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  • Être père #1 [retour sur].

    Le samedi je viendrais faire vivre de nouveau une note. A moi de piocher dans les archives et dans un texte de la semaine du 16 au 22 mars 2014. Le tout premier opus d’une rubrique qui me tenait à cœur, des rencontres, des dialogues, des émotions, être père #1. Un an déjà. C’était le 18 mars 2014, ici. [Et aujourd’hui]. Joint au téléphone Dominique va bien, il n’a pas eu la mutation mais a décidé en juin dernier de se rapprocher de ses enfants. Il travaille dans un autre domaine et s’organise autour d’une garde alternée.

     

    Dominique 37 ans papa d’Enzo (7 ans) et Louise (10 ans). Grenoble.

    être père,parent,papa,solitude,father,dad,séparation,garde alternée,entrevue,interview,rencontre,flolou,cyril balayn,leshaker,retour sur,Comment tu profites de tes enfants Dominique ?

    C’est la galère depuis deux ans. Je suis loin, 145 kms de séparation. Je n’arrive pas à me faire muter proche de mes enfants. Je ne suis pas prioritaire, pas en couple, je ne rentre pas dans les cases. Je m’organise sur un week-end sur deux, bonjour les kilomètres, et les vacances le plus possible. J’ai la chance de bien m’entendre avec la maman c’est un avantage avec cette vie.

    Passage par la case « tribunal » pour bien mettre en place les droits de chacun ?

    Bien non ! J’ai pas une très grande opinion des avocats et de la justice surtout dans les affaires de séparation. J’ai tendance à penser que c’est le bon sens qui doit l’emporter. Mettre son égo de côté pour le bien-être des enfants. Je sais qu’on va dire que j’ai de la chance de bien m’entendre avec la mère et c’est une vérité, mais je m’efforce de faire en sorte que cela soit possible. Nous parvenons à nous arranger c’est le principal si ce n’était pas le cas malheureusement…. Pour certains c’est la seule solution j’en ai bien conscience.

    Tu regrettes cette séparation ?

    Humainement non. Dans ma vie de tous les jours oui. Enzo et Louise se construisent autour de ça. On a tendance à penser que c’est mieux que des parents qui restent pour le pognon, le confort ou parce que c’est comme ça… faut du courage pour se séparer et affronter cet échec.

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  • Exclusif #17

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  • Maman solo jette un oeil sur papa solo #2

    Rencontre avec Patricia 35 ans (Rennes), maman d'Anna 7 ans.

    papa solo,maman solo;parentalité,parent,père,célibat,enfant,être père,shake les daddy's,flolou,leshaker,cyril balayn,entrevue,interview,un papa,solo,maman solo,Comment pourrait se définir un papa solo selon toi ?

    Probablement comme celui de ma fille. J’ai la chance d’avoir un père pour ma fille qui est très présent, très autonome, j’ai tendance à penser les papas (pas tous je sais bien) se comportent de la même façon. Il a 40 ans, il s’est toujours débrouillé quand notre fille était toute petite, je crois qu’il n’a pas vraiment besoin de quelqu’un pour gérer.

    Pourquoi préciser son âge ?

    J’ai rencontré des hommes de sa génération. Ils ont un profil commun. Des hommes investis dans le rôle de père, ce n’est pas l’ancienne génération. Mon ex-belle-mère est une femme indépendante, libre, il a donc était élevé dans cette ambiance et cette ouverture d’esprit.

    On parle de temps en temps d’une forme de « sacralisation » de la mère.

    Alors ça je ne sais pas trop mais c’est fortement possible. Déjà sur le net y’a que des mamans qui parlent, c’est rarement les hommes, j’ai un peu tendance à penser que c’est tabou d’une certaine façon. Ça m’arrive même de me confronter à mes collègues. Elles parlent souvent des galères du quotidien en évitant le sujet du papa ou de l’homme présent dans le foyer. C’est toujours très étrange. On a l’impression que le père existe mais pas vraiment. Une forme de virtualité.

    Tu me disais observer dans un endroit où tu vas l’été de plus en plus de « papa solo ».

    Oui c’est vrai, je suis souvent dans le même terrain de camping l’été et j’observe de plus en plus les papas en mode solo que les autres années. On va finir par penser que les couples se séparent de plus en plus (et ça c’est très possible), mais je crois que les pères assument de mieux en mieux et n’ont pas besoin d’aide véritablement. Ou aussi profitent véritablement du célibat pour passer des moments forts avec les enfants. Les mentalités changent c’est une évidence.

    Un papa solo qui vit une histoire est-il toujours solo par définition ?

    Bonne question. Au travers de la séparation oui car le lien ce sont les parents et pas les personnes qui viennent dans nos vies éventuellement. La séparation conditionne le côté « solo » obligatoirement. En ce qui me concerne la présence forte du père de ma fille m’a facilité la vie je n’ai pas honte de le dire. Je sais mon enfant bien avec son père et cela favorise ma vie sociale et amoureuse, mais ça c’est une autre histoire.

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  • Définitions #99

    définitions,cyrille de lasteyrie,vinvin,parentalité,père,entrevue,humeur,déménagement,gaz de ville,mail,cartons,flolou,leshaker,cyril balayn,habitude,parent,vierge,Ces derniers temps : J’avais la tête dans les cartons. Cela n’a rien d’exceptionnel sauf que moi je déteste.

    Déjà : « Hey ça fait 9 piges que t’es célibataire ! » (J’ai coupé court à la discussion j’ai plus d’arguments).

    Déménager : C’est aussi se rendre compte que t’as des boites qui fonctionnent comme en 1884 en 2014. On est quand même à l’heure du mail et de l’internet bordel à chier des sacs en bois.

    Guide du routard : Si tu veux le gaz de ville chez toi, pense à t’y prendre à l’avance. Pas comme moi genre deux jours avant. Sinon c’est la douche froide.

    Happy : Le grand Cyrille De Lasteyrie aka Vinvin a pris le temps de me répondre pour une rubrique. Celle des pères. Il va nous parler de « sa » parentalité avec une phrase qui me marque énormément et qui m’ouvre des horizons que je n’avais pas forcement soupçonner. Extrait – « Pour être honnête je crois que les pères ne s'intéressent pas beaucoup aux autres pères... En général nous sommes plutôt attentifs aux regards que posent les mères sur notre présence dans la cour d'école. Peut-être sommes-nous toujours en mode séduction animale, comme des lions dans la meute... ». Vous allez pouvoir découvrir cette entrevue demain mardi. Merci à toi.

    Humeur : Bousculer les habitudes, sentir les chemins nouveaux, croiser des tas de têtes et de fesses. Se souvenir des endroits quand on avait 20 ans.

    Vierge : C’est la première fois depuis 42 ans que j’ai déjà un jour de l’an annoncé à l’avance.

    Habitude : J’ai souvent tendance à les détester et pourtant elle me rassure. C’est dans ma nature. J’aime bien vivre à l’extérieur mais le cocon doit exister. Il faut que j’apprenne à mieux gérer les bouleversements, surtout ceux que j’ai choisis.

    Photo : Mr propre… comme un changement, un renouveau. Garder les bras croisés n’étant pas certain du lendemain.

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  • Retour sur... père je suis.

    C'est un texte que je viens de redécouvrir. Un texte. Un de plus. Des mots qui me parlent encore. Retour. sur une note écrite en octobre 2013.

    parentalité,être père,papa,papa solo,dady,flolou,cyril balayn,devenir père,parent,naissance,leshaker,les papas,père,parent solo,Ecrire ici c’est comme une évidence. J’ai posé mes premiers mots de « père » y’a quelques années déjà. Depuis je n’ai jamais cessé de lire les blogs des mamans, de parler de la parentalité, de croiser mes idées et écouter celles des autres. J’ai pris le temps de l’écoute. Le silence des pères sur la toile est aussi une évidence.

    Pourtant nous ne sommes pas si différents, pas du tout même. Moi je suis un papa né en 1972. Propulsé dans mon rôle y’a de ça un peu plus de dix ans. J’avais 30 ans. Une petite fille qui allait un jour m’appeler papa, moi qui ne connait pas le mien. Souvenir de mes années collège ou pour remplir la fiche de renseignements je cochais celle du père. En parallèle la douce psychologie des enseignants « mais enfin t’as un père il ne faut pas cocher cette case ». « Non ! Je n’ai pas de père, je ne le connais, il ne sait pas qui je suis ». Flashback dans la salle de maternité avec ma petite princesse dans mes bras, la douceur du moment, le bonheur de l’instant.

    Père je suis.

    Encore aujourd’hui quand elle m’appelle de son « papa » la résonance n’est jamais anodine pour moi, c’est un mot, un son, un bruit que je n’ai jamais utilisé. Il ne me perturbe pas, bien au contraire, il me donne l’écho d’un rôle que je dois tenir, que je dois inventer. Nous inventons tous notre façon d’être parent. Puis en second plan l’échec, ma séparation, le rôle nouveau du papa solitaire, celui qui va devoir composer en solo (avec une maman bien présente dans la vie de sa fille, heureusement). Une douce séparation, une magie qui n’opérait plus, une des choses que nous avons réussi c’est d’avoir eu la force de nous séparer sachant que nous ne nous aimions plus. Mais c’est un échec de vie, il ne faut pas éluder ce facteur. Jamais. Un jour ou ma fille jouait dans sa chambre elle m’a demandait d’une façon totalement détachée pourquoi elle était là, ici, sur terre. Il était simple de lui répondre que j’ai aimé sa maman, très fort, et que de notre amour elle était ici, ce petit bout de femme. Elle s’est remise à jouer, elle avait besoin de l’entendre je crois.

    Depuis je compose. Les gens qui connaissent des séparations composent. J’ai développé mon blog, passer du temps devant l’ordi pour combler le manque de ma fille quand elle n’est pas là, pour effacer mes doutes et mes craintes, pour chasser mes larmes. Oui un papa pleure, il fait couler des larmes quand son enfant n’est pas présent, souvent il ne le dit pas, il se cache. Avec le temps on ne s’habitue jamais, on progresse en canalisant ses émotions, on gère, et puis en secret on met un genou à terre quand la palpitation de son enfant résonne trop loin.

    Nous sommes les mêmes. Les mamans et les papas voici un titre fédérateur. Ma fille est présente dans ma vie toute les semaines, je ne suis pas un papa des « 15 jours », j’ai cette chance mais c’est aussi un choix, j’ai une pensée pour ceux que je connais et ceux qui liront, qui à cet instant ont un genou à terre.

    Les hommes, les femmes, les papas et les mamans. Nous sommes cela.

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  • Être père #8

    Le mardi au sein de cette rubrique vous allez découvrir dix portraits de pères. Des gens différents, des situations différentes, des galères, des joies, des concessions et du bonheur aussi. Merci à eux.

    Rencontre avec Guillaume, 20 ans (Evreux), papa de Lino 1 an.

    être père,papa solo,jeune père,jeune papa,papa,leshaker,flolou,papa solo,parent,séparation,être père,cyril balayn,papa,solitude,divorce,juge,magistrat,foyer,enfance,Un enfant à 19 ans c’est un choc dans la vie du jeune homme que tu es. Tu le vis comment ?

    Ma copine a décidé de le garder, moi j’en savais rien, c’est elle qui décide. Ma famille n’était pas d’accord et de son côté non plus. Elle chez sa mère mais c’est pas la joie. Dernièrement y’a eu une grosse dispute ma copine est chez une pote à elle en ce moment.

    Tu es toujours avec la maman de Lino ?

    Non plus maintenant. On s’est quitté quand j’ai appris la grossesse. Moi je savais pas trop quoi décider mais je voulais pas du petit. C’est elle qui décide de toute façon.

    C’est quoi être un père pour toi ?

    (silence)… j’en sais rien. Moi tu sais j’ai galéré, ma mère elle buvait et mon père il était pas souvent là. Il passait à la maison de temps en temps, ma mère elle ne le supportait pas. Ils s’engueulaient tous les jours. On a grandi moi et mon frère dans le bruit et le bordel. Mon frangin il a assuré, il est plus vieux (25 ans), il bosse dans le bâtiment, il a deux enfants et une petite femme sympa. C’est mon modèle. Un père c’est mon frère finalement. Je l’écoute.

    Tu vois ton fils  régulièrement ? Tu t’occupes de lui ?

    Ouais je le vois une fois par semaine avec la maman quelques heures mais je m’en occupe pas. C’est pas facile j’habite chez ma mère alors pour m’en occuper c’est la merde. J’aimerais bien trouver un emploi fixe et m’occuper du petit. Mon frère me dit qu’il faut que je m’en occupe et que je vienne le voir régulièrement. Mais il est petit j’ai l’impression qu’il s’en fou. Il veut être dans les bras de sa mère tous le temps.

    C’est quoi ton programme tout de suite ?

    Je vais voir la mère de mon fils. On va passer quelques heures ensemble. En général on se balade au parc, elle me fait tenir Lino dans les bras mais j’aime pas trop j’ai peur de le faire tomber. On se promène avec la poussette. La mère de Lino  elle a 19 ans mais les filles mais elle assure grave. C’est une bonne mère. Au moins y’a rien à regretter. De temps en temps j’aimerais bien avoir le petit avec moi rien que nous deux. Mais sa mère elle veut pas trop. On verra plus tard. Je sais pas trop si je suis prêt.

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  • Être père #7

    Le mardi au sein de cette rubrique vous allez découvrir dix portraits de pères. Des gens différents, des situations différentes, des galères, des joies, des concessions et du bonheur aussi. Merci à eux.

    Rencontre avec Luc, 34 ans (Caen), papa de Julie 6 ans.

    leshaker,être père,papa,papa solo,solitude,mère,père,être père,flolou,cyril balayn,parentalité,parent,enfant,La maman de Julie a eu un parcours difficile enfant. Cela a joué sur sa grossesse ?

    Une enfance très difficile pour la mère de ma fille, je vais pas rentrer dans les détails, mais c’était une orpheline, une famille d’accueil violente, les foyers, une adolescence complexe. Je l’ai connu toujours en difficulté, dans un mal-être régulier. Elle avait connu la toxicomanie, c’était derrière elle malheureusement elle a replongé après la naissance de notre fille.

    La grossesse est un déclencheur tu crois ?

    En grande partie. Au départ je ne voulais pas d’enfant, je connaissais son passif, sa fragilité, je n’étais même pas certain que nous puissions rester ensemble. Puis la vie. Elle est tombée enceinte et je n’ai rien regretté. Au départ la grossesse s’est bien passé, puis petit à petit la dérive a commencé. Notre couple a souffert, nous n’avons pas partagé comme nous devions la grossesse.

    Tu as eu peur de la suite des évènements ?

    J’ai eu peur tout court. J’ai tenté de devenir papa dans un contexte difficile. Nous ne partagions plus vraiment d’intimité, elle devenait très pudique, de plus en plus distante. J’étais pas bien et elle non plus. Puis Julie est arrivée, tout s’est très bien passé. J’ai cru que les choses s’arrangeraient, bêtement. Son rôle de mère devenait lourd à porter. Elle a quitté le domicile très tôt dans la vie de Julie puis dans la mienne. J’étais un papa solo direct, sans préavis.

    Tu as donc connu une séparation, comment se passe la garde ?

    Y’a pas de garde. Je vivais en région parisienne à l’époque, elle passait de temps en temps pour vois Julie qui avait un an. La situation ne pouvait pas durer comme cela alors j’ai demandé la garde de Julie. J’ai obtenu. Depuis trois ans nous vivons sur Caen, j’ai mis une certaine distance, et puis l’environnement est meilleur pour ma fille. La maman de Julie est instable, elle est souvent alcoolisée et a replongée dans la toxicomanie. Julie ne vit pas très bien cet abandon elle est suivit par un psychologue depuis un an et ça lui fait un très grand bien.

    Et toi, tu vas comment ?

    Je compose. J’ai la chance d’avoir une famille qui m’aide énormément. Puis j’ai mal au fond de moi de la douleur de sa mère. Ça me fait mal au cœur de voir ma fille en souffrance. Pas le choix que d’avancer. 

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  • Être père #6

    Le mardi au sein de cette rubrique vous allez découvrir dix portraits de pères. Des gens différents, des situations différentes, des galères, des joies, des concessions et du bonheur aussi. Merci à eux.

    Rencontre avec Lionel, 36 ans (Laval), papa de Margaux 4 ans et Timéo 6 ans.

    leshaker,être père,papa solo,solitude,célibataire,parent,parentalité,papa solo,père célibataire,moyen de garde,papa,père,cyril balayn,flolou,père,être père,C’est une séparation que tu vis actuellement Lionel, au moment où je réalise cette entrevue (mois de mars), cela fait six mois que tu viens de te séparer. Comment vous organisez vous pour la garde des enfants ?

    J’ai les enfants en milieu de semaine, mardi soir jusqu’au mercredi et une fois tous les 15 jours. Nous avons eu la chance de pouvoir divorcer assez vite et la vente de notre maison s’est opérée assez rapidement aussi. Pas facile de vendre de tirer un trait sur un parcours et une vie, j’ai eu un gros coup de blues dès le départ c’est un peu mieux aujourd’hui.

    La mère des enfants vit aujourd’hui avec un autre homme (qui lui aussi à des enfants), comment se passe cette vie de famille recomposée ?

    Elle se passe. J’ai pas vraiment le choix. Margaux et Timéo le subissent aussi même si les choses dans l’ensemble vont bien. C’est plutôt Timéo qui témoigne d’un ras le bol avec tous les gamins de la nouvelle maison de sa maman. Le compagnon de mon ex-femme a trois enfants. Les enfants me racontent pas grand-chose, je pense que les choses s’établissent lentement mais surement.

    Et ta vie sentimentale à toi depuis cette séparation ?

    No-Way. Calme plat mais ce n’est pas vraiment une surprise je ne suis pas disponible du tout pour une relation. A ce jour je n’en éprouve pas le besoin, mes enfants me prennent mon temps libre et j’ai même l’impression que les femmes ne parviennent pas à trouver une place au milieu d’un papa et deux enfants. C’est mon impression, je me trompe certainement.

    La vie en solo, les impressions après six mois.

    C’est pas mal d’être seul, de pouvoir faire sans composer avec l’autre. J’aime bien aussi m’occuper des enfants seul, prendre le temps du temps. Sinon c’est douloureux de faire le deuil d’une vie à deux, de ne plus être propriétaire, je vis actuellement dans un petit appartement ça me change la vie et je sais que cela sera bien plus difficile tout seul.

    Une chose à changer, un truc à ne pas faire ?

    A changer OUI. Une grosse amertume quand nous sommes passé devant le JAF. Nous étions convenus d’une pension alimentaire avec la mère des enfants. Lors de l’entrevue avec le juge cette dernière à regarder mon ex-femme pour lui dire qu’elle pouvait demander plus. J’ai trouvé cette remarque honteuse et dégueulasse, nous étions dans un consentement tacite, cela a bien foutu le bordel entre nous durant plusieurs mois à cause de ce magistrat. Les juges devraient faire attention au choix des mots.

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  • Être père #3

    Le mardi au sein de cette rubrique vous allez découvrir dix portraits de pères. Des gens différents, des situations différentes, des galères, des joies, des concessions et du bonheur aussi. Merci à eux.

    Pour cette troisième rencontre je suis allé à la rencontre de Vincent, 43 ans (Toulouse), papa de Juliette 14 ans.

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    Nous sommes séparés depuis six ans, nous avons décidé d’opérer une garde alternée. On a la chance de particulièrement bien s’entendre, nous vivons à 500 mètres l’un de l’autre, j’ai bien conscience que c’est un avantage pour nous tous.

    Le choix de la garde alternée est un choix décidé par vous deux ?

    Oui nous avons eu la chance de pouvoir vivre à proximité. Dès le départ la garde alternée était un choix plutôt bien pensé, facile à organiser, plus sympa pour Juliette qui était petite à l’époque. Ça me permet d’être au sein de son quotidien, de mieux suivre ses études, et puis durant une semaine j’ai aussi ma vie pour moi. La garde alternée me permet de me rendre disponible et de pouvoir le planifier.

    C’est une image idyllique, les inconvénients existent ?

    Oh que oui. La garde alternée pour moi c’est un avantage et pour la maman aussi car nous nous entendons  bien. Il faut voir la vie du même côté et s’accorder sur les principes de l’éducation. Au départ ce n’était pas si facile pour Juliette, elle jouait sur la corde sensible, ne souhaitait pas changer de chambre une semaine sur l’autre, il faut un temps d’adaptation. Dans l’ensemble (et pour nous) c’est une bonne solution. J’ai des collègues qui vivent une garde alternée et c’est pas la même chose. Quand les gens ne s’entendent pas, ou ne s’accordent pas, c’est très vite l’enfer pour les parents et les enfants.

    As-tu une vie amoureuse que tu parviens à gérer avec ton système de garde ?

    Franchement non. Enfin j’ai une liaison de deux ans. Elle n’a pas supporté ma relation avec la maman de Juliette qu’elle trouvait trop présente dans ma vie. Pourtant j’avais consommé ma séparation, la maman de Juliette reste une femme importante dans ma vie, elle reste une mère. Bref j’ai pas aimé les reproches de cette femme, elle me demandait de choisir, de changer de vie… ma vie c’est la garde alternée, bien m’entendre avec la maman de ma fille, point final. Depuis calme plat.

    Et Juliette du haut de ses 14 ans elle voit les choses comment ?

    Elle devient grande, plus indépendante. Je vais pas mentir en ce moment c’est pas une super période, les copains, les copines, les réseaux sociaux et l’importance de la vie sociale, voilà en gros les priorités de ma fille qui bosse plus trop à l’école en ce moment. L’adolescence avec ses joies et ses peines. Mais dans l’ensemble elle vit bien notre séparation, elle s’entend très bien avec le compagnon de sa mère et les enfants de ce dernier même si de temps en  temps elle aimerait avoir sa mère rien que pour elle. En ce moment son délire c’est de me trouver une chérie. On verra…

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  • Être père #1

    C’est une nouvelle rubrique qui me tient particulièrement à cœur. Être père. Vous pouvez prendre contact avec moi pour participer si vous le souhaitez.

    Dominique 37 ans papa d’Enzo (7 ans) et Louise (10 ans). Grenoble.

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    C’est la galère depuis deux ans. Je suis loin, 145 kms de séparation. Je n’arrive pas à me faire muter proche de mes enfants. Je ne suis pas prioritaire, pas en couple, je ne rentre pas dans les cases. Je m’organise sur un week-end sur deux, bonjour les kilomètres, et les vacances le plus possible. J’ai la chance de bien m’entendre avec la maman c’est un avantage avec cette vie.

    Passage par la case « tribunal » pour bien mettre en place les droits de chacun ?

    Bien non ! J’ai pas une très grande opinion des avocats et de la justice surtout dans les affaires de séparation. J’ai tendance à penser que c’est le bon sens qui doit l’emporter. Mettre son égo de côté pour le bien-être des enfants. Je sais qu’on va dire que j’ai de la chance de bien m’entendre avec la mère et c’est une vérité, mais je m’efforce de faire en sorte que cela soit possible. Nous parvenons à nous arranger c’est le principal si ce n’était pas le cas malheureusement…. Pour certains c’est la seule solution j’en ai bien conscience.

    Tu regrettes cette séparation ?

    Humainement non. Dans ma vie de tous les jours oui. Enzo et Louise se construisent autour de ça. On a tendance à penser que c’est mieux que des parents qui restent pour le pognon, le confort ou parce que c’est comme ça… faut du courage pour se séparer et affronter cet échec.

    Tu me parlais de tes difficultés dans ton entreprise à t’organiser pour le vendredi afin de partir tôt, ou même des vacances quand tu as tes enfants avec toi…

    Oui il faut savoir que nous n’avons pas la famille avec nous déjà. Géographiquement parlant je veux dire. J’ai constaté dans ma boite que la parole d’un père qui cherche à s’organiser autour des enfants quand il est seul est bien moins entendue que pour une femme. Je passe pour un extra-terrestre d’une certaine façon. J’ai besoin de mes gosses et je suis assez fatigué de devoir le crier ou l’expliquer. J’ai pas de haine, sincèrement, mais c’est usant et fatiguant.

    Et ta vie sentimentale ?

    Compliqué ou complexe je ne sais pas quoi choisir comme terme. La vie tourne autour de mes enfants. Je suis disponible par le terme mais pas l’homme au final. Je suis séparé depuis deux ans. Un homme qui pense à ses gosses c’est un peu excluant pour une femme. J’en sais rien. En tout cas c’est complexe (bon bah j’ai choisi le terme).

    Un mot, une loi, une chose à changer…

    Les mentalités. Le calendrier affiche 2014 de temps en temps je me dis que rien n’avance. Je vais me répéter la relation avec la maman est plutôt simple, mais franchement je rencontre de nombreux père qui sont loin des enfants et ce n’est pas par choix, pas toujours, pas tous le temps. On est en train de tuer le père dans cette société, bref c’est un autre débat mais je le pense fortement.

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