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nostalgie

  • Définitions #116

    définitions,pause,nostalgie,stop,rupture,mouvement,humeur,calme,leshaker,flolou,cyril balayn,blog,agir,faire,action,choses,Il faudrait : Que je décide vraiment d’arrêter ou de partir vers des horizons nouveaux. J’ai de plus en plus de mal à définir cette aventure que je traîne depuis 7 ans avec vous. Mon blog aujourd’hui est un immense salle d’archives de mes comptes, de mes projets et de mes envies. Et pourtant. Je ressens de moins en moins le besoin de venir vous parler et vous écrire. Je ne sais pas pourquoi et je ne cherche pas à le comprendre. Une personne très importante à mes yeux aujourd’hui, demain et à l’infini m’a dit que je n’allais pas assez loin, qu’elle ne serait jamais tombée en harmonie avec mon univers. Elle a raison. Mon blog reflète ce que je suis finalement, un début d’une chose sans jamais aller assez loin pour justement faire d’une idée une action. Pourtant au milieu de tout cela y’a vous, les gens que j’ai rencontré, les choses que j’ai eu envie de créer. Les heures passées devant l’écran pour effacer l’absence de ma fille, les heures à tenter d’échapper au quotidien. On se démerde tous pour tenter d’être bien. Y’a 7 ans j’ai commencé cette aventure. L’envie de vous écrire reviendra probablement, aujourd’hui les mots, les envies de taper avec rage sur le clavier s’exprime autrement. Si vous saviez. Si vous pouviez deviner ce que je ne peux vous raconter ici.  Il va me falloir du temps et un jour je viendrais vous raconter la plus grande aventure de toute ma vie… chiche.

    Je devrais : Ne rien supprimer. Tout garder. L’empreinte ADN de mon univers reste et restera. J’ai toujours l’envie de vous découvrir, de continuer les entrevues, de développer mes idées de demain, de laisser la liberté à vos contributions comme depuis des années. Jamais je ne viendrais effacer tout ça. Jamais. Puis je me dis que ça va être super fun de relire tout cela quand j’aurais 60 piges et tenter de me remettre dans la situation du moment. J’aime bien la nostalgie quand elle nous pousse vers demain.

    Je vais faire : Et agir. Je crois que j’ai enfin compris qui je suis, ce que je vais devoir faire pour être moi véritablement. J’ai décidé d’arrêter de courir une bonne fois pour toute, j’emmène avec moi mes souvenirs et vos regards, tous ceux que j’ai rencontré. Je garde un œil sur vous. Si vous saviez ce qui brûle en moi, si vous saviez la puissance et l’intensité que cela représente.

    Dans cette pause je n’ai jamais autant avancé qu’aujourd’hui. Les définitions #116 sont donc les dernières. Les entrevues vont continuer, les projets aussi, les photos sur Instagram, Facebook pour vous parler. Une pause avec des choses en mouvement.

    J’ai décidé d’être. Elle se reconnaîtra.

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  • Né au tout début d'une fin.

    generations,cycle,tradition,new age,jeunesse,début,fin,generation,nostalgie,leshaker,flolou,cyril balayn,commencer,1972,né,naître,départ,tradition,Né en 1972. Terminer un cycle pour en recommencer un autre, cela pourrait être notre destin. Ne jamais aller au bout des choses ou arrivant trop tard dans un train filant à tout allure. Faire avec le passé en rêvant du futur. Je suis né en 1972, au tout début d’un cycle pour « peut-être » crever au milieu ou à la fin d’un autre.

    Vivre avec le féminisme, voir les femmes indépendantes, libres, et de temps en temps se faire bousculer par la réalité et se dire que le combat reste encore de mise. Mais vivre avec et se construire autour du respect et ne plus vraiment comprendre les enjeux d’aujourd’hui et que finalement les choses avancent lentement.

    Devenir homme, garder son costume de Superman tout en passant l’aspirateur. Chercher son rôle.

    Être père. Désacraliser la paternité, un papa d’aujourd’hui, qui aime, qui vit, qui observe, qui vibre. Être un père né en 1972. Se débrouiller seul, bousculer les codes, ne pas avoir besoin de l’autre pour faire.

    Sensuellement accepter sa féminité, ne pas la cacher, en jouer de temps en temps, être à l’écoute et de nouveau comprendre que les plus belles histoires se jouent dans les films et bien moins dans la réalité.

    Je suis né en 1972. Né dans un code traditionnel tout en me construisant dans la liberté des corps et de son expression. Au milieu de tout cela trouver ma place, trouver mes repères, anticiper le lendemain, ne jamais me laisser envahir par la nostalgie.

    Je suis né au début d’un tout et au milieu d’un rien. Je suis un homme d’aujourd’hui.

    [credit photo Anna Golitsyna]

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  • Pas à pas.

    flolou,pas à pas,jeunesse,nostalgie,enfance,ma fille,leshaker,cyril balayn,jadis,enfant,quotidien,grandir,évolution,croissance,adolescence,ado,micki minaj,violetta,Les choses se modifient lentement, elles se fondent dans le quotidien, tu ne vois rien venir puis peu à peu une chose remplace l’autre. Elle se fige aussi. Cela a commencé avec les poupées qui ne bougent plus vraiment, qui passe le temps à se regarder dans le même sens depuis des jours, des semaines, des mois. L’ordinateur vient d’envahir la chambre et Photoshop trace les portraits du chat (avec une couronne sur la tête, en train de faire du vélo, avec un très beau collier etc…). Comme une trace d’un passé lointain ou les ruines d’un vestige juste au-dessus trône le portrait de Violetta, l’idole s’ancre encore sur le mur. Le son de l’égérie de Disney se fait moins entendre (et heureusement) mais il se trouve remplacé par les déhanchements de Micki Minaj. Une petite voix d’une jeune demoiselle vient même résonner « ça t’embête si j’écoute cette chanteuse ? », comme si je devais bénir la chose.

    En faisant glisser le regard on trouve le livre de la Youtubeuse Natoo, du vernis, les boucles d’oreilles et le parfum. De temps en temps en passant devant la porte fermée de la chambre j’entends la sonnerie de Skype, j’écoute, ce sont les copines, je valide. Dans les boutiques les envies sont plus précises. Les choses changent petit à petit, la tristesse se lit de temps en temps sur le visage suite aux histoires au collège, on explique que c’est la vie. On est si proche qu’on regarde de loin cette évolution. 

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  • Le temps détruit tout.

    amoureux,rêve,rêver,aventure,jeunesse,jeunes,elle et lui,voyage,espèrer,le temps détruit tout,nostalgie,amour,tunnel,cyril balayn,flolou,leshaker,rien n'est impossible,espoir,Peu importe le lieu, peu importe l’horaire. Ils parlaient assez fort pour que je puisse entendre, assez pour que je vienne vous en parler. Vingt ou vingt-cinq ans peu importe.

    Lui – « Tu sais j’aimerais qu’on puisse vivre à Berlin c’est vraiment bien, les choses se passent là-bas »

    Elle – « Ouais ça serait super, il va falloir qu’on trouve du boulot, on n’aura pas besoin de beaucoup de choses, l’important c’est d’être ensemble… »

    Lui – « Au pire je bosserai six mois et après c’est toi, on va bien trouver un équilibre… »

    Elle – « Tu m’aimeras toujours ? »

    Lui – « bah bien sûr. »

    Je pourrais construire cette note avec les failles, les désillusions, la complexité de la vie et la perte des rêves. Mettre en avant que tout est éphémère, que rien ne reste, que le temps détruit tout. Il me serait si facile de faire trébucher les amoureux de cette photo avec cette instantané, si simple de me foutre de leur jeunesse qui me nargue années après années. D’un claquement de doigt me dresser à la frontière de leur rêve pour calmer le jeu et remettre la réalité de la vie à sa place, esquisser un léger sourire et ne rien dire. 

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  • Dans vos yeux d'enfants #2

    L'idée de ce projet c'est vous, ce petit retour en arrière ou vous viendrez nous raconter vos envies de jouer, vos inventions, vos délires, vos créations au travers de vos yeux d'enfants. Si vous souhaitez participer au projet et obtenir des infos contactez-moi. Dans les yeux de Seve #2

     

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    J’ai trente-neuf ans, je m’allonge par terre car c’est là que je me sens le mieux pour jouer. J’écoute la musique de mon walkman MP3 et j’observe tous mes jouets un par un.

    Je m’invente des histoires avec chacun d’eux. Sans frère ni sœur, on a tendance à développer notre imagination pour ne pas être seule.

    Alors sous mes crayons, je fais des décors, pour les petites fées qui jouent avec moi, pendant des heures… 

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  • Et c'est le temps qui court.

    [Emilie Daffis]

    alliage,boys band,groupe,beattles,cyril balayn,emilie daffis,flolou,leshaker,shake les princesses,nostalgie,époque,fan,Dans l’état je suis une princesse trentenaire, et moi sans aucune honte aucune, j’ai écouté les boys band. J’avais quoi 12/14 ans et j’étais fans des Words apart, des 2b3, Alliage et toute la clique.

    Alors forcément, vous pouvez vous moquer mais je suis une princesse qui assume mon adolescence où les muscles, les belles gueules toutes lisses me plaisaient. Les paroles de ces chansons, je les connais encore.

    Pour te dire, cet après-midi, je me suis même tapée un délire avec une princesse sur David Charvey ( Should i leave should i stay …). Oui il a chanté et même que je bavais dessus.

    Et puis on a parlé de Quentin, de son décès brutal puis de Filip (j’étais fan … la vache il était sacrément sexy quand même).

    Et là je me dis mince, notre génération, c’était bien quand même.

    Je me rappelle Dorothée et les musclés (mon premier concert ! j’avais 6 ans). Nicky Larson, Princesse Sarah, Goldorak, ou encore Jeanne et Serge…

    Ces années où tu pouvais te mater une série B sans qu’on te juge de quoi que soit même si c’était débile. Premier baiser, Hélène et les garçons.

    D’ailleurs j’ai appris qu’Anette avait couché avec Monsieur Roger, et que Nicolas s’était tapé José. Ah ouais mais en 2013, pas en 1990…

    C’est fou, le temps passe vite, et je suis une princesse qui le regarde avec un sourire enfantin. J’ai aimé cette période, elle me rappelle de beaux souvenirs.

    Et maintenant, je suis une princesse de 30 ans, et je regarde cet avenir que l’on nous montre si triste, si violent, en crise parait-il. Et moi, princesse  je continue de voir mon présent et mon avenir avec beauté. 

    Juste parce que je suis une princesse qui aime la magie, qui aime les délires, rire et chanter sur des niaiseries.

    Parce que je suis une princesse qui aime ce qu’elle vit même quand tout est difficile.

    Parce que si l’on regarde de plus près, la magie, les étincelles, les feux d’artifices ne sont pas derrières, dans un passé lointain, ils sont juste en nous. Cette magie, elle est dans notre cœur.

    Et, j’aime la voir briller en moi.

    Je suis une princesse qui aime la vie, même si vous la trouvez moche, parce qu’il y a bien une chose qui changera jamais, vous et moi, on a ce truc en commun : on a un cœur et ça même si le temps court à toute vitesse.

    Il ne tient qu’à nous de lui donner un peu de magie !

    Retrouve Emilie sur sa page Facebook...

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  • Définitions #59.

    définitions,leshaker,chat,download,fermeture des magasins chapitre,code,lire,philippe besson,putain,nostalgie,dématérialisation,Download : La chaine des magasins « Chapitre » (style Fnac) va fermer ses portes dans ma ville (onze au total dans toute la France). La raison nous la connaissons tous. Le telechargement intensif, les achats sur le net etc… à la différence du Virgin de Paris cette fermeture se déroulera silencieusement. Je reste très concerné par cette conjoncture, mon emploi aussi est directement menacé. La dématérialisation est en marche et ne touche pas que les produits.

    Putain : …de nostalgie.

    Code : Je vais travailler dès le mois de mai sur les codes hétéros avec la journaliste. Comment lui dire, sans lui expliquer ma vie, que je suis en dehors de ça, sur le côté, depuis bien bien longtemps (et pire aujourd’hui).

    Porter plainte : C’est acté. Mon réseau galère quand j’appelle la Bretagne (ou l’inverse). Mobilisation.

    Comme vous tous : Les rayons de soleil dimanche c’était quand même le pied le plus total. J’ai même réussi comme un blanc bec à me choper des rougeurs sur la tronche. Vais-je me balader sous le soleil radieux Londonien ? Je vous tiens au courant la semaine prochaine.

    Le chat blanc : J’ai eu dans mon objectif le chat blanc dont je parlais ici-même, il vomissait au moment où je suis arrivé sur lui, c’est un signe ?

    Lire : je viens de terminer « une bonne raison de se tuer » de Philippe Besson, pas le meilleur, mais je reste fidèle, j’aime bien son univers. Je commence « L’écume des jours » de Boris Vian, surement étudié mais jamais lu.

    On peut toujours rêver : … et c’est important de rêver finalement – « L'horizon s'éclaircit sublime le soleil s'est levé. Dans le rôle du rebelle des sables enfin tu apparais. Défiant toutes tes attitudes dans les dunes cachées. Je n'te laisserai aucune chance pas de chance. J'fais un vœu le feu d'un duel au soleil. Je rêve d'un duel avec toi. En haut d'la falaise tu viendras. Provoc et duel avec toi. Me donner la fièvre au soleil. En haut de la falaise rebelle. Je veux un duel avec toi. Duel au soleil contre moi… »

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  • Quand on est gamin.

    gamin,nostalgie,leshaker,enfant,femme,parcours,souvenir,Quand j’étais gamin je me disais que les vieux étaient chiants, qu’ils ne comprenaient rien. Quand j’étais gamin c’était quand j’avais 20 ans. Puis au fur et à mesure de la vie et des expériences j’ai compris que ce n’est pas être chiant, c’est de la lucidité, ras le bol d’entendre les mêmes complaintes, les mêmes discours, facile de terminer un début de phrase, de connaître la fin de la discussion. A 20 ans y’a du rêve, des illusions, et les choses restent possibles. Au fil du temps rien ne bouge, les gueules sont les mêmes, et les choses perdurent. Pourtant je me définis souvent comme un vrai gamin, j’ai même l’impression que je serais le même quand j’aurais 50 ans. Au fil du temps je suis capable de connaître le déroulement de ma journée, d’anticiper mes émotions. Quand j’étais gamin je n’aimais pas le soleil, la plage, aujourd’hui je ne rêve que de cela, d’une grande plage avec du soleil sur ma gueule et le bruit du rien. Quand j’étais gamin je ne m’ennuyais jamais, c’est encore le cas aujourd’hui, j’ai appris à faire passer le temps.

    Quand j’étais gamin je n’avais pas d’enfant. Je pouvais mourir demain. Aujourd’hui je suis père. Mon existence n’a de saveur que quand elle est proche de moi, la voir de loin jouer et raconter ses histoires, devenir petite fille, la voir progressivement s’éloigner de sa petite enfance. Demain je serais à paris pour assister à un débat avec des pères séparés par la force des choses de leurs enfants. Il me faudra retenir mon émotion, les cas sont difficiles. Quand j’étais gamin je n’étais pas père.

    Quand j’étais gamin je n’aimais pas les champs, je n’ai jamais aimé les champs, cette nature désertique m’effraie. C’est encore le cas aujourd’hui. Etrangement c’est dans le bruit des villes que je trouve de la sérénité. Il m’arrive d’avoir envie de me perdre au fond d’un désert, mais pour quelques heures, jamais plus.

    Quand j’étais gamin je me foutais que les gouttes de pluie viennent frapper la fenêtre, aujourd’hui c’est l’overdose (sauf si je suis sous la couette avec  Elisa Tovati, ou Virginie Guilhaume, ou bien Alessandra Sublet… ou les trois. Y’en a une surtout mais je ne peux pas la citer, top secret, secret défense, secret tout court)… on est gourmand quand on est vieux.

    Quand on est gamin on aime le fun est le Rock’n’roll. Aujourd’hui on souhaite le saupoudrer dans sa vie. Je cherche encore le meilleur moyen pour y parvenir. Je veux du fun, du bordel, du Rock’n’roll et faire face à l’inconnu. Bordel de merde, na !

    ©crédit photo de ma fenêtre cet après-midi...

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  • Mon empreinte.

    empreinte,leshaker,contribution,numérique,nostalgie,identité,Voici un espace. Un espace à combler, pour y ajouter des mots, des vidéos ou des photos. Le principe est de ne rien dire. Si seulement nous pouvions écouter le silence dans nos vies numériques. Mon silence à moi dure depuis plus de 4 ans. Un blog, un espace, mon identité numérique, mes humeurs, mes désirs, mes empreintes, un espace qui ne témoigne de rien finalement. Je suis le seul à pouvoir ajouter de la nostalgie et des souvenirs sur les notes que je dépose. Comme vous.

    J’ai le plaisir des livres et de la lecture depuis 4 ans. Avant je n’écrivais pas. Jamais. La feuille blanche était une douleur, le clavier et l’écran un plaisir. Pourtant nos témoignages sont éphémères, je le revendique, il suffirait d’une énorme panne pour tout supprimer. Mais il ne se passe jamais rien sur la toile. Calme plat. Le seul plaisir ultime que nous pourrions prendre sera demain, plus tard, lire et relire nos notes, les mots, se souvenir du moment, de cet instant ou l’envie était forte de se perdre encore quelques instants devant nos pixels. Notre aventure numérique est personnelle.

    Pourtant je suis ici. Une envie pressante de frapper le clavier et de venir contribuer. J’y ajoute une nouvelle fois mon empreinte du soir, 2h26 du matin, dans la nuit du 23 au 24 février. En terminant cette missive j’irais me coucher, avec le plaisir de découvrir cette note dans mon espace. J’ai une certitude. C’est l’émotion. Nous cherchons à nous en procurer. A toi de m’en donner.

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  • Les chroniques de Lisianne #36. Ne pas changer.

    leshaker,les chroniques de lisianne,nostalgie,paris,ne pas changer,mal être,émotions,lisianne,leshaker,Quand j’étais petite j’étais souvent indécise. Une vraie personnalité pourtant, mais je ne savais jamais ce qui était bon pour moi. Au fil du temps j’ai fini par ajuster cette faiblesse. J’étais drôle, amusante, souriante, une véritable Ferris Bueller au féminin. Diplomate aussi, à toujours chercher les raisons d’un comportement, réussir à comprendre l’humain. A force d’observer j’évitais de me regarder. Quand j’ai décidé de franchir le pas vers ce grand départ j’ai organisé et planifié un plan parfait, sans accroc comme dirais Hannibal, sans accroc (enfin presque), une quête vers l’avant pour chercher et trouver moi-même. Puis petit à petit au fil du temps à force de retrouver je me suis perdu dans l’absence et le silence, j’ai fini par me décrocher d’une vie, oublier les mots, oublier mon corps… depuis combien de temps n’ai-je pas fait l’amour et sentir la peau d’un homme contre moi ? De toute façon je m’en fou, la sexualité reste une action très surévaluée, la plupart du temps c’est totalement décevant. Pourtant j’ai du désir. Finalement je ne change pas je suis toujours cette petite fille indécise avec un caractère bien trempé.

    Il m’arrive de m’ennuyer. Rarement. De temps en temps. J’ai commencé à boire, un peu, jamais vraiment, c’est souvent très ennuyeux. J’ai passé du temps à marcher, énormément, j’ai tué au moins dix paires de chaussures depuis mon escapade. Je suis nostalgique, souvent, tous le temps, c’est chiant, nostalgie de mon appartement parisien, de ma demeure feutrée, des bouquins par terre, du verre de vin qui traîne et qui symbolise une vie sociale. Nostalgique mais jamais en manque. La musique me manque ici, toujours ce besoin d’avoir du son pour faire vivre mes émotions, la plupart du temps je n’écoute rien, juste les gens, les voitures, la mer, et moi. Oui moi. Je me parle. Tous les jours. Une discussion soutenue sur différents sujets, les questions et les réponses.  J’en oublie l’actualité de mon pays, je vais profiter de mon passage parisien pour retrouver quelques repères.

    Ah oui Paris, le 9 février. Une journée d’escale. Quelques heures. Ma sœur. Nos retrouvailles. Nos émotions. Instant figé, jardin secret, j’ai hâte. Puis toi. Cyril. Leshaker. Toi derrière ton pseudo que je connais si peu finalement. Te retrouver, te parler, te serrer, t’expliquer, m’entendre, te donner mes raisons, te dire que j’étais si proche lors de ta venue en Russie, si proche, et pourtant si immobile et si muette.

    Plus je cherche à me retrouver et plus je suis seule. Je ne sais pas si c’est bien ou mal. C’est mon destin, mon chemin, je tente d’être proche de mes désirs et mes motivations se signent souvent dans une ligne d’horizon. Le 9 février je serais sur Paris. Le 10 bien ailleurs, très loin, dans un autre univers, une autre civilisation, des odeurs et des sons différents, et pourtant si proche de vous pour écrire. A très vite.

    [lisianne]

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