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mère

  • J'ai décidé de ne pas m'y faire.

    départ,solitude,loin,papa solo, maman solo,parentalité,père,mère,divorce,séparation,silence,le silence,bruit,anticiper,flolou,leshaker,cyril balayn,Il y a ceux qui aiment le silence et ceux que cela angoissent. Il y a ces moments ou pour réfléchir, prendre ton temps et faire le point tu as besoin d’un silence profond, long et puissant. Il y a ces moments ou pour te sentir vibrer et palpiter tu as besoin du son dans tes oreilles, puissant lui aussi. Cet instant où tu laisses guider tes rêves ou l’instant suffit à te donner de l’énergie et l’envie de continuer. Il y a aussi des silences que tu combles en parlant seul, pour donner du relief a une solitude. Il y a aussi le bruit autour de toi que tu n’entends plus vraiment, c’est un vacarme, un chaos.

    Puis il a le silence. Le silence. Celui qui t’échappe et que tu ne peux pas combattre. Tu as conscience qu’il va venir te ronger alors tu commences à ranger autour de toi, tu évites de faire traîner des jouets, des livres et même une assiette ou un bol. Tu effaces les traces d’un passage. Ce n’est pas pour oublier, c’est pour éviter que le silence ne soit trop fort une fois de plus. Avec le temps tu ne t’habitues pas à ce départ spontané, tu ne t’habitues pas à perdre ce rire et cette joie qui était si proche de toi. On ne s’habitue jamais. On compose et on anticipe tout simplement.

    Quand elle part pour revenir très vite je range. Je n’oublie rien même les plus petits détails, pourtant je sais que quand je franchirais la porte juste après son départ un vent de solitude va venir souffler sur les murs. Je m’occupe, je bouge, je tente d’éviter de penser. Avec le temps ont fini par se connaître et on fait face à ce silence. J’ai décidé de ne jamais m’y faire, j’ai décidé de ne jamais dire que je m’habitue. Les papas, les mamans, solos ou pas on ne fait que composer, qu’anticiper. Rien de plus.

    Et on est heureux. Et ce silence en question on l’emmerde.

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  • Maman solo jette un oeil sur papa solo #3

    Dernier opus de cette série. Un grand merci aux mamans. Entrevue #1Entrevue #2

    Rencontre avec Jennifer 33 ans (Creteil), maman de Marion 6 ans.

    parents,célibat,papa solo,maman solo,solitude,divorce,parentalité,burn out,solo,flolou,leshaker,cyril balayn,papa,père,mère,être père,Alors, il est comment ce papa solo ?

    Loin, très loin. Je vais casser les codes et désolé par avance mais j’ai un mal fou à me retrouver dans la définition du terme « solo » autant pour les mères que les pères. Je ne suis pas complètement folle je sais que cela fait référence à notre célibat, à nous retrouver qu’un et plus deux. Mais pour moi le terme ne fait pas référence à cette réalité. Je suis en effet une maman séparée, qui a un fils, mais ce dernier à un père, présent… comment donc définir le terme de « solo » ?

    Se trouver seul(e) avec l’enfant, gérer les émotions seul(e), développer une vie différente empreinte d’une « solitude ».

    On n’est pas vraiment seul Cyril. J’ai une amie qui est une maman solo au sens noble du terme. Elle vit près de chez moi, loin de la famille, le père a démissionné, elle est donc véritablement seule pour se gérer et élever son enfant. Moi ce n’est pas le cas. Je suis seule et j’ai bien conscience que cela m’a changé, je dois faire face différemment mais j’ai le père qui est présent et cela modifie considérablement mon comportement avec mon fils. Le « attention je vais le dire à papa » c’est une devise chez nous.

    Cela sous-entend une bonne entente entre les parents et tu sais que ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

    C’est vrai. Mais la présence du père est essentielle. C’est le terme « solo » qui ne me convient pas et je cible mon discours dans ce sens. J’ai bien conscience que la mésentente ne facilite pas l’échange et l’éducation. Je le sais. Mais si le père est présent, cela va terriblement modifier le développement de l’enfant et notre propre comportement. Je ne suis pas en guerre mais de temps en temps j’en ai un peu marre d’entendre le discours des gens qui viennent balayer d’un revers de main la présence de l’autre.

    « Solo » c’est aussi se retrouver dans des plaisirs que la séparation procure. En ce qui me concerne j’aime voyager avec ma fille, je suis un papa solo, et c’est un bonheur indescriptible d’être seul avec elle, loin, je ne souhaiterais pas renoncer à ce plaisir.

    Encore une fois Cyril, c’est le terme mais je comprends ton propos. Prenons un exemple. Si tu vivais en couple à ce jour, tu serais dans la délectation de ce moment que tu as connu et dont tu ne souhaites jamais renoncer. Mais tu pourrais le vivre en étant en couple. Ce n’est qu’un moment, un échange, un truc qui fait partie du jardin secret et qu’on ne souhaite partager avec personne. Ta fille à une maman, présente, par définition tu n’es pas véritablement solo, comme moi. J’en profite pour saluer les mamans et les papas qui sont seul(es), totalement. 

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  • Maman solo jette un oeil sur papa solo.

    Premier portait d’une « maman solo » qui vient nous donner sa vision d’un « papa solo ». Comme vous le savez mon envie, mon désir, mon souhait c’est de ne jamais rentrer dans les clivages, les codes, nous définir, les hommes et les femmes, comme des parents, tout simplement. Je voulais remercier Carole, ma fidèle, grâce à qui les portraits prennent corps au sein du blog. Voici le premier témoignage des trois (la suite jeudi et vendredi).

    Rencontre avec Gaëlle, 38 ans (Cherbourg), maman de Lucie 12 ans et Sophie 8 ans.

    père,papa solo,maman solo,séparation,solitude,célibataire,parentalité,parents,enfants,divorce,flolou,leshaker,cyril balayn,sacralisation,mère,shake les daddy's,Gaëlle, si je te demandais de me définir un « papa solo », serait-il totalement différent de toi ?

    Pour moi oui. Je ne vais pas rentrer dans les grandes lignes mais mon parcours de vie ne tisse pas un profil idéal de l’homme. Notre père nous a abandonné (j’avais 9 ans), moi mon frère et ma sœur. Je pense que je suis encore marquée par cet abandon et c’est certainement la cause de ma séparation. Heureusement maman était là, elle, et ce n’était pas facile seule de gérer trois enfants. J’ai tendance à penser qu’un père ne gère pas aussi bien.

    Le père de tes filles est portant lui aussi un « papa solo », il est présent dans la vie des enfants ?

    Il est en couple depuis un bon moment. Notre système de garde est d’un week-end sur deux et moitié des vacances, c’est déjà très suffisant. Il n’est pas très présent, son investissement avec les filles est très léger. Je pense que cette situation l’arrange et que cela lui permet de faire sa vie autrement et avec une certaine liberté.

    Investissement, présence, un week-end sur deux… lui as-tu laissé la place de père véritablement ?

    (Gaëlle ne répondra pas à cette question qu’elle juge trop intime et hors-sujet)

    Au-delà de ton histoire, la présence d’un père pour tes filles reste nécessaire ?

    Au fond oui. Je n’ai pas envie que le lien se coupe. On va dire que le système de garde que je vis c’est déjà bien assez. J’ai tendance à me construire et à éduquer mes filles seule. Le père n’est qu’une option. C’est comme ça.

    Peut-on alors parler de « sacralisation » de la mère ?

    Peut-être oui, l’idée ne me dérange pas.

    Pourtant les « papas solos » sont présents, solidaires, eux aussi connaissent les difficultés que tu vis.

    Certainement. Je n’en connais pas vraiment. Les femmes sont solidaires, les blogs sur les « mamans » j’en connais des tas, on partage nos idées, nos humeurs, nos galères, c’est assez intéressant de voir et de comparer nos difficultés. Je crois que les papas se regardent moins entre eux.

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  • Être père #7

    Le mardi au sein de cette rubrique vous allez découvrir dix portraits de pères. Des gens différents, des situations différentes, des galères, des joies, des concessions et du bonheur aussi. Merci à eux.

    Rencontre avec Luc, 34 ans (Caen), papa de Julie 6 ans.

    leshaker,être père,papa,papa solo,solitude,mère,père,être père,flolou,cyril balayn,parentalité,parent,enfant,La maman de Julie a eu un parcours difficile enfant. Cela a joué sur sa grossesse ?

    Une enfance très difficile pour la mère de ma fille, je vais pas rentrer dans les détails, mais c’était une orpheline, une famille d’accueil violente, les foyers, une adolescence complexe. Je l’ai connu toujours en difficulté, dans un mal-être régulier. Elle avait connu la toxicomanie, c’était derrière elle malheureusement elle a replongé après la naissance de notre fille.

    La grossesse est un déclencheur tu crois ?

    En grande partie. Au départ je ne voulais pas d’enfant, je connaissais son passif, sa fragilité, je n’étais même pas certain que nous puissions rester ensemble. Puis la vie. Elle est tombée enceinte et je n’ai rien regretté. Au départ la grossesse s’est bien passé, puis petit à petit la dérive a commencé. Notre couple a souffert, nous n’avons pas partagé comme nous devions la grossesse.

    Tu as eu peur de la suite des évènements ?

    J’ai eu peur tout court. J’ai tenté de devenir papa dans un contexte difficile. Nous ne partagions plus vraiment d’intimité, elle devenait très pudique, de plus en plus distante. J’étais pas bien et elle non plus. Puis Julie est arrivée, tout s’est très bien passé. J’ai cru que les choses s’arrangeraient, bêtement. Son rôle de mère devenait lourd à porter. Elle a quitté le domicile très tôt dans la vie de Julie puis dans la mienne. J’étais un papa solo direct, sans préavis.

    Tu as donc connu une séparation, comment se passe la garde ?

    Y’a pas de garde. Je vivais en région parisienne à l’époque, elle passait de temps en temps pour vois Julie qui avait un an. La situation ne pouvait pas durer comme cela alors j’ai demandé la garde de Julie. J’ai obtenu. Depuis trois ans nous vivons sur Caen, j’ai mis une certaine distance, et puis l’environnement est meilleur pour ma fille. La maman de Julie est instable, elle est souvent alcoolisée et a replongée dans la toxicomanie. Julie ne vit pas très bien cet abandon elle est suivit par un psychologue depuis un an et ça lui fait un très grand bien.

    Et toi, tu vas comment ?

    Je compose. J’ai la chance d’avoir une famille qui m’aide énormément. Puis j’ai mal au fond de moi de la douleur de sa mère. Ça me fait mal au cœur de voir ma fille en souffrance. Pas le choix que d’avancer. 

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  • Poème pour ma môman.

    Tu le sais nous sommes dimanche est c'est un dimanche de fêtes des mères. L'occasion pour moi d'embrasser la mienne que j'aime fort, qui passe ici aussi, un amour de maman... . Alors la fête des mères c'est un vate débat (n'est-ce pas Emilie), c'est évidement une occasion de plus de vendre des fleurs et de laisser les enseignants composer des merveilles.

    Cependant vendredi ma petite Lou, ma fille, a pris on stylo, une feuille, et a écrit un poème pour sa maman. J'ai trouvé ça miçnon, touchant, et rien que pour ça j'aime la fête des mères. 

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    Tu es belle comme une fleur quand je te voix tu es si belle et quand je m'envais je voix ton visage est tes bijoux sur toi.

    Tes fleurs dans le jardin elles sont belles mes toi encord plus belle.

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