Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

prison

  • Courrier des lecteurs #2. Le bruit des clés.

    C'est un espace ouvert à tous, je viens de recevoir ce courrier de "AnthonyJolin" qui est une première car je vais devoir répondre. La note dont Anthony parle et fait référence se trouve ici "le bruit des clés".

    courrier des lecteurs,le bruit des clés,detenus,prison,scénarion,administration,pénitencier,Leshaker je parcours ton blog depuis pas mal de temps et j’avais zappé une note. Celle de ton expérience en prison auprès de détenus. Une expérience forte, enrichissante, que j’ai moi-même eu « le plaisir » de découvrir. C’est une notre très juste que tu as écrits, avec une certaine puissance, je partage en tout cas ton analyse et ton expérience. Ne venant jamais commenter j’avais l’envie de t’adresser ce mail et que tu puisses te prêter à mes questions le temps de cette rubrique.

    1/ As-tu eu de nouveau la possibilité de réitérer cette expérience dans un autre établissement ?

    Non jamais. Je ne connais pas la situation de l’administration pénitencière aujourd’hui mais fort à parier que les  possibilités de l’époque n’existent plus à ce jour. En tout cas j’aimerais de nouveau connaître cette aventure  avec ma maturité et mon expérience d’aujourd’hui !

    2/ Tu penses encore aux détenus ?

    Certaines resteront gravées dans ma mémoire, à l’heure où j’écris ces lignes je sais aussi que quelques-unes sont encore en détention.

    3/ Tu savais que « logiquement » le scénario du film ne serait jamais tourné ?

    Je pouvais le deviner, mais ce n’était pas le plus important. La plupart des détenus profitent des activités pour sortir de la cellule. Ceci étant sur le papier l’ambition de pouvoir/vouloir tourner de la part de l’administration était sincère.

    4/ Ta plus grande frayeur ?

    Ne pas pouvoir sortir. Vraiment.

    Merci d’avance pour mon éventuelle publication et à toi pour venir y ajouter tes réponses.

    Lien permanent Catégories : Shake les lecteurs. 0 commentaire
  • Retour sur... Le bruit des clés.

    Le samedi c'est "Retour sur..." une note mais il y a un an. Il me fallait piocher dans une note du 29 au 4 juin 2010.

    Durant cette semaine j'ai découvert un son super sympa, ma fille avait eu une super idée pour stopper une fuite de pétrole, et je parlais de l'amitié entre un homme et une femme. Mon choix s'arrête sur une note du 2 juin 2010, sur une expérience que je garde en moi et que je ne regrette pas du tout sur le plan humain. La note d'origine.

     

    son,sympa,pétrole,crise,pétroliaire,etats unis,amitié,homme,femme,prison,clé,bruit,le shaker de cyril

    J'ai connu la prison. Il y a environ une bonne dizaine d'années. Etrangement c'était au quartier des femmes  de la prison de la ville ou je vivais à l'époque, à Caen.  Une expérience que je n'oublierais jamais.

    Je n'étais qu'un simple intervenant,  le mercredi, durant deux mois. J'ai eu l'opportunité d'accéder à cette enceinte grâce à Stéphanie (une amie) qui travaillait dans l'administration pénitentiaire.  Mon rôle consistait à écrire un scénario avec les femmes qui le souhaitaient, pour « éventuellement » un jour réussir à le tourner (mais nous savions que ce projet à ce stade était irréalisable).

    Immersion complète d'une seconde sur l'autre dans l'univers carcéral.  Juste le temps de me présenter le personnel, de me diriger rapidement vers le quartier des femmes, de rentrer dans une pièce assez grande avec des tables et des chaises, puis d'attendre. Bien avant j'avais signé une décharge de l'administration si à tout hasard il devait m'arriver malheur.

    Les détenus arrivent. Elles se placent. Je me présente, je ne sais pas si je dois les laisser se présenter. Elles me donnent des prénoms que je ne vais pas retenir. Rapidement je présente le projet, mes envies, ma motivation, je trouve les mots assez facilement. De temps en temps toutes les minutes (un peu moins peut-être) une des surveillantes regarde par l'œilleton de la porte. Ma première surprise c'est le nombre des participantes (j'ai oublié combien sont les détenues, mais elles sont bien une dizaine avec moi). Je vais vite comprendre que pour certaines ce n'est pas le projet, mais la possibilité de pouvoir s'extraire de la cellule quelques heures. J'ai 1h30 d'intervention.

    Et puis je fais la boulette, une bonne  grosse boulette de débutant. A la fin je dis aux filles que la semaine prochaine nous allons commencer à écrire le scénario. Quand je reviendrais la semaine suivante mon groupe sera de moitié car la plupart ont eu peur, car elles ne savent ni lire ni écrire. C'est con et je le regrette encore, j'ai été stupide.

    Puis le mercredi défilent. Les filles me racontent les histoires, les douleurs, la vie, la détention, les surveillants, la prison,  le travail en prison... . A la fin je connais toutes les histoires et je sais en partie les raisons de la détention. Une d'elle va me laisser un souvenir assez inoubliable, Gisèle L., mon amie m'avait prévenu, une femme assez charismatique, très belle, envoûtante et une magouilleuse de première (pas le temps de te raconter son histoire il me faudrait un blog entier). Gisèle va contribuer énormément  au scénario, elle va m'écrire des lettres aussi. Je vais découvrir dans ses écrits une autre version de son histoire, de sa détention. Elle me raconte son plaisir lors de ses déplacements avec la police pour se rendre au tribunal. Elle me raconte que certains très sympas avant de se diriger tout de suite vers ce dernier profite de l'occasion pour lui montrer la mer, juste le temps de quelques minutes. Je vais lire les lettres de Gisèle le soir chez moi. Quand je rentre dans l'enceinte je suis surveillé à mort, je passe sous le détecteur, ma chemise qui contient les feuilles du scénario est ouverte. A l'inverse quand je quitte la prison, plus rien, pas un gardien, juste celui qui m'ouvre la grande porte vers la sortie. La première fois je n'avais pas vu que Gisèle avait glissé des écrits dans ma pochette. Puis j'ai laissé faire.

    A terme un scénario est écrit, le contrat est rempli. L'histoire reste très simple, elles vont l'intituler « le bruit des clés ». Ce bruit des clés des surveillants qu'elles ne supportent plus. Hier soir je suis tombé sur ce manuscrit et j'ai eu envie de vous faire partager cette expérience. La prison c'est un endroit difficile. Je le sais, je l'ai vu, et comme souvent quand je rencontre des gens me dirent que la prison c'est les vacances ça me donne envie d'ouvrir ma gueule. J'ai le souvenir quand je quitte l'établissement  de ne pas rentrer chez moi directement, en général je me promenais dans les rues de Caen un bon moment car c'est terriblement oppressant  la prison, une  véritable sensation d'enfermement à grande échelle. Je garderais à vie je pense cette expérience en moi, et souvent je pense aux filles que j'ai rencontré car je sais que certaines sont encore en prison.

    Lien permanent Catégories : Shake le Retour sur... 0 commentaire
  • L'affaire Strauss-Kahn. Entrevue avec une française vivant à New York.

    L'affaire DSK fait la Une de la presse depuis trois jours. Il n'est pas question d'apporter de l'analyse mais de voir le dossier sous un angle différent.

    Je me tourne ainsi vers mon amie Cindy qui vit aux Etats Unis depuis plus de 10 ans et dernièrement à New York. Cindy dispose d'une certaine légitimité, experte en communication auprès des entreprises en difficultés. Les situations de crise c'est son dada !. Merci à elle pour cette entrevue qu'elle ne souhaitait pas et merci pour le décalage horaire.

    dsk,strauss-kahn,le shaker de cyril,affaire dsk,menotte,prison,viol,air france,new york,communication,dominque strauss kahn,anne sinclairCindy, Strauss-kahn est célèbre aujourd'hui aux USA ?

    Oui c'est un point de vue. Il est vrai que le patron du FMI était totalement transparent auprès de l'opinion publique américaine. de nombreux citoyens découvrent l'affaire, son visage, et sans oublier la publicité pour la France que je te laisse imaginer.

    Rentrons dans le vif du sujet. Toi qui est experte en communication, tu penses que DSK est parfaitement bien entouré dans cette affaire ?.

    Merci pour le titre Cyril, je suis loin d'être une experte, j'ai plus l'habitude de gérer des crises dans le milieu économique des entreprises, ici l'affaire est bien différente. Cependant le silence des avocats est surprenant, je suppose que c'est une mauvaise stratégie du point de vue francais, le silence chez nous est toujours affaire de consentement. Néanmoins l'affaire est lourde, les avocats se reservent et évitent un dérapage pour préparer la défense. 

    Justement l'image de DSK menotté est choquante chez nous. Une mise en scène des américains ?

    Une mise en scène non. Il faut savoir que c'est la procèdure ici-même, il faut savoir aussi que le déferlement médiatique n'existe jamais (comme filmer et retransmettre l'entrevue devant le juge), en général cela n'interresse personne. DSK est un puissant, il est francais, et la juridiction New Yorkaise n'est pas facile. 

    dsk,strauss-kahn,le shaker de cyril,affaire dsk,menotte,prison,viol,air france,new york,communication,dominque strauss kahn,anne sinclairTu me disais qu'une l'image de DSK menotté est veste sur les épaules te parraissait étrange.

    Oui c'est la seule d'ailleurs. Surprenant. Etonnant. Elle me fait reflechir et m'intrigue. A croire que c'est lui même qui se présente ainsi. Si c'est le fruit du hasard je m'incline, mais c'est un choix de DSK ou de des policiers, dans les deux cas c'est une faute majeure. Cette image dans l'insconscient collectif va conforter le complot. 

    La presse américaine developpe l'idée d'un complot ?.

    Pas vraiment. Les américains restent des "puritains", et l'idée de l'agression sexuelle est forte. Il faut savoir qu'ici et plus les années passent t'as un procès si tu regardes les jambes d'une fille. Dans mes activités je ne gère que des histoires à la con de ce genre, c'est hallucinant, c'est une véritable gangraine sociale aux Etats-Unis. Ici la presse ne se projette pas dans l'idée d'une fonction présidentielle de DSK. C'est plutôt le rôle de patron du FMI qui se trouve sous les projecteurs. Et puis aussi et surtout le côté "francais", ce matin un journal avait titré "French Whine" en gros le "Francais pleurnichard"... dans le sens ou il est en train de se plaindre des conditions de détention. 

    Ton avis personnel sur cette affaire.

    Pour être franche je m'en fiche pas mal. C'est dommage pour les elections. L'Elysée doit rigoler et certains du PS aussi. Cependant je doute à titre personnel des médias. A l'heure ou j'écris ces lignes et que les internautes viendront me lirent les choses vont se modifier et évoluer. Je suis surprise de son arrestation à 10 minutes du décollage. J'imagine la tronche de Sarkosy avec un DSK en france, un mandant d'arrestation des Etats Unis, et donc un président dans l'obligation de procéder à son arrestation. Je constate juste que tout cela se passe aux USA, au sein d'un Etat très puritain et ou la parole d'une victime pése souvent plus lourd que des preuves ou des analyses ADN. je dis ça je dis rien.

    Lien permanent Catégories : Shake l'instant. 7 commentaires
  • Le bruit des clés.

    prison.gif

    J'ai connu la prison. Il y a environ une bonne dizaine d'années. Etrangement c'était au quartier des femmes  de la prison de la ville ou je vivais à l'époque, à Caen.  Une expérience que je n'oublierais jamais.

    Je n'étais qu'un simple intervenant. J'ai eu l'opportunité d'accéder à cette enceinte grâce à Stéphanie (une amie) qui travaillait dans l'administration pénitentiaire.  Mon rôle consistait à écrire un scénario avec les femmes qui le souhaitaient, pour « éventuellement » un jour réussir à le tourner (mais nous savions que ce projet à ce stade était irréalisable).

    Immersion complète d'une seconde sur l'autre dans l'univers carcéral.  Juste le temps de me présenter le personnel, de me diriger rapidement vers le quartier des femmes, de rentrer dans une pièce assez grande avec des tables et des chaises, puis d'attendre. Bien avant j'avais signé une décharge de l'administration si à tout hasard il devait m'arriver malheur.

    Les détenus arrivent. Elles se placent. Je me présente, je ne sais pas si je dois les laisser se présenter. Elles me donnent des prénoms que je ne vais pas retenir. Rapidement je présente le projet, mes envies, ma motivation, je trouve les mots assez facilement. De temps en temps toutes les minutes (un peu moins peut-être) une des surveillantes regarde par l'œilleton de la porte. Ma première surprise c'est le nombre des participantes (j'ai oublié combien sont les détenues, mais elles sont bien une dizaine avec moi). Je vais vite comprendre que pour certaines ce n'est pas le projet, mais la possibilité de pouvoir s'extraire de la cellule quelques heures. J'ai 1h30 d'intervention.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Shake l'instant. 16 commentaires
  • La vidéo du dimanche n°26.

    Ceci est un message du Mouvement Crépusculaire du Ouèbe. Nous venons de Blognapper l'auteur de ce blog, Cyril®. Nous vous donnerons des nouvelles dans une prochaine vidéo dès le mardi 25 août.

     

    Episode 1 du blognapping dans la rubrique play movies. Clique ici.

    Episode 2 du blognapping dans la rubrique play movies. Clique ici

    Episode 3 du blognapping dans la rubrique play movies. Clique ici.

    Lien permanent Catégories : Shake La Vidéo du Dimanche [vidéo] 6 commentaires