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père

  • Pornographie et addiction.

    J’ai rencontré Lionel en mai 2014 pour la rubrique « Être père ». J’ai gardé des liens bien évidement avec quelques papas. Puis un jour à force de discussion, de partage et une certaine complicité Lionel et moi avons échangé. Un jour nous avons parlé d’une thématique, celle de la pornographie, de l’addiction qu’elle peut procurer et des troubles que ce dernier vivait. Un sujet intéressant selon moi et dont j’ai souhaité faire partager le parcours de cet homme. Les propos de Lionel ne concernent que lui. Mes entrevues ne sont que des photographies d’une situation à un instant très précis. Rien n’est figé. Jamais. Merci à lui. [Lionel 37 ans, Laval]

     

    pornographie, addiction,sex,sexe,bite,baiser,solitude,jacquie et michel,sexualité,homme seul,père,leshaker,flolou,cyril balayn,entrevue,addictif,site porno,porno,pornographie,Lionel tu as 37 ans la pornographie se consomme facilement actuellement, t’es tombé dans le chaudron il y a longtemps ?

    Pas vraiment. Je te mentirai si je te disais que je n’ai jamais rien regardé. C’est devenu surtout un palliatif depuis ma séparation, une sorte d’engrenage dans lequel je me suis glissé. J’ai honte et pas vraiment, je trouve ça pathétique bien sûr mais c’est la seule solution que j’ai réussi à trouver.

    Une solution ?

    Oui une solution à ma solitude. Une solution à n’avoir personne dans ta vie, à te faire chier tous les soirs, la solution pour combler un manque, la solution physiologique. A un moment tu composes, tu fais ce qui semble le plus simple et le mieux pour toi. T’as pas toujours raison.

    Tu en parles comme une drogue. C’est le cas ?

    Oui c’est le cas, enfin il me semble. Je suis actuellement dans une période de remise en cause suite à certains évènements. Il est tellement si simple d’allumer le pc, tellement si simple d’y accéder sans payer. J’ai des limites. Je ne tombe pas dans l’addiction financière des sites ou des chaines tv pour en avoir plus encore, c’est ma seule limite, mais ce n’est pas forcement pire.

    Cette pornographie dont tu parles comment tu l’utilise ?

    Comme une dose quotidienne. Bim t’allumes le pc et tu fonces dessus. C’est à la limite d’y aller sans en avoir envie, un peu comme cette clope que tu allumes sans vouloir fumer. Je te dis c’est tout le souci aujourd’hui et depuis des années il est si simple d’y accéder.

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  • J'ai décidé de ne pas m'y faire.

    départ,solitude,loin,papa solo, maman solo,parentalité,père,mère,divorce,séparation,silence,le silence,bruit,anticiper,flolou,leshaker,cyril balayn,Il y a ceux qui aiment le silence et ceux que cela angoissent. Il y a ces moments ou pour réfléchir, prendre ton temps et faire le point tu as besoin d’un silence profond, long et puissant. Il y a ces moments ou pour te sentir vibrer et palpiter tu as besoin du son dans tes oreilles, puissant lui aussi. Cet instant où tu laisses guider tes rêves ou l’instant suffit à te donner de l’énergie et l’envie de continuer. Il y a aussi des silences que tu combles en parlant seul, pour donner du relief a une solitude. Il y a aussi le bruit autour de toi que tu n’entends plus vraiment, c’est un vacarme, un chaos.

    Puis il a le silence. Le silence. Celui qui t’échappe et que tu ne peux pas combattre. Tu as conscience qu’il va venir te ronger alors tu commences à ranger autour de toi, tu évites de faire traîner des jouets, des livres et même une assiette ou un bol. Tu effaces les traces d’un passage. Ce n’est pas pour oublier, c’est pour éviter que le silence ne soit trop fort une fois de plus. Avec le temps tu ne t’habitues pas à ce départ spontané, tu ne t’habitues pas à perdre ce rire et cette joie qui était si proche de toi. On ne s’habitue jamais. On compose et on anticipe tout simplement.

    Quand elle part pour revenir très vite je range. Je n’oublie rien même les plus petits détails, pourtant je sais que quand je franchirais la porte juste après son départ un vent de solitude va venir souffler sur les murs. Je m’occupe, je bouge, je tente d’éviter de penser. Avec le temps ont fini par se connaître et on fait face à ce silence. J’ai décidé de ne jamais m’y faire, j’ai décidé de ne jamais dire que je m’habitue. Les papas, les mamans, solos ou pas on ne fait que composer, qu’anticiper. Rien de plus.

    Et on est heureux. Et ce silence en question on l’emmerde.

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  • Exclusif #17

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  • Maman solo jette un oeil sur papa solo #3

    Dernier opus de cette série. Un grand merci aux mamans. Entrevue #1Entrevue #2

    Rencontre avec Jennifer 33 ans (Creteil), maman de Marion 6 ans.

    parents,célibat,papa solo,maman solo,solitude,divorce,parentalité,burn out,solo,flolou,leshaker,cyril balayn,papa,père,mère,être père,Alors, il est comment ce papa solo ?

    Loin, très loin. Je vais casser les codes et désolé par avance mais j’ai un mal fou à me retrouver dans la définition du terme « solo » autant pour les mères que les pères. Je ne suis pas complètement folle je sais que cela fait référence à notre célibat, à nous retrouver qu’un et plus deux. Mais pour moi le terme ne fait pas référence à cette réalité. Je suis en effet une maman séparée, qui a un fils, mais ce dernier à un père, présent… comment donc définir le terme de « solo » ?

    Se trouver seul(e) avec l’enfant, gérer les émotions seul(e), développer une vie différente empreinte d’une « solitude ».

    On n’est pas vraiment seul Cyril. J’ai une amie qui est une maman solo au sens noble du terme. Elle vit près de chez moi, loin de la famille, le père a démissionné, elle est donc véritablement seule pour se gérer et élever son enfant. Moi ce n’est pas le cas. Je suis seule et j’ai bien conscience que cela m’a changé, je dois faire face différemment mais j’ai le père qui est présent et cela modifie considérablement mon comportement avec mon fils. Le « attention je vais le dire à papa » c’est une devise chez nous.

    Cela sous-entend une bonne entente entre les parents et tu sais que ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

    C’est vrai. Mais la présence du père est essentielle. C’est le terme « solo » qui ne me convient pas et je cible mon discours dans ce sens. J’ai bien conscience que la mésentente ne facilite pas l’échange et l’éducation. Je le sais. Mais si le père est présent, cela va terriblement modifier le développement de l’enfant et notre propre comportement. Je ne suis pas en guerre mais de temps en temps j’en ai un peu marre d’entendre le discours des gens qui viennent balayer d’un revers de main la présence de l’autre.

    « Solo » c’est aussi se retrouver dans des plaisirs que la séparation procure. En ce qui me concerne j’aime voyager avec ma fille, je suis un papa solo, et c’est un bonheur indescriptible d’être seul avec elle, loin, je ne souhaiterais pas renoncer à ce plaisir.

    Encore une fois Cyril, c’est le terme mais je comprends ton propos. Prenons un exemple. Si tu vivais en couple à ce jour, tu serais dans la délectation de ce moment que tu as connu et dont tu ne souhaites jamais renoncer. Mais tu pourrais le vivre en étant en couple. Ce n’est qu’un moment, un échange, un truc qui fait partie du jardin secret et qu’on ne souhaite partager avec personne. Ta fille à une maman, présente, par définition tu n’es pas véritablement solo, comme moi. J’en profite pour saluer les mamans et les papas qui sont seul(es), totalement. 

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  • Maman solo jette un oeil sur papa solo #2

    Rencontre avec Patricia 35 ans (Rennes), maman d'Anna 7 ans.

    papa solo,maman solo;parentalité,parent,père,célibat,enfant,être père,shake les daddy's,flolou,leshaker,cyril balayn,entrevue,interview,un papa,solo,maman solo,Comment pourrait se définir un papa solo selon toi ?

    Probablement comme celui de ma fille. J’ai la chance d’avoir un père pour ma fille qui est très présent, très autonome, j’ai tendance à penser les papas (pas tous je sais bien) se comportent de la même façon. Il a 40 ans, il s’est toujours débrouillé quand notre fille était toute petite, je crois qu’il n’a pas vraiment besoin de quelqu’un pour gérer.

    Pourquoi préciser son âge ?

    J’ai rencontré des hommes de sa génération. Ils ont un profil commun. Des hommes investis dans le rôle de père, ce n’est pas l’ancienne génération. Mon ex-belle-mère est une femme indépendante, libre, il a donc était élevé dans cette ambiance et cette ouverture d’esprit.

    On parle de temps en temps d’une forme de « sacralisation » de la mère.

    Alors ça je ne sais pas trop mais c’est fortement possible. Déjà sur le net y’a que des mamans qui parlent, c’est rarement les hommes, j’ai un peu tendance à penser que c’est tabou d’une certaine façon. Ça m’arrive même de me confronter à mes collègues. Elles parlent souvent des galères du quotidien en évitant le sujet du papa ou de l’homme présent dans le foyer. C’est toujours très étrange. On a l’impression que le père existe mais pas vraiment. Une forme de virtualité.

    Tu me disais observer dans un endroit où tu vas l’été de plus en plus de « papa solo ».

    Oui c’est vrai, je suis souvent dans le même terrain de camping l’été et j’observe de plus en plus les papas en mode solo que les autres années. On va finir par penser que les couples se séparent de plus en plus (et ça c’est très possible), mais je crois que les pères assument de mieux en mieux et n’ont pas besoin d’aide véritablement. Ou aussi profitent véritablement du célibat pour passer des moments forts avec les enfants. Les mentalités changent c’est une évidence.

    Un papa solo qui vit une histoire est-il toujours solo par définition ?

    Bonne question. Au travers de la séparation oui car le lien ce sont les parents et pas les personnes qui viennent dans nos vies éventuellement. La séparation conditionne le côté « solo » obligatoirement. En ce qui me concerne la présence forte du père de ma fille m’a facilité la vie je n’ai pas honte de le dire. Je sais mon enfant bien avec son père et cela favorise ma vie sociale et amoureuse, mais ça c’est une autre histoire.

    maman solo jette un oeil sur papa solo #1

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  • Maman solo jette un oeil sur papa solo.

    Premier portait d’une « maman solo » qui vient nous donner sa vision d’un « papa solo ». Comme vous le savez mon envie, mon désir, mon souhait c’est de ne jamais rentrer dans les clivages, les codes, nous définir, les hommes et les femmes, comme des parents, tout simplement. Je voulais remercier Carole, ma fidèle, grâce à qui les portraits prennent corps au sein du blog. Voici le premier témoignage des trois (la suite jeudi et vendredi).

    Rencontre avec Gaëlle, 38 ans (Cherbourg), maman de Lucie 12 ans et Sophie 8 ans.

    père,papa solo,maman solo,séparation,solitude,célibataire,parentalité,parents,enfants,divorce,flolou,leshaker,cyril balayn,sacralisation,mère,shake les daddy's,Gaëlle, si je te demandais de me définir un « papa solo », serait-il totalement différent de toi ?

    Pour moi oui. Je ne vais pas rentrer dans les grandes lignes mais mon parcours de vie ne tisse pas un profil idéal de l’homme. Notre père nous a abandonné (j’avais 9 ans), moi mon frère et ma sœur. Je pense que je suis encore marquée par cet abandon et c’est certainement la cause de ma séparation. Heureusement maman était là, elle, et ce n’était pas facile seule de gérer trois enfants. J’ai tendance à penser qu’un père ne gère pas aussi bien.

    Le père de tes filles est portant lui aussi un « papa solo », il est présent dans la vie des enfants ?

    Il est en couple depuis un bon moment. Notre système de garde est d’un week-end sur deux et moitié des vacances, c’est déjà très suffisant. Il n’est pas très présent, son investissement avec les filles est très léger. Je pense que cette situation l’arrange et que cela lui permet de faire sa vie autrement et avec une certaine liberté.

    Investissement, présence, un week-end sur deux… lui as-tu laissé la place de père véritablement ?

    (Gaëlle ne répondra pas à cette question qu’elle juge trop intime et hors-sujet)

    Au-delà de ton histoire, la présence d’un père pour tes filles reste nécessaire ?

    Au fond oui. Je n’ai pas envie que le lien se coupe. On va dire que le système de garde que je vis c’est déjà bien assez. J’ai tendance à me construire et à éduquer mes filles seule. Le père n’est qu’une option. C’est comme ça.

    Peut-on alors parler de « sacralisation » de la mère ?

    Peut-être oui, l’idée ne me dérange pas.

    Pourtant les « papas solos » sont présents, solidaires, eux aussi connaissent les difficultés que tu vis.

    Certainement. Je n’en connais pas vraiment. Les femmes sont solidaires, les blogs sur les « mamans » j’en connais des tas, on partage nos idées, nos humeurs, nos galères, c’est assez intéressant de voir et de comparer nos difficultés. Je crois que les papas se regardent moins entre eux.

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  • Cyrille De Lasteyrie aka Vinvin en entrevue.

    Comme une évidence. En dehors du web, des émissions à la télé, de l'artiste, je ne connais rien de Cyrille De Lasteyrie. Mais comme une évidence, cet homme déborde de sa parentalité et de son humanité. Je ne pensais pas un seul instant que ce dernier prenne le temps de la lecture (je l'ai invité à découvrir les anciens portraits) et encore moins à me répondre. Et pourtant, Vinvin en entrevue c'est maintenant. Un immense merci à lui. Une dédicace aussi à celle qui m'a insufflé cette idée et qui se reconnaîtra.

    Pour info Cyrille De Lasteyrie joue actuellementt son seul-en-scène, mis en scène par Michèle Laroque du 9 octobre au 3 janvier 2015, à la Comédie des 3 bornes, Paris.

     

    Cyrille De Lasteyrie (Paris),  papa de Pikacha 11 ans et Jean-Zorro 13 ans.

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    J'ai trouvé ces textes touchants, et naturellement je me suis dit que j'avais de la chance de n'être ni divorcé, ni veuf, ni éloigné de mes enfants. Une sorte de Highlander de la paternité dans un monde complexe. J'ai beaucoup aimé leurs témoignages pleins de simplicité et de sincérité. Pour être honnête je crois que les pères ne s'intéressent pas beaucoup aux autres pères... En général nous sommes plutôt attentifs aux regards que posent les mères sur notre présence dans la cour d'école. Peut-être sommes-nous toujours en mode séduction animale, comme des lions dans la meute... Alors les autres lions papas, on trinque avec eux à la fête de l'école mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

    Tu es un auteur, tu évolues dans la création, ton rôle de père influence-t-il tes textes, ta liberté, les thèmes que tu abordes ?

    Pas du tout à ce jour. En réalité j'ai établi une frontière de protection entre mon boulot et ma paternité. Peut-être parce que je n'y vois rien d'exceptionnel à raconter pour le moment, mais surtout parce que je les protège. Je ne veux pas qu'ils servent mon travail à leur insu. De manière générale, je suis très prudent, je ne joue pas avec leur identité. Vous noterez d'ailleurs au passage que mes enfants ne s'appellent pas vraiment Jean-Zorro et Pikacha. Là aussi, je les protège...

    Tes enfants, regardent, suivent, le papa Vinvin sur le net ?

    Oui, ils surfent de temps en temps sur mes conneries et se moquent tranquillement de moi quand je rentre. Ils ont l'habitude et ça ne les secoue pas plus que cela. Ils ont davantage été marqués par mon passage à la scène, avec l'idée que des gens se déplacent pour voir leur papa jouer. Là ça prend une autre dimension pour eux. Quand c'est sur écran, c'est de la blague comme Norman ou Cyprien. Quand c'est en vrai, là ça rigole plus...

    Être père, est-ce un rôle que tu as fantasmé plus jeune ?

    Je ne l'ai pas fantasmé du tout. Je m'imaginais juste plus vieux avec des emmerdes. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu. Je plaisante... Mais vraiment je n'imaginais rien. c'est tombé comme ça, comme tout le monde, et j'ai appris sur le tas. Je surkiffe être père et je donnerais ma vie pour eux. Point.

    Ton dernier délire, ta dernière folie avec les enfants ?

    On a habillé le clebs avec le maillot du Brésil de Neymar et ça nous a fait marrer. C'est pas non plus un énoooorme délire, mais c'est celui qui me vient. Globalement ce sont eux qui font les fous, moi je suis le papa je suis sérieux. Si.

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  • Définitions #99

    définitions,cyrille de lasteyrie,vinvin,parentalité,père,entrevue,humeur,déménagement,gaz de ville,mail,cartons,flolou,leshaker,cyril balayn,habitude,parent,vierge,Ces derniers temps : J’avais la tête dans les cartons. Cela n’a rien d’exceptionnel sauf que moi je déteste.

    Déjà : « Hey ça fait 9 piges que t’es célibataire ! » (J’ai coupé court à la discussion j’ai plus d’arguments).

    Déménager : C’est aussi se rendre compte que t’as des boites qui fonctionnent comme en 1884 en 2014. On est quand même à l’heure du mail et de l’internet bordel à chier des sacs en bois.

    Guide du routard : Si tu veux le gaz de ville chez toi, pense à t’y prendre à l’avance. Pas comme moi genre deux jours avant. Sinon c’est la douche froide.

    Happy : Le grand Cyrille De Lasteyrie aka Vinvin a pris le temps de me répondre pour une rubrique. Celle des pères. Il va nous parler de « sa » parentalité avec une phrase qui me marque énormément et qui m’ouvre des horizons que je n’avais pas forcement soupçonner. Extrait – « Pour être honnête je crois que les pères ne s'intéressent pas beaucoup aux autres pères... En général nous sommes plutôt attentifs aux regards que posent les mères sur notre présence dans la cour d'école. Peut-être sommes-nous toujours en mode séduction animale, comme des lions dans la meute... ». Vous allez pouvoir découvrir cette entrevue demain mardi. Merci à toi.

    Humeur : Bousculer les habitudes, sentir les chemins nouveaux, croiser des tas de têtes et de fesses. Se souvenir des endroits quand on avait 20 ans.

    Vierge : C’est la première fois depuis 42 ans que j’ai déjà un jour de l’an annoncé à l’avance.

    Habitude : J’ai souvent tendance à les détester et pourtant elle me rassure. C’est dans ma nature. J’aime bien vivre à l’extérieur mais le cocon doit exister. Il faut que j’apprenne à mieux gérer les bouleversements, surtout ceux que j’ai choisis.

    Photo : Mr propre… comme un changement, un renouveau. Garder les bras croisés n’étant pas certain du lendemain.

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  • Les pères et la rentrée #3

    Trois portraits avec des papas "solos". Des pères vivant la rentrée scolaire. Des joies, des peines, des émotions et des différences. Un grand merci aux papas.

    Rencontre avec Luc, 46 ans (Lisieux), papa de Téo 11 ans et Anna 14 ans.

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    On va tenter de rester pudique (ce n’est pas vraiment à la mode en ce moment), mais la mère des enfants est décédée d’une longue maladie. Trois ans déjà. C’est un chaos énorme dans ma vie et celle des enfants. Je respire depuis quelques mois seulement.

    Et cette rentrée ?

    Une bien classique pour ma fille qui commence son année de troisième au collège. Première année dans le même établissement pour mon fils, sixième, une nouvelle école, un nouveau départ, je suis heureux de le voir grandir et « heureux ».

    Tu es un papa attentif dans les leçons, la réussite scolaire ?

    Comme nous tous je pense, ni plus ni moins. Je ne suis pas un adepte du premier de classe, ce n’est pas mon style et pas ma vision des choses. Etrangement au décès de ma femme j’ai eu peur pour l’échec scolaire, nous étions (et moi le premier) dans un chaos permanent, a bien y réfléchir je ne sais pas comme j’ai fait pour sortir la tête de l’eau. J’ai eu la chance d’être particulièrement épaulé par la famille. Comme je disais j’ai eu peur de l’échec mais les enfants se sont réfugiés dans les études. Un moyen d’exorciser la douleur.

    Tu étais présent pour la rentrée au collège de ton fils ?

    Oui moi et ma sœur. Ce n’est pas une substitution mais mes sœurs (j’en ai trois) ont un rôle important depuis le décès de ma femme. Cette présence féminine est importante pour mes enfants finalement. Elle ne comble pas la douleur mais elles sont des femmes et je tente d’y ajouter une forme d’harmonie. L’équipe pédagogique est aussi très à l’écoute de ma fille (puis prochainement de mon fils) avec cette situation. C’est une chance supplémentaire. On n’a pas le choix, il faut avancer, c’est notre devise.

    Entretien téléphonique réalisé le 3 septembre

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  • Les pères et la rentrée #2

    Trois portraits avec des papas "solos". Des pères vivant la rentrée scolaire. Des joies, des peines, des émotions et des différences. Un grand merci aux papas.

    Rencontre avec Christophe, 34 ans (Caen), papa de Juliette 6 ans.

    être père,papa solo,célibataire,rentrée scolaire,école,séparation,divorce,papa,père,flolou,leshaker,cyril balayn,être père,cartable,parentalité,C’est une première cette rentrée ?

    Oui première rentrée de ma fille en CP, et première fois en mode séparation. Ce n’est pas le top comme sensation mais y’a pire. On se retrouve confronté à la réalité de notre séparation, moi d’un côté et elle de l’autre, l’idée étant d’être là pour notre fille c’est le plus important. J’ai eu tendance à me mettre en retrait la maman connaissant assez bien l’école et les mamans. Du coin de l’œil j’étais là et encore une fois c’est bien le plus important.

    Etre en retrait, comment ça ?

    Tu sais dans une école tu croises les regards. Nous nous sommes séparés en début d’année de fin de maternelle, la plupart des parents connaissent la maman. Alors c’est peut être moi mais j’ai toujours l’impression que le dogme de la séparation c’est l’homme qui le porte, alors que c’est elle qui m’a quitté. Je ne suis pas parano je n’avais pas envie d’en parler ou qu’une éventuelle question vienne à moi. C’est surement de la connerie en tout cas je l’ai vécu ainsi. Encore une fois ce n’est pas bien grave.

    La question ne se posait pas sur ta présence lors de cette rentrée ?

    Alors là pas du tout. J’ai croisé aussi des gens en séparation, à la limite la rentrée scolaire c’est peut-être le moment ou « justement » les gens mettent de côté les rancœurs et les colères et partagent un véritable moment. Ma présence était logique et nécessaire pour le coup. Puis notre fille était très heureuse de nous avoir tous les deux.

    Bilan de cette journée ?

    J’ai eu ma fille au téléphone, la maitresse est sympa (pour l’instant). J’irais la récupérer vendredi à la sortie. J’aime bien aussi l’idée de m’y rendre seul, plus simple pour croiser les regards et prendre possession des lieux. C’est ma première rentrée en étant séparé. Je crois que j’ai besoin de prendre mes marques, mon discours sera certainement diffèrent l’année prochaine. Plus positif certainement.

    entretien téléphonique réalisé le mardi 2 septembre

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