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naître

  • Né au tout début d'une fin.

    generations,cycle,tradition,new age,jeunesse,début,fin,generation,nostalgie,leshaker,flolou,cyril balayn,commencer,1972,né,naître,départ,tradition,Né en 1972. Terminer un cycle pour en recommencer un autre, cela pourrait être notre destin. Ne jamais aller au bout des choses ou arrivant trop tard dans un train filant à tout allure. Faire avec le passé en rêvant du futur. Je suis né en 1972, au tout début d’un cycle pour « peut-être » crever au milieu ou à la fin d’un autre.

    Vivre avec le féminisme, voir les femmes indépendantes, libres, et de temps en temps se faire bousculer par la réalité et se dire que le combat reste encore de mise. Mais vivre avec et se construire autour du respect et ne plus vraiment comprendre les enjeux d’aujourd’hui et que finalement les choses avancent lentement.

    Devenir homme, garder son costume de Superman tout en passant l’aspirateur. Chercher son rôle.

    Être père. Désacraliser la paternité, un papa d’aujourd’hui, qui aime, qui vit, qui observe, qui vibre. Être un père né en 1972. Se débrouiller seul, bousculer les codes, ne pas avoir besoin de l’autre pour faire.

    Sensuellement accepter sa féminité, ne pas la cacher, en jouer de temps en temps, être à l’écoute et de nouveau comprendre que les plus belles histoires se jouent dans les films et bien moins dans la réalité.

    Je suis né en 1972. Né dans un code traditionnel tout en me construisant dans la liberté des corps et de son expression. Au milieu de tout cela trouver ma place, trouver mes repères, anticiper le lendemain, ne jamais me laisser envahir par la nostalgie.

    Je suis né au début d’un tout et au milieu d’un rien. Je suis un homme d’aujourd’hui.

    [credit photo Anna Golitsyna]

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  • Un instant dans la vie #1.

    souvenir,naissance,vie,prouesse,monitoring,accoucher,père,le rôle du père,naître,leshaker,un instant de vie,sage femme,Je me souviens… nous étions le 7 février 2003. L’heure du journal télévisé devait résonner. Elle n’avait pas le temps de recevoir la piqure, celle de la délivrance, 38 de fièvre ne pardonne pas. J’avais la main dans la sienne, je ne l’ai pas lâché je crois. J’observais avec toute l’impuissance du père que j’allais devenir la prouesse du corps féminin. Le temps d’angoisser face au rythme du monitoring qui vient t’annoncer la prochaine contraction. Tu souffles aussi. Tu es un homme mais au plus profond de toi tu vas vivre l’accouchement dans tes émotions.

    L’impuissance qui règne. La confiance du corps médical. J’ai toujours gardé une pensée émue pour l’étudiante sage-femme qui est restée avec nous du début à la fin. Les mots, la sagesse, le temps de masser la mère de ma « future » fille, c’est un beau métier qui se dessine devant moi. Le lendemain matin j’ai même eu la chance de la croiser, lui dire juste… merci.

    Puis la tête. Très vite, si vite, trop vite, tout va bien, le moment absurde ou tu comptes les bras et les jambes, tout va bien. Je lui lâche la main.

    Ma fille devant mes yeux, le temps de lui donner les premiers soins, l’impuissance encore, j’assiste à la scène. Puis si vite me retrouver assis sur cette chaise, elle dans mes bras, ma fille, celle qui dans quelques temps prendra le temps de m’appeler papa, un mot qui résonne moi qui en connait pas le mien. Un nouveau rôle, sans repère pour moi. Je suis bien, nous sommes tous les trois. Il fait chaud, la pièce est enveloppée de calme.

    Le 7 février 2003 à 20h02, mon destin croise celui d’une petite gonzesse qui dort dans mes bras. A jamais.

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