charisme débordant. Elle connait mes faiblesses (et laissera un sourire parcourir son visage en découvrant cette note).

    [Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #36. Ne pas changer.

    leshaker,les chroniques de lisianne,nostalgie,paris,ne pas changer,mal être,émotions,lisianne,leshaker,Quand j’étais petite j’étais souvent indécise. Une vraie personnalité pourtant, mais je ne savais jamais ce qui était bon pour moi. Au fil du temps j’ai fini par ajuster cette faiblesse. J’étais drôle, amusante, souriante, une véritable Ferris Bueller au féminin. Diplomate aussi, à toujours chercher les raisons d’un comportement, réussir à comprendre l’humain. A force d’observer j’évitais de me regarder. Quand j’ai décidé de franchir le pas vers ce grand départ j’ai organisé et planifié un plan parfait, sans accroc comme dirais Hannibal, sans accroc (enfin presque), une quête vers l’avant pour chercher et trouver moi-même. Puis petit à petit au fil du temps à force de retrouver je me suis perdu dans l’absence et le silence, j’ai fini par me décrocher d’une vie, oublier les mots, oublier mon corps… depuis combien de temps n’ai-je pas fait l’amour et sentir la peau d’un homme contre moi ? De toute façon je m’en fou, la sexualité reste une action très surévaluée, la plupart du temps c’est totalement décevant. Pourtant j’ai du désir. Finalement je ne change pas je suis toujours cette petite fille indécise avec un caractère bien trempé.

    Il m’arrive de m’ennuyer. Rarement. De temps en temps. J’ai commencé à boire, un peu, jamais vraiment, c’est souvent très ennuyeux. J’ai passé du temps à marcher, énormément, j’ai tué au moins dix paires de chaussures depuis mon escapade. Je suis nostalgique, souvent, tous le temps, c’est chiant, nostalgie de mon appartement parisien, de ma demeure feutrée, des bouquins par terre, du verre de vin qui traîne et qui symbolise une vie sociale. Nostalgique mais jamais en manque. La musique me manque ici, toujours ce besoin d’avoir du son pour faire vivre mes émotions, la plupart du temps je n’écoute rien, juste les gens, les voitures, la mer, et moi. Oui moi. Je me parle. Tous les jours. Une discussion soutenue sur différents sujets, les questions et les réponses.  J’en oublie l’actualité de mon pays, je vais profiter de mon passage parisien pour retrouver quelques repères.

    Ah oui Paris, le 9 février. Une journée d’escale. Quelques heures. Ma sœur. Nos retrouvailles. Nos émotions. Instant figé, jardin secret, j’ai hâte. Puis toi. Cyril. Leshaker. Toi derrière ton pseudo que je connais si peu finalement. Te retrouver, te parler, te serrer, t’expliquer, m’entendre, te donner mes raisons, te dire que j’étais si proche lors de ta venue en Russie, si proche, et pourtant si immobile et si muette.

    Plus je cherche à me retrouver et plus je suis seule. Je ne sais pas si c’est bien ou mal. C’est mon destin, mon chemin, je tente d’être proche de mes désirs et mes motivations se signent souvent dans une ligne d’horizon. Le 9 février je serais sur Paris. Le 10 bien ailleurs, très loin, dans un autre univers, une autre civilisation, des odeurs et des sons différents, et pourtant si proche de vous pour écrire. A très vite.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #27. Conversation.

    conversation,lisianne,cyril balayn,solitude,éloignement,amour,le shaker de cyril,telephone« … je n’arrive pas à comprendre, tu cherches quoi Lisianne, tu veux quoi, j’ai l’impression de ne plus comprendre tes choix… »

    « Me comprendre n’est pas le plus important je crois que je serais incapable de te donner des explications, puis nous sommes très différentes, j’ai juste envie que tu puisses me soutenir et penser à moi… »

    « Je pense à toi, tu le sais… »

    « Je sais, alors ne cherche pas à comprendre, je sais que tu ferais différemment que moi, toute petite déjà tu faisais autrement… »

    « Mais ton métier, ta vie sur Paris, tes amies, nos parents, partir loin ça va te donner quoi, rien, tu le sais… »

    «Il fallait que je bouge, loin, les gens sont en moi, l’éloignement c’était un moyen de ne penser qu’à moi et de me retrouver avec celle que je suis… »

    « J’étais là, pourquoi partir sans venir me parler… »

    «Ne cherche pas à comprendre mon départ, ne cherche pas à savoir si je suis ici ou bien ailleurs, l’important c’est toi, moi, nous, les autres, l’important c’est que je revienne reconstruite. Je sais que tu vas pouvoir comprendre, un jour je prendrais le temps de t’expliquer. »

    « Ma sœur je t’aime. »

    « Je t’aime aussi. »

    « Tu as fait quoi aujourd’hui ? »

    « J’ai marché pendant deux heures, au bout de ma route un lac, j’ai regardé des poissons durant quelques minutes, retour sur mes pas, sans croiser personne, juste moi et le bruit de mes pas… j'ai écris des lettres, j'ai posé mes mots sur du papier. Elles sont sur ma table. Ce sont des mots importants »

    « … tu me fais peur ! »

    «Au contraire, je vais bien, bien mieux que mes dernières visites chez toi. Je vais bien. »

    C'est en gros l'échange que j'ai eu avec ma soeur la semaine dernière. Un jour elle comprendra.

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #26. Six mois dans trois sacs.

    voyage,russie,départ,solitude,chronique,lisianne,cyril balayn,le shaker de cyril,playmobilJ’y suis. Ici et bien présente. A l’heure où tu liras ces lignes mon accompagnateur vient de me quitter depuis trois jours. Petit passage dans la petite ville, enfin village voisin, pour croiser quelques visages et prendre le temps de t’écrire quelques lignes. Téléphoner à ma sœur aussi pour la rassurer et lui expliquer une nouvelle fois que je ne fais pas QUE des conneries.

    J’ai la chance de pouvoir vivre cet espace de liberté, il devenait nécessaire. Je vais rester ici durant six mois, je reviendrais sur Paris mi-décembre. Je n’en pouvais plus de cette vie, les turpitudes de mon métier d’hôtesse de l’air au sein d’une société qui ne se porte pas bien, entendre mes copines vouloir sauver la planète en continuant à consommer plus, ne plus me trouver souriante et pleine de vie, la base de mon ADN, logiquement. Petit à petit je commençais à m’endormir dans une vie que ne me ressemblait pas.

    En Mars dernier j’ai fait une découverte, une rencontre, magique, je t’en reparlerais, l’envie de venir ici, sentir, respirer, prendre le temps, ralentir ma montre… .

    J’ai pris trois gros sacs avec moi, pas assez d’affaires évidement, des livres, nombreux, de la musique, mon ordinateur, un autre au cas où, des feuilles, des stylos, des photos, mon téléphone qui ne sert à rien ici, ma petite peluche, des talons (juste pour le plaisir), un gros pyjama très moche, un jogging (oui l’image glamour s’efface petit à petit), et puis des playmobil… j’aime bien jouer et ici y’a personne pour me regarder.

    Ici il règne un grand silence, c’est étrange de me dire que tu vas me lire, ici les pixels sont absents et pourtant déjà, je suis en train de reprendre forme.  Au travers des chroniques, mon identité numérique a besoin de perdurer, cet éloignement me fait prendre conscience de son importance, me fait comprendre du plaisir que cela me procure. A très bientôt.

    NB – 55°44'42 12"N  52°59'34 37"E

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #25. Sur le départ.

    partir,départ,destination,soleil,terrasse parisienne,cyril balayn,lisianne,chronique,le shaker de cyrilJe savais que je viendrais mettre un œil ici, enfin des mots surtout. Tournant décisif dans ma petite vie, le 25 juin j’arrête pendant six mois. J’avais besoin. Mon travail d’hôtesse me faisait tourner en rond autour de la planète, et moi je faisais pareil dans ma vie, je me devais de tout bousculer.

    Mon sac est encore en bazar par terre dans ma chambre, c’est un peu la prise de tête je ne sais pas quoi prendre, un truc de fille ça ! Il va faire froid c’est certain, alors polaires et chaussettes chaudes, j’ai conscience d’un manque de glamour mais en même temps la destination ne l’est pas. Je ne suis pas inquiète j’ai préparé mon voyage et je ne serais pas seule au départ. J’ai juste besoin de me retrouver de faire le point, d’avoir ce souvenir que je vais me créer pour mieux revenir.

    En ce moment j’ai plaisir à me balader dans la capitale, plaisir à faire une terrasse lundi avec Cyril au travers d’un soleil qui pointait son nez timide pour lui raconter mon voyage, mon projet et faire le point mes futures notes. J’ai plaisir à retrouver et dîner avec mes copines, plaisir à me lever le matin, des plaisirs simples car je sais que je vais partir pour (comme je l’ai déjà dit) mieux revenir.

    Je n’ai pas envie de te donner ma destination, il faut me laisser le temps de prendre mes marques, d’y parvenir, c’est un endroit calme très calme et très lointain, j’ai pris des tonnes de bouquins, de la musique, je suis prête. Là-bas je serais avec moi on pourra donc se retrouver toute les deux et se confronter. Personne ne pourra me contacter, je ne pourrais nuire à personne, je serais seule au plein milieu d’une terre. Souhaite moi bonne chance et à bientôt.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #24. Tu étais au courant ?

    chronique,lisianne,partir,cyril balayn,le shaker de cyril,partir six mois,déconnection,traceJe ne cesse de virevolter dans les rues de Paris en ce moment. J’aime toujours autant lire les Inrocks en prenant mon bain. Je suis toujours aussi fan du petit chat de ma meilleure amie. J’aimerais tellement en avoir un, l’entendre ronronner, venir me sentir au petit matin. Oui mais c’est impossible je suis jamais là. Je mange des fruits et j’ai repris le sport, c’est bon, c’est reposant, le meilleur moment se poser sous la douche en sentant respirer son corps. J’ai acheté des sous-vêtements, ils sont beaux, ils sont Vichy, j’aime ressembler à l’unique PinUp que je demeure. Mes talons sont toujours aussi haut, mes cheveux jamais peignés et mes seins trop petits. J’ai dîné chez une amie hier soir. En repartant j’ai compris que j’étais incapable de rendre un homme heureux. J’ai l’album Super Discount d’Etienne De Crecy dans les oreilles.

    A la fin du mois j’arrête pendant six mois. Noël c’est une jolie date pour recommencer là où je vais tout laisser. Tu n’étais pas au courant ? Six mois à ne rien faire, j’ai la chance de pouvoir le vivre, six mois pour me reconfigurer. Six mois de reseat. Six mois sans ne jamais nuire à personne. Six mois dans les nuages, dans le vent. Un espace-temps que je vais m’offrir égoïstement. Je t’expliquerais, ou, comment… et je serais là. La déconnection n’est jamais complète et ce n’est pas une obligation, c’est moi qui décide, je viendrais déposer des mots ici.

    [lisianne]

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  • Les chroniques de Lisianne #23. Mon droit au silence.

    lisianne,cyril balayn,les chroniques de lisianne écrite par cyril balayn,leshaker,le shaker de cyril,flolou,silence,droit au silence,hétéro,codes hétéros,je revendique,revendiquerJe revendique le droit à la légèreté. Cette envie folle de ne pas me raconter, de ne pas me dévoiler, de rester dans le secret, dans le mystère. Un droit difficile à revendiquer. En ce moment j’ai multiplié les repas chez des copines, premier constat la plupart sont avec en couple et je deviens celle qui n’arrive pas à garder son Jules, je le vois bien les regards ne trompent pas. Pour faire bisquer certaines il m’arrive de forcer le trait et de jouer de mon célibat en revendiquant haut et fort que cette solitude est magnifique, que les plateaux Tv le soir c’est un must incomparable, et que mon métier d’hôtesse de l’air me permet de multiplier les aventures. Je tombe dans le cliché mais j’y prends un certain plaisir.

    Au détour des soirées et des invitations il m’arrive de rencontrer un jeune homme séduisant et c’est à ce moment précis que je disjoncte. J’ai pas envie de me raconter, pas envie de parler, pas envie d’expliquer le « tu fais quoi - tu aimes quoi - c’est quoi ton métier… » j’ai plutôt envie de rester dans le silence, de contempler, c’est fou cette société ou le silence doit obligatoirement venir être troublé par les mots.

    Je n’ai pas l’impression de devenir associable, bien au contraire, je connais les artifices de la rencontre, les codes hétéros qui me fatiguent et m’irritent, je revendique le droit à mon silence, le droit à ma légèreté, le droit à mon plaisir silencieux. Leshaker il me parle uniquement par mail, jamais au téléphone, il a compris je crois, tout simplement.

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #13. Innocence.

    jeune,innocence,retard,les chroniques,lisianne,amour,nièce,fille,sexualité,conversationJe rentre de chez ma sœur. Une petite semaine très sympathique, des congés, un retour aux sources, plaisir de retrouver les siens et les origines.

    Plaisir aussi de retrouver ma nièce, 13 ans, bientôt 14. Plaisir de retrouver l’adolescence. Un ado est un être particulier, c’est une espèce enrhumée en ce moment, qui refuse les médicaments pour se soigner, et qui en sortant refuse le contact d’une écharpe autour du cou, voir même laisse ouvert son manteau… c’est une espèce étrange l’adolescent.

    Hier soir plaisir partagé d’un moment entre nous deux. Une discussion autour des garçons, je découvre qu’elle à un petit copain mais n’embrasse pas avec la langue car c’est « beurk » et que les bisous c’est juste plus mignon. En l’écoutant je me dis que j’aimerais retrouver cette innocence.

    Puis au fur et à mesure je lui parle de la sexualité, elle me fait confiance, nous avons une relation agréable, elle peut se confier. Le temps pour moi de me projeter des années en arrière et de tenter de me souvenir de la jeune fille que je pouvais être à son âge. Impossible. On parle des garçons, des relations et au fil de la discussion sans vraiment rentrer dans les détails je m’aperçois que la sexualité est un dossier flou pour elle, qu’elle ne sait pas vraiment comment fonctionne une relation sexuelle et encore moins comment fonctionne un garçon. Je laisse esquisser un sourire, étrangement je suis rassurée devant autant d’innocence.

    Une innocence qui sera vite rattrapée, le temps pour moi de me dire qu’en dépit de l’internet, des informations, de l’évolution de la société, l’innocence demeure, l’innocence perdure… et moi j’aime ça. 

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #12. Double-je.

    double,je,doublure,moi,toi,nous,le shaker de cyril,cassure,identité,chronique,lisianneLundi 15h15. Il va arriver, les  pas dans le couloir ne trompent jamais. Il se fixe sur le thé et moi aussi finalement. Instant figé de notre conversation…

    …. Alors tu aimes écrire, c’est sympa, je ne pensais pas que tu continuerais.

    C’est toujours une torture, la panique de l’écran blanc, je serais curieuse de connaître la réception chez les lecteurs.

    Force est de constater l’impact de cette rubrique et des chroniques, mon interaction avec les lecteurs de mon blog est très faible, on est dans le vide, mais ce n’est pas le plus important.

    Je pensais donner une image plus légère, j’ai l’impression d’être ou de donner une image fausse de moi, en même temps c’est ma vie, ma vision des choses, c’est assez proche de ce que je suis.

    Finalement tu es qui Lisianne ?

    Je suis le fruit d’une création, le fruit d’une vision, le fruit d’une femme que je ne serais jamais. Tu es moi, et moi je suis toi, au travers de cette rubrique et de ce scénario. L’important ce n’est pas ce que je suis ou si j’existe, l’important ce sont les mots.

    Lundi 15h49. Il quitte mon appartement, les pas dans le couloir ne trompent jamais. L’odeur du thé est encore présente.

    Moi je quitte cette note, et prépare déjà la prochaine.

    [Lisianne/Leshaker]

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  • Les chroniques de Lisianne #8. Mr A.

    mr a,le shaker de cyril,lisianne,chronique,amour,tendresse,passé,enfanceC’est l’avantage de ma séparation, certainement le seul. En quittant Mr D. j’ai retrouvé Mr A. Ce cher A. est un ange, mon amour de jeunesse, un homme avec qui j’ai découvert mon corps, mes formes, l’amour, des joies et des peines, les choses de la vie.

    Un amour de jeunesse, un amour sincère, et Mr A. est toujours resté dans mes pensées. Il m’arrivait même de lui telephoner de temps en temps, mais avec le plaisir de l’entendre et de lui raconter ma petite vie.

    Dernièrement j’ai telephoné à Mr A. J’ai raconté ma vie, lui aussi, il savait que j’étais seul et sans Mr D. desormais. Ambiance-séduction-plaisir partagé-pulsion-désir-besoin-tendresse, un tableau sympathique se dressait devant moi. Très rapidement, Mr A. est rentré dans ma vie, un besoin d’exister dans ses bras, la nostalgie de notre jeunesse.

    Puis au fil de la rencontre, de nos désirs, des yeux dans les yeux, tous les deux nous savions que… que… la nostalgie, le passé, c’était notre étreinte. Mr A. m’a regardé, en me disant que nous ne nous aimions plus, plus comme ça, plus comme avant, que nous serions toujours important dans la vie l’un de l’autre, pour toujours.

    J’ai décidé de ne pas être triste, j’ai tout simplement de la chance.

    [Lisianne/Leshaker]

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